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  • Culture de Normandie: Le Braconnier par Dr Ed. SPALIKOWSKI

    écrit en 1901. 

    Plus sinistre est le braconnier, plus terrible que le voleur de sapins. Pour lui le meurtre n'est pas une épouvante ; il tuera s'il le le faut l'imposteur qui le prive du gibier convoité. Et d'ailleurs il rapine par commerce et non plus par besoin. Or chacun sait toutes les vilenies que l'amour de l'argent peut faire commettre.

    Aussi le garde ferme-t-il l'oeil parfois sur la fuite des sapins, dont il s'explique facilement la brusque disparition dans le triage tant de fois traversé ; mais en revanche il s'ingénie pour surprendre les poseurs de collets.

    Le braconnier sait qu'on le guette ; il se fâche tout rouge quand on le prend la main dans le sac ; il riposte et s'arme d'un couteau, prét à répandre le sang, si le fusil du garde ne le tient en respect.

    J'en ai connu pourtant de ces dévastateurs de garennes qui n'étaient point, aussi terrifiants !

    L'un d'eux surtout (je le vois chaque jour encore passer sous ma fenêtre), est un vieux matois, aux cheveux blancs embroussaillés, en éternelle blouse bleue toujours sale, avec un béret de garçonnet sur l'oreille, riant à tous, petits ou grands, et racontant à qui veut l'entendre le récits de ses exploits.

    Un jour qu'il opérait dans le bois Cany, sis aux portes de Ronen, et qui jouit d'une si mauvaise réputation, bien méritée d'ailleurs, ce jour-là, dis-je, notre homme avait pris six beaux lapins et sans plus se gêner les portait dans une potiche roulée en bandoulière. Survint le garde qui l'avait vu.

    Le braconnier le reconnut. Plusieurs fois déjà, c'était le même qui lui avait dressé procès-verbal. Il s'agissait alors d'un lapin ou deux. Mais cette fois, pensez-vous, il avait là sur son dos six de ces charmants animaux si délicats en rôts ou en civets ; le braconnier, d'habitude assez bonasse, était furieux. Etant grand et robuste, armé d'un solide gourdin, il crut bon d'intimider son adversaire et de lui poser ses conditions. « Tenez, lui cria-t-il sans sourciller, j'ai six lapins qui me sont commantdés ; je vous en donnerai deux, laissez-moi les autres ! »

    Le garde commença, à récriminer. L'autre se fâcha de plus belle. « Inutile de protester, mon petit, reprit-il, ou ton affaire est faite. »

    Et diable, il l'eût bien faite, sans mal et sans regrets !

    Le garde oublia sa consigne. Ne l'accusons pas trop : les gardes sont des hommes comme nous ; tous ne peuvent être des héros du devoir. Il partit l'oreille basse, emportant ses deux lapins, et mon vieux braconnier qui me contait la chose se tenait les côtes, en me jurant qu'il recommencerait !


  • Culture normande: légende « Les six compagnons ».

    par Henri Carnoy, 1879.  

     

    Six paysans se trouvaient un jour réunis à la veillée.

     

    • J'ai toujours eu l'intention, dit l'un, d'aller voir la mer. Malheureusement, il ne m'a pas encore été permis de me contenter. Vous plairait-il de partir demain avec moi pour voir cette grande masse d'eau dont on dit tant de merveilles?

     

    Tous ayant accepté, on convint de partir le lendemain. Le jour fixé, les paysans se mirent en marche. Ils arrivèrent bientôt en vue d'une grande plaine remplie de blés auxquels le vent communiquait des ondulations pareilles à celles de l'Océans.

     

    • La mer! La mer! S'écrièrent à la fois les six compagnons, qui se jetèrent à plat ventre dans les épis pour nager.

     

    Ils arrivèrent à un puits profond. Craignant qu'un d'eux ne fut dans le gouffre, ils se comptèrent.

    • un, deux, trois, quatre, cinq, dit l'un en oubliant de se compter. Il y en a un dans le puits. Que faire? Écoutez, je vais l'appeler. Hé! Thomas, y es-tu?

     

    Il leur sembla distinguer le mot oui. Afin d'arriver au fond pour remonter leur camarade, ils appuyèrent par les deux bouts un bâton sur les bords du trou; puis Jacques, le plus fort de la bande, se suspendit par les mains à la canne. Un autre se cramponna à ses pieds,puis encore un autre, jusqu'au dernier.

     

    «Le vois-tu? Cria Jacques à celui-ci. Hâte-toi, car mes mains me font mal.

     

    • Je ne l'aperçois point.

    • Il m'est impossible de vous soutenir ainsi plus longtemps. Tenez-vous bien pendant que je vais cracher dans mes mains.

     

    Et le paysan, lâchant le bâton, tomba avec ses compagnons au fond de l'eau bourbeuse, qui les engloutit à jamais.

  • Culture de Normandie: L'impitoyable sire de la Lande-Patry.

    Par Jules Lecoeur, 1883.

     

    Un des sires de la Lande-Patry fut, dit la légende, un brigande sans foi ni loi qui pillait impitoyablement les campagnes, mettait à sac la chaumière du pauvre paysant lui enlevait ses troupeaux, le tourmentait cruellement, détroussait les voyageurs et dépouillait à l'occasion les églises et les monastères. Rien, ni personne n'était à l'abri de ses rapines de ses violences; il était le fléau du pays.

     

    Son nom seul faisait trembler les plus hardies même à plusieurs lieues autour de son repaire, et quand éclatait soudain ce cri si redouté: Ganne! Voilà Ganne!, tous, hommes femmes et enfants s'enfuyaient, affolés de terreur comme les passereaux devant l'oiseau de proie; c'est qu'on savait que la moindre résistance, le plus faible murmure était aussitôt punis de la corde ou du cachot.

     

    Souvent on voyait, aux premières lueurs de l'aube, le pont-levis du château s'abaisser et des profondeurs de la poterne une troupe rapide de cavaliers s'élancer. C'était Ganne et ses compagnons allant porter dans les campagnes désolées le rapt, le pillage, le meurtre et l'incendie.

     

    Longtemps les crimes de Ganne demeurèrent impunis: ce fut en vain qu'on l'assiégea dans son château, qu'on lui dressa des embûches. Son esprit fertile en ressources savait rendre inutiles tous les moyens employés pour le prendre, savait le faire échapper à toutes les poursuites. Tantôt en faisant ferrer son cheval à rebours, il mettait sur une fausse piste les cavaliers courant après lui; tantôt, pressé de trop près dans son château entouré d'ennemis, il leur échappait par des souterrains donnant au loin dans la campagne et conduisant jusqu'à Domfront même. Puis c'est dans le ventre d'un cheval abattu qu'il se cachait, après avoir ordonné qu'on le traînât dehors, au-delà des lignes des assiégeants.

     

    Une autre fois enfin, qu'il était assiégé, et que, les provisions manquant, il lui eût fallu se rendre à merci, il sut de nouveau tromper ses ennemis. Il ne lui restait qu'un boisseau de blé; il le fit manger par sa dernière vache, qu'on tua ensuite et dont on jeta les intestins par-dessus les remparts.

     

    Le stratagème réussit. La place ne pouvait être prise d'assaut et désespérant de réduire par la famine des gens si bien approvisionnés, les assiégeants se dispersèrent, décampèrent jusqu'au dernier, et Ganne put reprendre le cours de ses déprédations.

     

    Tant de forfaits ne pouvait demeurer toujours impunis. Ganne tomba dans une embuscade et accablé sous le nombre comme la bête fauve sous la meute, il fut capturé. On le garrotta étroitement, et il fut porté, caché avec soin dans un manteau, au bord de la douve de son château. De grandes clameurs appelèrent la châtelaine,

     

    • de quel supplice, lui crièrent les paysans, faut-il punir un scélérat, traître à son dieu, traître à son roi et tout couvert d'opprobre et de sang?

    • Qu'il soit répondit la châtelaine, ignorant qu'il s'agissait de son époux, enfermé dans un tonneau garni de pointes de fer à l'intérieur et roulé du haut en bas d'une colline.

    • Ainsi va être fait, répondit-on.

     

    Et Ganne, mis dans un tonneau plus hérissé de longs clous, de lames de couteaux, de pointes de flèches et de faux que la herse du laboureur ne l'est de ses dents de fer, fut roulé du haut d'une colline semée de rocs et subit l'affreux supplice qu'il avait entendu dicter par sa femme aux manants.

  • Culture de Normandie: légende « La Demoiselle de Gruchy »

    par Jean Fleury, 1884.  

     

    La demoiselle de Gruchy ne revient pas de l'autre monde pour tourmenter les vivants; elle s'est contentée de les tourmenter pendant sa vie.

     

    Le fief de Gruchy où elle demeurait, est à Gréville, non loin de la route de Cherbourg à Beaumont, enfoui dans un massif de hêtres vieux de plusieurs siècles, qui lui forment une avenue. Les bâtiments d'habitation sont disposés à angle droit autour d'une cour assez vaste. La maison de maître, qui n'a qu'un étage, est garnie d'espaliers; le jardin, qui se trouve derrière, est entouré de clématites et autres plantes grimpantes. La chambre de la demoiselle de Gruchy est intacte. On y monte par un escalier de bois assez raide; la cheminée est très grande, avec un chambranle de granit.

     

    Mademoiselle de Gruchy était magicienne et connaissait le moyen de se changer en toutes sortes d'animaux. On la rencontrait en belette, en levrette, en gros chien, toujours cruelle et impitoyable, quelque forme qu'il lui plût de prendre. Elle attirait des jeunes gens chez elle, puis, quand elle en était lassée, elle les changeait en animaux comme Circée, ou en plantes comme Alcine. Elle était sans pitié surtout contre ceux qui osaient lui résister; elle les faisait éventrer et mettait leurs intestins à sécher sur les haies d'aubépine.

     

    Elle avait une peau magique, d'autres disent une haire dont elle se revêtait et alors on ne pouvait rien contre elle; il lui suffisait même d'être en contact avec ce talisman pour n'avoir rien à craindre de personne.

     

    Mais, un matin, on la surprit au lit, elle s'élança vers sa haire; on l'empêcha de la toucher et alors elle se laissa emmener sans résistance.

     

  • Histoire rurale de la Normandie.

     

    Les toponymes celto-romains, francs et scandinaves, attestent, par leur nombre, de l'ancienneté de la mise en valeur agricole de la Normandie, notamment, dans le Pays de Caux, le Roumois, la plaine de Caen et le Cotentin.

     

    Du XI ème au XII ème siècle, les défrichements se multiplient, ouvrant dans les massifs forestiers de vastes clairières le long de hameaux-rues, aux parcelles laniérées et les boëls.

     

    Les guerres du XIV ème et XV ème siècles ne laissent aucun répit à la Normandie, et déterminent ici plus qu'ailleurs une profonde récession qui se prolonge par les guerres de religion du XVI ème siècle.

     

    Mais, dès la période ducale, la Normandie est fameuse par sa richesse agricole. Les bons rendements en blés et les troupes de moutons des plaines, les chevaux et parfois les bovins des plus riches seigneuries, les nombreux élevages de porcs des forêts et des landes se combinent pour assurer à la province normande cette réputation flatteuse que n'oublieront plus jamais les responsables des finances royales.

     

    Cependant au début du XVIII ème siècle, l'agriculture normande apparaît bien médiocre. Sur les sols pauvres du massif ancien, les landes occupent de vastes espaces et dans les terres cultivées, le seigle, l'orge et le sarrasin alternent avec des jachères intensifs: une année sur trois, la jachère remplace le blé et l'avoine.

    Partout sauf dans le Cotentin, le Pays d'Auge et le Pays de Bray, l'élevage se limite à quelques étables de mauvais bovins et à des troupes de moutons dont la laine est de médiocre qualité.

     

    À partir du XVIII ème siècle, tandis que l'augmentation générale de la population impose une intensification des systèmes, le développement des villes de la Basse Seine et de Paris crée un vaste débouché pour les produits de l'élevage. Dans le Pays de Caux, à l'imitation du système anglais, des cultures fourragères remplacent la jachère et permettent un développement de l'élevage tout en améliorant les rendements céréaliers. Ainsi se trouve crée un système très intensif, associant culture et élevage qui va s'imposer dans la plus grande partie des plaines de la Normandie orientale.

     

    Ailleurs et notamment autour des vieux marchés d'Isigny, de Livorat, de Pont l'Evêque, de Neufchâtel et de Gournay, réputés pour leurs beurres ou leurs fromages, les produits de l'élevage retiennent seul l'intérêts. En effet, les sols argileux du Bessin, du Pays d'Auge et du Pays de Bray se prêtent mal aux labours alors que les herbages peuvent y être remarquables.

     

    Dans ces trois pays de Normandie s'impose dès le XVIII ème siècle, une économie exclusivement herbagère. Jusqu'en 1940, celle-ci ne va cesser de s'étendre, remplaçant les labours de proche en proche, jusqu'à occuper la plus grande partie de la Normandie occidentale. L'élevage auquel il faut ajouter les céréales et les cultures industrielles des plaines orientales, redonnent à la Normandie, sa vieille réputation d'opulence.

     

  • Histoire de la Normandie: Les crises des XIV ème et XV ème siècles.

    Au début du XIV ème siècle, malgré une crise économique commençante, la Normandie était encore prospère et donc résignée au nouvel ordre des choses. Elle partagea même une instant les projets de Philippe VI de Valois contre Edouard III d'Angleterre.

     

    Une minorité de Normands recrutée surtout dans le Cotentin par Geoffroy d'Harcourt, Seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, chercha en 1343 à rétablir l'autonomie du duché sous la suzeraineté du roi anglais.

     

    Edouard III débarqua à Saint-Vaast-la-Hougue, le 12 juillet 1346 et ravagea Saint-Lô, Caen, Lisieux et Elbeuf en se rendant à Crécy. Ce que la guerre avait épargné fut lourdement atteint par la peste noire en 1348.

     

    D'un coup ce fut, l'insécurité et les épidémies qui rendirent la vie intolérable. Des partis armée, sois-disant pro-anglais, puis à partir de 1350, pro Charles de Navarre dit le Mauvais, comte d'Evreux, en réalité c'était le plus souvent de simples brigands qui tenaient sans cesse la campagne.

    On se fortifie dans les abbayes, les manoirs, et même les églises rurales. Les villes seules sont un peu moins atteintes.

     

    La réaction menée par Du Guesclin commence par une victoire sur les troupes de Charles de Navarre à Cocherel en 1364.

     

    vers 1375, un nettoyage presque général est réalisés et les anglais sont même un instant des îles normandes. Mais bientôt les troubles sociaux de l'émeute de La Harellle.

     

    L'entreprise de conquête d'Henri V de Lancastre, roi d'Angleterre commença par un débarquement à Touques le 1er août 1417. Nul sentiment normand ne s'y trouvait mêlé; pour la financer le Roi d'Angleterre avait même parachevé la confiscation des biens anglais des Abbayes Normandes et nul parti normand ne prêta la main aux troupes anglaises.

     

    Quand au bout de deux ans, la Normandie fut entièrement occupée. Les troupes anglaises mirent sans fard un régime d'occupation: tout ce qui résistait fut mis hors la loi. Des anglais furent installés aux postes de commandes du Duché de Normandie.

     

    Les collaborateur eurent la part belle; certaines institutions centrales rétablies à Rouen, leur furent confiées, sous la régence du Duc de Bedford à partir de 1422. On sait le succès le plus éclatant de ces collaborateurs, le procès de Jeanne d'Arc.

     

    De cette période cruelle, la Normandie n'a recueilli qu'un profit durable: la fondation de l'Université de Caen, décidée en 1432, au nom d'Henri VI, pour donner aux collaborateurs un foyer intellectuel.

     

    Mais les troupes anglaises ne furent jamais totalement maîtres de la province. Sans compter, la résistance de la Forteresse du Mont Saint-Michel, il y eut à travers toute la Normandie d'innombrables maquis formés de paysans encadrés par la petite noblesse: malgré des mesures féroces, la régence anglaise ne put jamais les réduire.

     

    La reconquête française, commencée vers 1440, fut achevée avec vigueur vers 1449-1450. La victoire de Formigny, près de Bayeux, le 15 avril 1450, amena en quelques mois la chute des places tenues par les troupes anglaises.

  • Culture de Normandie: Conte normand « Comme au Far-West »

    Vos savez-ti c' qu'est arrivé au père Philoque, ma parole, y s'est cru au far-west! Un drôle de cowe-boi, le père Philoque! J'tiens c't'histoire du n'veu au père Machure qu'a vu l'vétérinaire y a peu d'temps.

     

    Vos savez qu'il doit passez dans nos fermes pour la prophylaxie. Y vaccine contre la tuberculose un jour, pis y r'vient deux jours pus tard pour vérifier l'résultat et faire l'vaccin d'la fièvre aphteuse. Nos est prévenus du jour de son passage, s'pas? Alors les vaches restent à l'étable pour faciliter son travail. Y faudrait pas qu'il coure dans les champs après les bêtes. Y perdrait trop d'temps!

     

    Eh ben, l'père Philoque avait mis la lettre sur le buffet et l'avait oubliée. Quand le véto s'est pointé, l'étable était vide!

     

    • Alors, père Philoque, vous avez caché vos vaches? Qui fit l'gâs.

    • Hêlo! C'est vrai! J'vous avais oublié! C'est-ti bête tout d'même! Les vaches sont au champ!

    • Eh bien, je repassarai!

    • Non, non! Attendez! Y en n'a pas pour longtemps! Vos allez voir!

     

    Le fermier entra dans la maison et en sortit peu après, bardé de cartouchières, un fusil à la main, tel Tartarin allant à la chasse aux lions.

     

    • Ah mais! Vous partez à la guerre?...

     

    Il ne répondit pas et alla chercher un cheval à l'écurie. Il grimpa dessus, claque la langue pour appeler ses chiens et dit en se retournant vers le véto:

     

    • ça n's'ra pas long, j'vous dis! Attendez là! les vaches vont bentôt arriver!

     

    Il partit au trot, suivi des chiens. Le champ n'était pas très loin. Il y arriva rapidement et tira deux coups de fusil en l'air, tout en effectuant un mouvement tournant pour prendre les vaches à revers. Ces dernières, alertées par les coups de feu, revinrent vers la ferme. Comme elles n'allaient pas assez vit, le père Philoque, après avoir rechargé son arme, tira plusieurs coups de fusil, tout en tournoyant autour du troupeau tandis que les chiens aboyaient.

     

    Les bêtes effrayées se mirent aussi vite que leur masse le leur permettait. C'est au galop dans un nuage de poussière que le troupeau s'engouffra dans l'étable suivi du cowe-boi qui tenait son fusil fumant à la main.

     

    • voilà! Qui fit en descendant du canasson. Vos n'avez pas trop attendu?

    • Eh bien! Buffalo Bill n'aurait pas fait mieux! J'ai cru que vous les attraperiez au lasso... enfin!

    • Vos n'avez pus qu'à les piquer maintenant!

    • Je me demande si je ne devrais pas les piquer avec un arc et des flèches pour rester dans l'ambiance du far-west!

  • La Normandie, terre de traditions!

    La Normandie! Si toutes les patries ont une histoire, celle de la Normandie se confond avec ses vastes forêts qui couvrent son sol et la mer témoin de son glorieux passé. La mer qui a vu passer l'armada de Guillaume II de Normandie et en juin 1944 l'armada des alliés qui faisaient le chemin inverse pour ramener les libertés.

     

    Que de chemin parcourut depuis le comte Rolf le marcheur, premier comte de Normandie! Les farouches guerriers sont devenus agriculteurs, ils ont rebâti ce qu'ils avaient pillé et détruit. Ils ont défriché ces forêts de Normandie. Ils ont développé ces champs et herbages à l'herbe grasse et luisante qui s'étendent du Cotentin au Vexin, du Bocage au Pays d'Auge, du Perche au Pays de Bray et du Bessin au Pays d'Ouche.

     

    Et comme le ciel n'est pas avare en pluie, le paysan normand se contente, dit-on de regarder l'herbe pousser.

     

    « La Normandie en pleurs prépare la Normandie en fleurs » disait Jean de La Varende.

     

    C' est en avril et mai qu'il faut la voir, lorsque le soleil joue dans les fleurs blanches et roses des pommiers et qu'une brise printanière les agite. On dirait des milliers de papillons posés sur les arbres.

     

    En automne, sentez-vous l'odeur entêtante des pommes, mêlée à celle de la terre fraîchement labourée et de l'herbe mouillée? Bientôt on pressera la pulpe de ces fruits dorés pour faire couler le cidre ambré et nous boirons tous « le grand mousseux de nos fermiers ».

     

    La Normandie est une patrie de traditions fortes, où l'on entend encore parler la langue Normande. Le Normand fait partie des langues d'oil comme le picard et le poitevin.

     

    Si la Normandie est riche de son passé glorieux, de ses églises et de ses abbayes, si elle renferme les beaux monuments ou les plus belles ruines de France, elle est bien installée dans le présent et bien ouverte sur l'avenir.

     

    Cette modernité ne doit pas faire oublier sa culture, ses traditions et les anecdotes savoureuses qu'un ancêtre racontait le soir à la veillée.

  • Idée de Lecture: 3 balades à Honfleur -

     

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    3 balades à Honfleur -
    Collection « Instant de voyage »

    Auteurs : Elisabeth Lecluze et Richard Beauchet


    Illustrations : nombreuses aquarelles
    N° ISBN : 978-2-912454-30

    Présentation : Au fil des pages, les aquarelles d'Elisabeth Lecluze vous emmènent dans les rues et les ruelles de la si charmante ville de Honfleur.
    Grâce aux dialogues entre le vieil Emile et sa petite-fille Charlotte, l'auteur, Richard Beauchet, vous fait croiser en chemin l'histoire de Samuel de Champlain, des artistes Erik Satie, Eugène Boudin, Alphonse Allais et les autres, sans oublier les artisans de la mer. Emile aime sa ville et la décrit avec ses mots tout droit sortis du parler des pêcheurs honfleurais.
    Les trois parcours présentés dans ce carnet de balades, enrichis de rappels historiques et d'anecdotes, s'appuient sur une documentation fouillée dont les sources principales ont été les archives de la ville et la médiathèque de Honfleur.

  • Idée de Lecture: La Normandie de la Comtesse de Ségur -

     

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    La Normandie de la Comtesse de Ségur - Collection « Ecrivains & Normandie »

    Auteurs : Claude Le Roy


    Illustrations : Olivier Desvaux
    N° ISBN : 2-914266-05-7

    Présentation : Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, découvre le Normandie à vingt ans. Elle la quitte pour de bon quelques mois avant de s'éteindre âgée de soixante-quinze ans. En plus d'un demi-siècle de séjours réguliers, elle a vécu près de L'Aigle dans l'Orne en son château des Nouettes.
    Evoquer "La Normandie de la Comtesse de Ségur", c'est donc la regarder vivre. D'abord en jeune épousée passionnée, puis en mère vigilante, enfin en grand-mère gâteau. En Normandie, elle a connu joie et tristesse, bonheur et désillusion, santé et maladie, certitude et doute.
    Là surtout, elle est devenue un écrivain Non seulement elle écrit en son château, mais ses livres, la plupart du temps, reflètent cet environnement normand qu'elle connait si bien et qu'elle apprécie.
    Dès lors, "La Normandie de la Comtesse de Ségur" s'apparente à celle des "Petites filles modèles", du "Pauvre Blaise", de l'âne Cadichon, des héros de "L'auberge de l'Ange gardien" et de bien d'autres récits. Cet ouvrage nous invite à suivre Sophie pas à pas, dans sa vie comme dans son oeuvre...
    Avec des photographies inédites des "Petites filles modèles".