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  • Le château de Glaye sur la commune de Ceton (Orne)

    La commune de Ceton, avec près de six mille hectares, est la plus étendue de l'Orne.

     

    C'est aussi la plus méridionale. Elle a pour frontière celles de l'Eure-et-Loir et de la Sarthe.

     

    Le château de Glaye est de style Empire, il fut construit dans la première décennie du XIX ème siècle.

    Il fut précédé au XVII ème siècle par unlogis seigneurial tenu par Philibert Ier de Turin, seigneur de Ceton.

     

    Glaye dépendait avant 1815 à la commune d'Avezé en Sarthe. En 1815, il fut rattaché à celle de Ceton dans l'Orne. À cette période le châtelain était le Marquis Philibert IV de Turin.

     

    En 1852, le Comte de La Forest d'Armaillé achete le domaine

    Il est aujourd'hui le siège d'une « Maison d'Enfants. Louise Koppe est l'origine de cette institution à caractère social.

     

    L'édifice se compose d'un long corps central cantonné de deux courtes ailes en légère avancée. Son étage est surmonté d'un attique.

    Sur le linteau de la porte principales, on voit les armoiries des Turin « de gueules à trois étoiles d'or en chef »; elles sont accampagnées d'un charmant décor de feuillages.

     

    Glate bénéfice d'un cadre remarquable. Sa façade principale s'ouvre sur un parterre au tracé géométrique ponctué de cônes d'ifs. Les jardins à la française ont été crées en 1930 par Serge Bernard (petit fils de Louise Koppe). Il était conseiller par son fils Silvère Bernard qui deviendra architecte voyer de la ville de Paris.

     

    Ces jardins sont limités au nord par l'ancienne orangerie. L'architecture de cette dernière ne manque pas d'intérêt; sur fond de pierre calcaire, la brique dessine les neuf plein cintres des larges et hautes baies. Juste à côté, la chapelle rappelle la ferveur des propriétaires.

     

    Un étang complète le charme du domaine.

  • Faune de l'Estuaire de la Seine: La Chouette chevêche

    Autrefois elle était commune en Normandie, mais elle devient de plus en plus rare, en raison de la disparition de ses habitats (arbres têtards et vieux bâtiments) et de ses proies (gros insectes et micro-mammifères).

     

    Quelques couples sont encore présent dans le secteur du Marais du Hode, où ils bénéficient d'une relative tranquillité.

     

    Dans l'antiquité, les Grecs en avait fait « l'Oiseau de Minerve » et aussi le symbole de la sagesse.

  • Faune de l'estuaire de la Seine:Le Hibou des Marais

    Le hiboux des marais est appelé aussi le Brachyote.

     

    Il niche à même le sol et chasse aussi bien le jour que la nuit.

     

    Sa reproduction est inféodée à la population disponible de campagnols: plus ceux-ci sont nombreux, meilleure est la reproduction.

     

    Quelques rares individus viennent hiverner chaque année dans les prairies humides du Marais du Hode et dans la réserve naturelle à Tancarville. 

  • Faune de l'estuaire de la Seine: le Vanneau Huppé

    C'est le plus commun des limicoles de Normandie. Le vanneau huppé évolue généralement en bandes, dans les prairies pâturées et les champs cultivés où il trouve sa nourriture.

     

    Il niche à terre et pendant la période de reproduction, le mâle exécute des acrobaties spectaculaires.

     

    On estime à plusieurs centaines de couples nichant dans l'Estuaire.

     

    Cet oiseau est considéré comme un gibier et il est donc chassable.

  • Dictons Normands pour le mois d'Octobre

     

     

     

    • Octobre en bruine, hiver en ruine

    • Brouillards d'octobre et pluvieux novembre font bon décembre

    • Pour réussir en somme ton labour d'automne, attends le beau temps que Dieu te donne.

    • Ne sème point à la Saint Léger, ton blé sera trop léger.

    • Pour la Saint Placide, le verger est vide.

    • À la Saint Bruno semé, petit et noir sera le blé.

    • À la Saint Firmin, retourne ton jardin.

     

  • Paysages de Normandie: Les roselières

    Les roselières sont en expansion constante et difficiles à limiter. Ce milieu est fréquenté que par des végétaux et des oiseaux spécifiques. Moins riche biologiquement que les milieux voisins. Il fait cependant l'objet d'une exploitation agricole raisonnée qui maintient sa biodiversité.

     

    Aussi est-il nécessaire de limiter la dynamique du roseau dont l'action s'opère au détriment d'autres milieux contigus, qui ont une biodiversité plus riche comme les prairies.

     

    L'éradication du phragmite est très difficile en raison de sa dynamique de reproduction qui est principalement végétative.

     

    L'écopâturage est une méthode douce d'éradication qui a fait ses preuves. L'expérience de réintroduction de ruminants rustique dans le marais du Hode est concluante.

     

    Les roselières sont pauvres en espèces végétales car la densité des tiges et des feuilles empêche la lumière de pénétrer jusqu'au sol. Inversement, un grand nombre d'espèces animales viennent s'y cacher, s'y nourrir ou s'y reproduire: Busard des Roseaux, Butor, Râles et aussi des insectes.

     

    Outre leur intérêt biologique, les roselières sont remarquables à un autre titre: leur forte productivité offre des possibilités d'utilisation industrielle telles que chaume, fourrage, lithière et matériaux de construction.

     

    La roselière du Marais du Hode est une des plus importante de France, en surface occupée. Sa biodiversité est remarquable, et la concertation entre ses différents utilisateurs doit permettre le maintien de ses richesses naturelles.

    Il est donc nécessaire de la gérer au mieux pour assurer son équilibre écologique et celui des milieux naturels périphériques.

  • Faune de l'estuaire de la Seine: Les Courlis

    On peut rencontrer dans l'estuaire: Le courlis cendré et le courlis corlieu. Alors que le premier arrive par bandes de plusieurs dizaines ou centaines d'individus, le second est plus rare.  

     

    Le long bec du courlis est un outil astucieusement adapté. Il permet de fouiller la vase des Slikkes pour en extirper les vers et les mollusques dont il se régale.

     

    L'espèce est chassable. Quelques couples se reproduisent dans le Marais Vernier.

     

    Le plumage des courlis est très mimétique, ce qui leur permet de se confondre avec les milieux qu'ils fréquentent: slikkes, litoral, bords des plans d'eau.

  • Faune de l'Estuaire de la Seine: Le Tadorne de Belon

    Magnifique oiseau au couleurs chatoyantes, le Tadorne de Belon dois sa célébrité à sa façon de nicher. Il se se sertd'anciens terriers de lapins pour y faire son nid.

     

    Une autre particularité est qu'il utilise trois milieux naturels: les slikkes pour se nourrir, les prairies pour se reposer et les remblais pour se reproduire.

     

    Dans la littérature normande, il est mentionné que les tadornes nichaient autrefois dans les falaises de l'estuaire et que les petits attendaient la marée montante pour se jeter à l'eau.

     

    Bien organisés les tadornes constituent des crèches où quelques adultes surveillent les poussins pendant l'absence des parents.

     

  • Les Slikkes de l'estuaire de la Seine

     

    Les slikkes sont le point de départ du complexe estuairien. Premier maillon de la chaîne naturelle, slikkes-roselière-prairie humide-forêt. Les slikkes remplissent plusieurs fonctions importantes.

     

    Recouvertes et découvertes deux fois par jour par les eaux saumâtres des marées, une vie grouillante s'y développe, avec une productivité presque dix fois supérieure à une forêt. À marée haute des poissons et des crustacés viennent chasser les Néréis et les Corophium. À marée basse des oiseaux de mer et de limicoles viennent picorer la surface des slikkes pour y extraire les vers, coquillages et crustacés. Sur un mètre carré, on peut dénombrer parfois une biomasse de plusieurs milliers d'animaux.

     

    Dans les chenaux et les filandres de marés, abrités des courants, plusieurs dizaines d'espèces de poissons style: Bar, Sole, Gode et de crustacés style: Crevettes, Corophium viennent se reproduire en saison.

    Les jeunes naissent ainsi dans l'estuaire puis vont grandire en mer ou dans la Baie de Seine.

     

    Une autre fonction des slikkes est celle d'épuration des eaux. La vase des slikkes a la propriété de piéger certains élément polluants dissous dans les eaux de la Seine avec les sédiments. Ceux-ci se déposent lorsque le courant est devenu faible ou nul lors de la marée.

     

     

    Les travaux d'endiguement de la basse vallée de la Seine ont provoqué une forte régression de la surface occupée par les slikkes.

     

    Le phénomène naturel d'atterrissement provoque l'implantation et la multiplication de plantes pionnières: Scirpes; Spartines puis de Phragmites.

     

    On qualifie les slikkes de garde-manger pour les oiseaux migrateurs. Ceux-ci y trouvent de la nourriture lors de leurs escales migratoire. Ainsi au printemps et en hiver, on peut voir des bandes de milliers d'oiseaux dans les slikkes en train de s'alimenter.

  • Le Manoir de Cauvigny dans l'Orne.

    Isolé au coeur d'un vallon qui descend vers la Monne, le manoir bénéficie d'un cadre exceptionnel où la nature affirme toute sa puissance.  

     

    L'environnement de bocage extrêmement vallonné décline toutes les nuances de vert qu'on puisse imaginer.

     

    Cauvigny fut le logis de Jacques Adrien de Corday de Cauvigny (né en 1703 mort en 1795) qui y vécut jusqu'à sa mort. C'était le grand-père de Marie-Anne Charlotte Corday.

     

    Le père de la plus célèbre des Corday, Jacques François de Corday d'Armont, passa sa jeunesseà Cauvigny en compagnie de ses septs frères et soeurs.

     

    Lorsque Marie-Anne Charlotte rendait visite à ses grands-parents, elle devait trouver bien imposant le manoir encadré de ses communs.

     

    Le manoir de Cauvigny fut construit à la fin du XVI ème siècle. Entièrement conçu en colombages sur une base de grès ocre, il dresse son étage devant une cour rectangulaire limitée par les nombreux bâtiments nécessaires à l'exploitation agricole: étables, écurie, remise, cave, granges, four à pain et logements des journaliers.

     

    La façade orientale montre un rythme de colombages uniquement vertical. Neuf travées composent l'ossature. L'étage s'appuie sur une sablière en léger relief, timide survivance de la technique d'encorbellement.

    Les poteaux relativement courts, qui n'ont pour longueur que la hauteur d'un niveau, s'épaississent en tête pour former des consoles sobrement sculptées. Les espaces entre les colombages sont garnis de tuileaux aux dessins variés ou de petites briques roses placées obliquement.

    Les quatorze fenêtres, qui encadrent la porte d'entrée disposée sensiblement au centre de l'édifice, sont alternativement étroites ou larges.

     

    La façade occidentale, donnant sur la cour, présente une ordonnance comparable. Seuls deux panneaux, au niveau de l'étage, dessinent des croisillons complexes dont chacun ne nécessita pas moins de trente-trois assemblages. Il y a quelques années encore, cette façade de colombages était masquée par un crépi. Trois lucarnes animent ce versant ouest du toit. Les murs latéraux sont égalemet conçus en pans de bois. Celui du sud repose sur un important mur de grès qui correspond à la cave.

     

    La disposition intérieur fut transformé par Jacques Adrien de Corday. Il déplaça notamment l'escalier central pour le remplacer, au rez-de-chaussée, par une salle à manger aux murs garnis de boiseries.

     

    Le manoir a fort heureusement conservé ses trois belles cheminées monumentales. Dans le sol de la minuscule pièce située en arrière de l'âtre du premier étage, se dissimule une trappe qui donne accès à un niveau intermédiaire de faible hauteur. On dit qu'un prêtre réfractaire à la Première République y fut caché.

     

    Les poutres de la plus grande chambre ont gardé leur décor de fleurs et de feuillages peints. Il fallait à un tel manoir une charpente importante. Subtil raffinement: dans l'enchevêtrement savant des pièces de bois.

     

    Visite extérieure autorisée. Visite intérieure sur rendez-vous.