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  • Culture de Normandie:Un poème de François de Malherbe

    François de Malherbe poète Normand

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    Pour les pairs de France, assaillants au combat de barrière

    Et quoi donc ? la France féconde
    En incomparables guerriers,
    Aura jusqu'aux deux bouts du monde
    Planté des forêts de lauriers,
    Et fait gagner à ses armées
    Des batailles si renommées,
    Afin d'avoir cette douleur
    D'ouïr démentir ses victoires,
    Et nier ce que les histoires
    Ont publié de sa valeur ?

    Tant de fois le Rhin et la Meuse,
    Par nos redoutables efforts
    Auront vu leur onde écumeuse
    Regorger de sang et de morts ;
    Et tant de fois nos destinées
    Des Alpes et des Pyrénées
    Les sommets auront fait branler,
    Afin que je ne sais quels Scythes,
    Bas de fortune et de mérites,
    Présument de nous égaler ?

    Non, non, s'il est vrai que nous sommes
    Issus de ces nobles aïeux,
    Que la voix commune des hommes
    A fait asseoir entre les dieux ;
    Ces arrogants, à leur dommage,
    Apprendront un autre langage ;
    Et dans leur honte ensevelis
    Feront voir à toute la terre,
    Qu'on est brisé comme du verre
    Quand on choque les fleurs de lis.

    Henri, l'exemple des monarques,
    Les plus vaillants et les meilleurs,
    Plein de mérites et de marques,
    Qui jamais ne furent ailleurs ;
    Bel astre vraiment adorable,
    De qui l'ascendant favorable
    En tous lieux nous sert de rempart,
    Si vous aimez votre louange,
    Désirez-vous pas qu'on la venge
    D'une injure où vous avez part ?

    Ces arrogants, qui se défient
    De n'avoir pas de lustre assez,
    Impudemment se glorifient
    Aux fables des siècles passés ;
    Et d'une audace ridicule,
    Nous content qu'ils sont fils d'Hercule,
    Sans toutefois en faire foi ;
    Mais qu'importe-t-il qui puisse être
    Ni leur père ni leur ancêtre,
    Puisque vous êtes notre Roi ?

    Contre l'aventure funeste
    Que leur garde notre courroux,
    Si quelque espérance leur reste,
    C'est d'obtenir grâce de vous ;
    Et confesser que nos épées,
    Si fortes et si bien trempées
    Qu'il faut leur céder, ou mourir,
    Donneront à votre couronne
    Tout ce que le Ciel environne,
    Quand vous le voudrez acquérir.

  • Les recettes secrètes des paysans normands


    Cet ouvrage nous présente ces hommes et ces femmes qui ont choisi de conserver l’esprit traditionnel du monde paysan pour élever ou produire tous ces richesses qui font de la Normandie une région de bien-être et de bien manger. Au travers des recettes qu'ils ont bien voulu nous confier, ils nous invitent à magnifier dans nos cuisines tous les fromages, fruits, légumes, viandes, volailles et charcuteries, en un mot toute la générosité gustative de la Normandie.

    La tourelle d’andouille au beurre de cidre, la tarte tatin au boudin noir, le filet de sole au camembert, le crumble aux courgettes et au Neufchâtel… ne sont que quelques exemples de l’originalité de ces recettes inspirées par le diversité du terroir normand .

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  • L'histoire de la Baie du Mont Saint-Michel


    De la Merveille du Mont-Saint-Michel, on surplombe une baie grandiose changeant de physionomie au rythme des marées, un écrin pour ce joyau qu’est le monument montois. Ce dernier, même s’il focalise le regard, prend sa pleine dimension dès lors qu’il s’insère dans cette baie de 500km2 qui ne cesse de se continentaliser depuis sa création et son appropriation par les hommes.

    Cet ouvrage nous présente donc l’histoire du Mont-Saint-Michel depuis sa fondation en 708, et surtout il nous fait découvrir le patrimoine naturel exceptionnel de sa baie en retraçant son histoire géologique et environnementale depuis ses origines, il y a 125000 ans alors que les mammouths cohabitaient avec les 1ers habitants, jusqu'aux travaux actuels de désensablement et ses conséquences sur l'écologie.

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  • Cuisine Normande:Pressé d'andouille sauce camembert


    Pour : 4 personnes

    6 pommes de terre 16 tranches d’andouille 20 g de beurre 50 cl de crème fraîche ½ camembert sel, poivre



    Eplucher les pommes de terre, les couper en dés et les cuire à l’eau salée jusqu’à consistance croquante. Les égoutter. Chemiser 4 ramequins. Alterner une couche de pommes de terre et une couche d’andouille en tassant bien. Faire cuire pendant ¼ d’heure à 150° C. Faire fondre le camembert entier dans la crème fraîche, laisser réduire. Démouler les ramequins et napper de sauce.

  • Cuisine Normande: Omelette Percheronne



    Pour : 4 personnes

    2 œufs ½ pomme 50 g de sucre 5 cl de Calvados AOC 20 g de beurre doux 2 cuillère à soupe de crème fraîche 1 poêle anti-adhésive

    Eplucher la pomme, la couper en lamelles et faire revenir à la poêle dans du beurre. Flamber au Calvados (la moitié). Ajouter la crème fraîche.  

    Séparer les jaunes des blancs. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Blanchir les jaunes avec le sucre. Mélanger les jaunes et les blancs, délicatement. Mettre dans une poêle chaude.
    Cuire doucement en mélangeant (seulement en début de cuisson).
    Démouler dans une assiette et flamber au Calvados restant.

  • Les frères Martineau- trois Stèles pour qu'il m'en souvienne

  • Ecrivain Normand: Louis Beuve

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    Louis Beuve (1869-1949) est né à Quettreville-sur-Sienne, au sud de Coutances. Après avoir suivi ses études à Caen, il devient commis de librairie à Paris où il rencontre François Enault avec lequel il fonde la Société du Bouais-Jan" et la revue du même nom. Il devient ensuite directeur du "Courrier de la Manche", un journal de Saint-Lô. Ardent défenseur de la langue et des coutumes normandes, il milite pour la renaissance régionaliste à la fin du 19e siècle. Il est un admirateur de l'oeuvre de Barbey d'Aurevilly auquel il vouera pendant toute sa vie un véritable culte. Autonomiste, il est aussi l'homme d'un grand rêve, celui d'une Normandie indépendante. 


    Il a longtemps constitué une référence pour les écrivains normands de la génération suivante. Il écrivit de nombreux textes réunis par Fernand Lechanteur, en 1950, en un recueil d' "Œuvres choisies". Son petit-neveu, Guy Beuve, fut membre du groupe Les Alberts. La passion normande est donc transmissible...

  • Cuisine Normande:Andouille de Vire sauce poivre aux pommes

    par Caroline

    Ingrédients :

    12 tranches d'andouille de Vire
    4 pommes
    80g de beurre
    8cl de crème
    1 c. à café de fond de veau
    sel
    poivre

    Préparation :



    Eplucher les pommes, enlever les pépins et les couper en cubes.
    Les faire sauter avec 70g du beurre, les conserver au chaud.
    Faire sauter les tranches des deux côtés avec les 10g de beurre restant.
    Conserver au chaud.
    Dans la poêle, faire cuire la crème avec le fond de veau et la pincée de sel.
    Réduire la sauce.
    Dresser les pommes, l'andouille sur les assiettes et répartir la sauce.

  • Cotentin: l'église paroissiale du Mont Saint-Michel


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    Elle remonte au premier temps du christianisme sur le Mont : l’église paroissiale Saint-Pierre a toujours été l’église paroissiale des habitants du Mont. En cela, elle s’est toujours distinguée de l’abbaye.

  • Extrait de "Pierre et Jean" de Guy de Maupassant

    De Photos de Normandie

     

    La plage de Trouville



    "Pierre marchait au milieu de ces gens, plus perdu, plus séparé d'eux, plus isolé, plus noyé dans sa pensée torturante, que si on l'avait jeté à la mer du pont d'un navire, à cent lieues au large. Il les frôlait, entendait, sans écouter, quelques phrases ; et il voyait, sans regarder, les hommes parler aux femmes et les femmes sourire aux hommes.

    Mais tout à coup, comme s'il s'éveillait, il les aperçut distinctement ; et une haine surgit en lui contre eux, car ils semblaient heureux et contents. Il allait maintenant, frôlant les groupes, tournant autour, saisi par des pensées nouvelles. Toutes ces toilettes multicolores qui couvraient le sable comme un bouquet, ces étoffes jolies, ces ombrelles voyantes, la grâce factice des tailles emprisonnées, toutes ces inventions ingénieuses de la mode depuis la chaussure mignonne jusqu'au chapeau extravagant, la séduction du geste, de la voix et du sourire, la coquetterie enfin étalée sur cette plage lui apparaissaient soudain comme une immense floraison de la perversité féminine. Toutes ces femmes parées voulaient plaire, séduire, et tenter quelqu'un. Elles s'étaient faites belles pour les hommes, pour tous les hommes, excepté pour l'époux qu'elles n'avaient plus besoin de conquérir. Elles s'étaient faites belles pour l'amant d'aujourd'hui et l'amant de demain, pour l'inconnu rencontré, remarqué, attendu peut-être. Et ces hommes, assis près d'elles, les yeux dans les yeux, parlant la bouche près de la bouche, les appelaient et les désiraient, les chassaient comme un gibier souple et fuyant, bien qu'il semblât si proche et si facile. Cette vaste plage n'était donc qu'une halle d'amour où les unes se vendaient, les autres se donnaient, celles-ci marchandaient leurs caresses et celles-là se promettaient seulement. Toutes ces femmes ne pensaient qu'à la même chose, offrir et faire désirer leur chair déjà donnée, déjà vendue, déjà promise à d'autres hommes. Et il songea que sur la terre entière c'était toujours la même chose. Sa mère avait fait comme les autres, voilà tout ! Comme les autres ? - non ! Il existait des exceptions, et beaucoup, beaucoup ! Celles qu'il voyait autour de lui, des riches, des folles, des chercheuses d'amour, appartenaient en somme à la galanterie élégante et mondaine ou même à la galanterie tarifée, car on ne rencontrait pas, sur les plages piétinées par la légion des désœuvrées, le peuple des honnêtes femmes enfermées dans la maison close."



    Maupassant, "Pierre et Jean"