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vire

  • Vire, un des plus vieux nom de ville de Normandie

    Cette ville n'est pas nécessairement la plus ancienne qui ait existé sur le territoire actuel de la Normandie, mais elle porte un nom que l'on peut faire remonté à l'époque préceltique.

     

    Sur l'ancienneté de la ville, nous ne savons pas grande chose, puisque le premier texte qui y fait allusion date de 1082, alors que la ville de Bayeux est mentionnée, sous son nom gallo-romain d'Augustodurum dès le IV ème siècle et Rouen sous son nom de Ratomagos dès le II ème siècle.

     

    Cependant le nom qui désigne la cité qui nous intéresse en ce moment apparaît dans un texte du début du VI ème siècle à l'intérieur d'un autre toponyme bien attesté, Briovera.

     

    Dans ce Briovera, on reconnaît le nom gaulois briva qui signifie pont. Ce sens, on peut le déduire d'un certain nombre de toponymes français, entre autres de Brionne qui semble formé des deux mots gaulois briva (pont)et dunon (agglomération). Briovera ne pouvait que signifier le pont sur la Vire.

     

    Et cela d'autant plus que le nom même de la rivière est également attesté au VI ème siècle: « Vallis fluvii qui Viria dicitur » ( la vallée du fleuve qu'on appelle la Vire.

  • Culture de Normandie:le Sildre de Normandie

    Le Sildre de Normandie

    (Vaudevire d'Olivier Basselin poète normand du XV ème siècle)


    De nous se rit le François:

    Mais vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sildre de Normandie

    Vault bien son vin quelquefois.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sildre beau!

    De te boive, me convie;

    Mais pour le moins, je te prie,

    Ne me trouble le cerveau.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Je ne parts point la raizon

    Pourtant à force de boive

    Et ne vay point en Cholère

    Tempester à la mayson.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.

     

  • Paysages de Normandie:Porte de l'Horloge de Vire

    par Caroline

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    Ancienne place forte du XIII ème siècle , Vire a conservé de son puissant rempart, cinq tours de défense: aux Raines, de Coulonces de Geôle, de la rue Chênedollé (poète virois 1769-1833) et de la porte Saint-Sauveur.

    La célèbre porte de l'Horloge aménagée entre deux tours et surmontée d'un beffroi haut de 33 mètres qui date de 1480. C'était l'une des trois portes d'accès à la cité.

    Au XV ème siècle, vécut aux abords immédiat de la ville, aux Vaux-de-Vire, Olivier Basselin, qui créa des chansons populaires rassemblées en un recueil intitulé "Vaudevires", dont on tira le nom de Vaudeville.

     

  • Culture de Normandie: Poème «Les Coiffes de Normandie »

    par Sarah

    O toutes les coiffes de Normandie,

    Ont gardé par delà temps révolus

    Avec le grand vent, lui qui psalmodie

    Landes et écueils O tant vermoulus,


    Cette grâce exquise, et la survivance

    De belle tendresse et féminité

    Qui donne à l'appui de douce mouvance

    Le charme secret d'une éternité.


    Normande et Viking et souvent anglaise,

    Le celte y revient encor quelquefois...

    Sur des salves d'amour, près la falaise

    Le belge s'y tient, dans l'essor parfois.


    Les coiffes alors, superbe envergure,

    Stylisent les airs, sur des frondaisons

    De ruchers fiévreux et plissés d'augure

    Dentelles, linons au haut des frisons.

     

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  • Histoire de la Normandie:La Bataille de Formigny

    Au milieu du XV ème siècle, la Guerre de Cent ans s'achève avec la reconquête de la Normandie.

    Les Anglais s'acharnent pourtant à conserver cette Province de France. N'y sont-ils pas chez eux depuis que Guillaume II de Normandie est devenu aussi roi d'Angleterre.


    « La Normandie écrit Michelet, une autre elle-même, une terre anglaise d'aspect, de production, qu'elle devait toujours voir en face pour la regretter. »


    Et pourtant, les anglais lâchent les places les unes après les autres. Le Cotentin est libéré à l'automne 1449. La garnison de Rouen doit se rendre le 29 octobre de la même année après le soulèvement des habitants.


    Le 15 avril 1450, une armée anglaise de secours arrivée de Cherbourg est battue à Formigny entre Bayeux et Isigny.


    La reconquête de la Normandie s'achève par la reprise de Bayeux, de Vire et de Caen (le 24 juin), de Falaise, de Domfront et enfin de Cherbourg qui ne résista pas à la supériorité des nouveaux canons de Charles VII et capitula le 12 août 1450.

  • Histoire de la Normandie:Courval, une commanderie intacte

    Courval est un hameau de la commune de Vassy dans le canton de Vire, dont le nom signifie « la vallée courbe ». Cette ancienne commanderie du Temple rebaptisée par les Hospitaliers s'appelle aujourd'hui « L'Hôpital »Philippe, sire de Vassy, avait fondé cet établissement vers 1150.

    Ce fief des Templiers s'étendait jusque dans le Cotentin. Il englobait entre autres dépendances les « Templeries » de Viersoix et de Courson, deux métairies qui comprenaient quelques pièces de terre.

    L'ensemble des anciens bâtiments du Temple de Courval est dans un assez bon état de conservation. Le logis seigneurial, où résidait le commandeur, est une vaste demeure à un étage, d'une grande simplicité, mais dont les fenêtres sont élégamment sculptées. Il fut reconstruit au XV ème siècle, après que la Maison du Temple primitive eut été incendiée et détruite en 1346 lors de la guerre de Cent ans.

    Cependant lorsque, le visiteur pénètre dans l'enceinte de l'ancienne commanderie, c'est surtout la chapelle dédiée à Notre-Dame-du-Temple qui attire l'attention: sa façade de pierre sombre, percée de fenêtres et d'une petite porte en plein cintre, est étayée par cinq puissants contreforts. Le clocher a malheureusement disparu. L'intérieur du monument conserve une belle arcade et quelques fragments de sculptures et de fresques.

  • Histoire de la Normandie:Le Brave Michelot

    par Thibault

    Oui, le mot « brave » est bien celui que l'on peut accoler au nom de Michelot. Et encore convient-il de prendre ce mot sous tous les sens, qu' il est possible de lui donner.

    Brave, Michelot l'a, en effet , été autant par son courage que par son honnêteté, sa modestie, son dévouement et sa fidélité.

    Michel Moulin, c'est son nom est né le 7 janvier 1771 à Saint Jean des Bois, petite localité normande de la région de Tinchebray, où son père exerce le métier de forgeron. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par sa force et sa bonne humeur aussi devient-il rapidement le meneur et le guide de tout les garçons du canton. Il est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, et aussi, de toutes les bagarres. On l'appelle Michelot est ce surnom, il va l'illustrer en devenant un des chefs de la Chouannerie Normande.

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  • Histoire de la Normandie:Un "cadet Roussel" normand

    source: "Sous le bonnet Rouge" de G. Lenotre, éditions Grasset,1949.

    Au temps de la chouannerie normande, c'est-à-dire vers la fin du XVIIIème siècle, un drame épouvantable se déroula près de Vire dans le Calvados. Nous vivions alors les heures tragiques de la Révolution Française. Les soldats de la République, les bleus comme on les appelait, se battaient contre les paysans révoltés. Ce sera la chouannerie, appelée ainsi parce que Jean Cottereau, dit Jean Chouan, avait pris la tête des insurgés.

    Dans son château, Mademoiselle Gautier de Carville, âgée de quinze ans à peine, avait été assassinée par des soldats républicains. Ayant appris cette triste nouvelle, son frère Léonard Gautier de Carville, qui avait servi aux mousquetaires rouges, troupe d'élites au sein des mousquetaires, jura de la venger.

    Il leva une troupe parmi les paysans mécontents de la situation politique de la France. Elle compta bientôt une centaine d'hommes déterminés. A leur tête, l'ancien mousquetaire qui avait pris un nom de guerre: Cadet Roussel.

    Parcourant le pays, il fusillait sans aucune pitié les bleus qu'il rencontrait, ainsi que les acheteurs des biens nationaux, ceux qui avaient achetés les biens du clergé. Il n'avait aucune pitié aussi pour tous ceux qui s'étaient engagés aux côtés de la Révolution.

    Sa troupe était crainte car elle laissait derrière elle le feu et le sang. A sa tête son chef faisait montre d'un courage exceptionnel, portant son uniforme des Mousquetaire rouges qui le désignait aux coups des bleus. Sa vengeance était effrayante car il avait été exaspéré par la mort ignomigneuse de sa jeune soeur. Et comme dans la plupart de ces cas, les victimes étaient des gens qui n'avaient aucun rapport avec le massacre dont avait été victime Mademoiselle de Carville, même si c'étaient des soldats de la République Maudite.

    En avril 1796, un combat eut lieu sur la route d'Alençon, entre Mayenne et Le Ribay, au lieu-dit "l'auberge-Neuve". Cadet-Roussel reçut une balle qui lui cassa la cuisse. On le cacha à Montreuil. Mais à cette époque on ne connaissait pas les antiseptiques. Il mourut 2 jours plus tard.

    Une plaque en son souvenir a été posée dans la commune de Montreuil-Poulay en Mayenne, ainsi qu'une autre au cimetière de Carville dans le Calvados.

    On a bien écrit "Cadet Roussel" et non Cadet Rouselle....

  • Culture de Normandie:Apologie du cidre par Olivier Basselin

    De nous se rit le François:

    Mais, vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sidre de Normandie

    Vaut bien son vin quelquefois

    Coule à val, et loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sidre beau!

    De te boire me convie:

    Mais, pour le moins je te pris,

    Ne me trouble le cerveau

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Je ne perds point la raison

    Pourtant, à force de boire,

    Et ne point en cholere

    Tempester à la maison

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Voisin, ne songe en procez;

    Prends le bien qui se presente.

    Mais que l'homme se contente.

    Il en a toujours assez.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    N'est pas cestuy-là logé?

    En est-il demeuré goutte?

    De la soif, sans point doute,

    Je me suis très bien vengé.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.

  • Cuisine de Normandie:Tarte à l'andouille de Vire

    par Caroline

    Ingrédients pour 4 à 6 personnes:

    1 pâte feuilletée
    3 à 4 pommes calville rouge
    1 camembert
    250g d'andouille de Vire
    200g de crème fraîche épaisse
    2 oeufs

    Préparation


    Mettre la pâte dans le plat à tarte.
    Découper les pommes, l'andouille et le camembert en fines lamelles.
    Déposer dans le fond de votre pâte les pommes, suivi de l'andouille et finir par le camembert.
    Mélanger la crème fraîche avec les oeufs y verser la préparation dans votre plat.
    Mettre au four 40 minutes à 200°.
    Servir chaud ou tiède accompagné d'une salade style mâche avec une vinaigrette au vidre de cidre et pommes.