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victor hugo

  • Village de Normandie: Villequier.

    À quelques kilomètres en aval de Caudebec-en-Caux, dans l'une de ses boucles les plus spectaculaires, la Seine s'élargit en face d'un village ravissant: Villequier.

     

    Situé sur la rive droite au pied d'une pente boisé, il fut le berceau de générations de marins, de pêcheurs et de pilotes.

     

    Les quais bordés de maisons élégante, offrent une promenade sympathique. La plus belle demeure abrite un musée consacré à Victor Hugo. Il fit des séjours réguliers chez son ami Auguste Vacquerie, fils d'une riche famille d'armateurs.

     

    En 1843, on célébra le mariage de Charles Vacquerie (frère d'Auguste) avec Léopoldine Hugo.

    Six mois à peine après ce mariage, ils se noyèrent au cours d'une promenade en bateau sur la Seine. Le couple fut enterré dans le cimetière qui borde l'église Saint-Martin. Cette tragédie inspire un poème à Victor Hugo.

     

    Dans l'église, on peut voir, des vitraux datant du XVI ème siècle qui évoquent une bataille navale où s'affrontent une flotte de l'armateur Jean Ango et une flotte de commerce portugaise.

  • Granville inspire Victor Hugo

    Les vagues font la musique

    Des vers que les arbres font.

    Toute la nature sombre

    Verse un mystérieux jour;

    L'âme qui rêve a plus d'ombre

    Et la fleur a plus d'amour.

    L'herbe éclate en pâquerettes;

    Les parfums, qu'on croit muets,

    Content les peines secrètes

    Des liserons aux bleuets.

    Les petites ailes blanches

    Sur les eaux et les sillons

    S'abattent en avalanches;

    Il neige des papillons.

    Et sur la mer, qui reflète

    L'aube au sourire d'émail,

    La bruyère violette

    Met au vieux mont un camail;

    Afin qu'il puisse, à l'abîme

    Q'uil contient et qu'il bénit,

    Dire sa messe sublime

    Sous sa mitre de granit.

     

    Victor Hugo: Les Contemplations- Aurore écrit à Granville, juin 1836.

  • Fécamp vu par Victor Hugo

       

     

    Mais une ville charmante, c'est Fécamp.

    L'église est du plus beau gothique sévère,

    presque romane, avec des chapelles de la

    renaissance qui sont des bijoux, et de fort

    belles tombes du XV ème siècle. Presque plus

    de vitraux. Les débris du jubé, dispersés, ça et

    là dans l'église, sont les plus admirables

    fragments qu'on puisse voir. Il y a des têtes

    comme chez Raphaël dans une fort belle

    adoration de la Vierge au tombeau

    (grandeur naturelle)

  • Culture de Normandie: Oceano Nox de Victor Hugo

    source: Les Rayons et les Ombres écrit à Granville   en 1840

     

    Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires?

    Ô flots, que vous savez de lugubres histoires!

    Flots profonds redoutés des mères à genoux!

    Vous vous les racontez en montant les marées,

    Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées

    Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

  • Poème de Victor Hugo après la mort de Léopoldine en Normandie

    Poème de Victor Hugo après la mort de Léopoldine en Normandie


    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne

    Je partirais. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.


    Je marcherai les yeux fixés dans mes pensées,

    Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

    Tristes, et le jour pour moi sera comme la nuit.


    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

    Un bouquet de houx vert et de bruyère en Fleur.

  • Paysages de Normandie:Le Sud-Cotentin

    A l'extrémité du Bocage Normand, Coutances est la capitale religieuse et historique du Cotentin. Sur la colline, sa cathédrale Notre-Dame repose sur des fondements romans et s'élève, très haut, dans ses élans gothiques admirables. La vocation spirituelle de la ville se retrouve dans nombre d'édifices; vous découvriez avec délices ses demeures anciennes, ses hôtels particuliers, ses parcs et jardins, sans oublier en mai, le Festival Jazz sous les Pommiers.


    Autour de Coutances, les abbayes d'Hambye et de Lessay ont belle allure dans leurs havres de verdure. Les foires et les marchés se succèdent sur le calendrier faisant la part belle aux produits locaux.


    Villedieu-les-Poêles nous emmène au pays des cloches et des cuivres. Sa réputation n'est plus à faire, sa tradition remonte au XIII ème siècle. Au fond des cours et dans les rues pittoresques s'expose cet art du métal pratiqué dans l'atelier du cuivre, la maison de l'étain et la célèbre fonderie de Cloches Corneville-Havard. La dentelle, les horloges et les meubles normands livrent aussi leurs secrets ancestraux dans des musées originaux.


    Il est temps de rejoindre Granville, passerelle naturelle pour les îles Chausey, Sercq, Jersey et Guernesey. La Haute-Ville historique et fortifiée garde en mémoire l'époque où les granvillais partaient pour la pêche à la morue et se lançaient à l'assaut des mers. Plus moderne, la Basse-Ville se déploie autour du port dédié au commerce, à la pêche et à la plaisance. Douceur du climat, hôtels et casino en font depuis longtemps d'elle, une station balnéaire appréciée.


    En longeant la route côtière qui mène à Pontorson, la silhouette charismatique du Mont Saint-Michel se dessine dans toutes ses perspectives.


    Avranches recèle quelques trésors inestimable, dont les manuscrits du Mont, datant de plus d'un millénaire. Du haut de son belvédère, peuplé d'héliotropes et de cèdes du Liban, le jardin des plantes offre une vue admirable sur la baie.


    Enfin voici le Mont Saint-Michel, sur les pas de Victor Hugo, le nez en l'air, vous découvrirez la Grande-Rue et les chemins de onde, jusqu'à l'église abbatiale et son escalier en dentelle. Il vous faudra gravir 300 marches (et avec elles une épopée de treize siècles!) Pour atteindre le sommet et l'archange Saint-Michel, en habits bronze, terrassant le dragon.

     

    La Bretagne est à deux pas. De l'autre côté du Couesnon.

  • Histoire de la Normandie: Les pilotes de Seine

    Les pilotes de Seine, appelés lamaneurs ou locman étaient commissionnés pour faire entrer ou sortir les bâtiments d'un port, les guider le long d'une côte ou dans les baies des rivières.

    Les pilotes de Quillebeuf prenaient les navires au Havre et les conduisaient jusqu'à Villequier ou La Milleraye. Là d'autres marins les prenaient en charge jusqu'à Rouen.

    Depuis la conquête romaine jusqu'au XIX ème siècle, la Seine était réputée dangereuse à cause de ses bancs de sable mouvants, ses courants violents, ses brumes et ses chenaux instables. La navigation y était plus risquée entre Le Havre et Rouen qu'en pleine mer (plus de cents navires périrent entre 1789 et 1842).

    En 1565 le vice-amiral de Mouy, gouverneur de Honfleur, régla que « tout bateau portant mât était tenu de prendre un pilote à Quillebeuf exception faite des simples chaloupes et des plates de Villerville. »

     

    Quillebeuf représentait une étape sécurisante, mais y parvenir, à l'époque de la voile où pourtant les bricks n'excédaient pas 30 m de long et 3 m de tirant d'eau, n'était pas sans périls. Ces bateaux devaient bénéficier des vents portants, d'une bonne visibilité et d'une marée compatible avec leur tirant d'eau pour franchir la passe de Quillebeuf. A la marée suivante ils franchissaient les seuils d'Aizier et de Villequier où ils attendaient la marée du lendemain pour parer les bancs durs de la chaussée des Caudebequais et des Meules.

     

    L'escale de La Milleraye marquait la fin des grands périls. De là et jusqu'à Rouen, la remontée s'effectuait par des chevaux de halage.

     

    En 1596, en récompense d'avoir bravement résisté aux assauts du catholique Mayenne, Henri IV donna à Quillebeuf, le privilège exclusif du pilotage en Seine et porta leur nombre à cent. Ceci eut pour effet d'augmenter sensiblement la population locale. En effet, nombre de mères de famille vinrent y mettre au monde leur enfant, espérant secrètement que si c'était un fils, qu'il soit un jour pilote.

     

    Groupés en corporations, les pilotes désignaient un jury de treize pilotes chargés de surveiller leurs confrères. Une ordonnance de 1681 stipulait que « le pilote ayant par ignorance fait échouer un bâtiment serait condamner au fouet et privé de pilotage à vie. » et « que celui qui aurait malicieusement jeté un navire sur un écueil serait puni du dernier supplice et son corps attaché à un mât planté près du lieu du naufrage. »

     

    Aux XIX ème siècle, l'apparition des vapeurs à fonds plats facilite la navigation, sans toutefois supprimer les risque d'ensablement, ni ceux liés au phénomène du mascaret.

    Par ailleurs, la construction en 1843, de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen faillit porter un coup fatal au trafic fluvial.

     

    En 1846, grâce à l'intervention de Victor Hugo et de Lamartine, le gouverneur débloqua des crédits pour endiguer la Seine, faisant passer les tirants d'eau à 5 m50 puis à plus de 7 mètre. Il faudra attendre l'après guerre et la modernisation du système de sondage pour permettre la navigation de nuit.

  • Culture de Normandie:Extrait des Voix de Coutances de Louis Beuve

    Nymphe aux yeux d'émeraude, au sein

    battu des vents,

    Dont la voix grave monte au ciel en

    longs cantiques

    Comme un lointain écho des vieux âges

    mystiques;

    Dont le regard austère et le charme

    troublant

    auraient séduit Hugo, le penseur au

    front blanc;

    Que le doux Lamartine eût chanté dans

    ses stances:

    Voilà, sous son ciel gris la cité de

    Coutances!

  • Culture de Normandie:Rouen par Victor Hugo en 1837

    « Ami, c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues

    Aux vieilles tours, débris des races disparues

    La ville aux cent clochers carillonnant dans l'air

    Le Rouen des hôtels, des églises, des bastilles

    Dont le front hérissé de flèches et d'aiguilles

    Déchire incessamment les brumes de la mer. »

     

    Extrait de « Feuilles d'automne » de Victor Hugo en 1837.

  • Villages de Normandie: Villequier

    A quatre kilomètre cinq de Caudebec, en longeant la Seine vers son embouchure, un des panoramas les plus romantiques de Normandie.

    Un village s'étirant paresseusement sur une colline et en bord de Seine, dans une immuable douceur de vivre, avec la magnifique forêt de Brotonne occupant l'horizon.


    Mais Villequier n'oublie pas la tragédie du 4 septembre 1843, qui vit la noyade de Léopoldine, la fille aînée de Victor Hugo et de son mari Charles Vacquerie.

    Léopoldine et son mari essayaient une nouvelle embarcation mal lestée, qui fut en fait renversée par un coup de vent.


    La statue de Victor Hugo s'élève près du lieu du drame dans un parc paysager spécialement aménagé à l'entrée de Villequier, en venant de Caudebec.


    Victor Hugo a écrit un poème concernant ce drame.