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vexin normand

  • De l'âge du Bronze à l'installation des celtes en Normandie

    les artisans de la presqu'île du Cotentin et de la vallée de la Basse Seine se familiarisèrent vite à la fonte du cuivre puis en y ajoutant l'étain provenant d'outre-Manche, ils devinrent de formidables producteurs de bronze.

     

    Certe, en quantité la Normandie ne dépassait pas la Bretagne mais elle était un centre de production important. Le Cotentin a livré plus de 20 000 objets d'airain.

     

    La Normandie se posait comme un carrefour commercial entre les îles et l'Europe continentale.

     

    Cette civilisation d'artisans et de négociants n'en continuait pas moins d'élever des mégalithes, des allées couvertes et des dolmens.

     

    Au tournant du Ier millénaire avant notre ère, l'introduction du fer accompagne l'arrivée d'un nouveau peuple de guerriers venu de l'Europe centrale: les Celtes.

     

    Ainsi lorsque la région entre dans l'Histoire: les Calètes occupaient le Pays de Caux et le Talou, les Véliocasses contrôlaient le Vexin. Ils se situent dans ce que nomme Jules César « la Gaule Belgique ». Alors que dans la Gaule Celtique on trouvait les Aulerques-Eburovices qui dominaient entre la Seine, l'Eure, l'Avre et la Charentonne. Entre la Dives et la Risle, on trouvait les Lexoviens. Les Viducasses et les Esuviens se partageaient les campagnes allant de Caen à Alençon. Les Bajocasses peuplaient le Bessin. Les Abrincates peuplaient l'Avranchin et les Unelles dominaient le Cotentin.

     

    Retranchés derrière leurs oppidums, ces Celtes de Normandie allaient se révéler rebelles à la conquête Romaine.

  • Circuit automobile de la vallée d'epte et du Vexin Normand.

    Circuit de 100 kilomètres  

     

    Départementale 313 en direction de Vernon en passant par Bouafles et Port-Mort. De Pressagny à Vernon, la forêt de Vernon, à gauche suit la route sur tout le parcours. Arrivée à Vernon par Vernonnet.  

     

     

    Quitter Vernonnet en direction de Giverny

     

    Giverny: au confluent de la Seine et de l'Epte. Claude Monet qui vécut à Giverny de 1883 à 1926 a rendu célèbre cette localité fondé au temps des Mérovingiens. Tombe de l'artiste près de l'église. C'est au bord de l'epte, face à son jardin, que ce maître Impressionniste a réalisé un de ses chef d'oeuvre « Les Nymphéas. »

     

    Gasny: Eglise des XV ème et XVI ème siècles. Les corps de Saint Quirin et de Saint Scubidule furent enterrés à Gasny.

     

    Fourges: Eglise des XII ème et XIII ème siècles, belles sculptures et curieuses gargouilles. Vieux moulin à aubes sur les bords de l'Epte.

     

    Baudemont: Ce petit hameau composé de quelques habitations était jadis la résidence d'un puissant seigneur qui faisait rendre justice à Ecos. Le château était l'un des bastions normands de la ligne fortifiée de l'Epte.

     

    Bus-Saint-Rémy: On remarque une feme où subsistent quelques vestiges de la célèbre Abbaye du Trésor.

     

    Ecos: Célèbre pour avoir été le 11 octobre 95, le lieu du martyr de Saint Nicaise, premier évêque de Rouen, de Saint Quirin et de Saint Scubidule. Eglise du XIII ème siècle, plusieurs fois remaniée, elle renferme un bas-relief finement sculpté représentant le Christ adoré par les donateurs. Le Hameau de Grimonval possède un calvaire en pierre très ancien. Le Hameau du Chesnay, on peut voir un château restauré et transformé au XIX ème siècle en château de style Rennaissance, dont une faible partie demeure vraiment ancienne. Calvaire de Grumesnil sur la route menant à Haricourt. Calvaire très ancien en pierre au Hameau de la Queue d'Haye.

     

    Civières: Eglise dans un site classé avec pins et sapins située en haut d'une haute terrasse d'où l'on jouit d'un vaste panorama.

     

    Fours-en-Vexin: église avec calvaire et porche classé.

     

    Dampsmesnil: Peu avant le hameau à proximité de la départementale 170, se trouve une allée couverte datant de l'époque celte. On y accède par un sentier escarpé tracé à travers bois et abouttissant à une lande. Une plaque indicatrice est placée au départ du sentier.

     

    Château sur Epte: Haut lieu de la rivalité entre les rois de France et les ducs de Normandie (aussi roi d'Angleterre). Château édifié par Guillaume le Roux à la fin du XI ème siècle, longtemps appelé Château-Neuf, eut au XII ème siècle à subir de rudes assauts. Reconstruit au XIII ème siècle par Louis VII le Jeune. Ruines de la forteresse sur un mamelon à gauche de la départementale 146 en direction de Gisors.

     

    Dangu: Elle devint une place frontière importante du Duché de Normandie, La ville fut détruite par le feu en 1119 par Robert de Candas pour éviter qu'elle tombe aux mains des troupes françaises de Louis VI le Gros. De 1197 à 1200, luttes entre les troupes normando-anglaises et les troupes françaises. En 1400, l'ancienne forterresse fut abandonnée par Jacques de Bourbon qui fît bâtir le château actuel.

    Eglise en partie de style Roman, remaniée au XVI ème siècle, portail intéressant. Château bâti à la fin du XV ème siècle et au début du XVI ème siècle, restauré au XIX ème siècle. Sous le Second Empire, il appartenait au Comte de Lagrange qui entrainait les chevaux de l'Empereur Napoléon III.

     

    Neaufles-Saint-Martin: Au confluent de l'Epte et de la Lévrière. Donjon édifié par Henri II d'Angleterre. En 1196, il passe à la couronne de France avec Philippe-Auguste. Blanche d'Evreux épouse de Philippe VI de Valois y vécut et y mourut en 1398. il fut démantelé par Henri IV. Point de vue sur le bois de Gisors et les vallées de l'Epte et de la Lévrière.

  • La Bataille des 29 et 30 novembre 1870 dans le Vexin Normand

    Occupé depuis le 9 octobre, Gisors constitue la base de départ des patrouilles allemandes de ravitaillement qui rançonnent tout le Vexin Normand entre l'Epte, la Seine et l'Andelle.

     

    A plusieurs reprises, Etrépagny, Le Thil, Hacqueville, Suzay, Ecouis, Saussay la Vache sont taxés de fortes contributions par les forces d'occupation prussiennes.

     

    Les Mobiles français qui stationnent à Grainville tentent de s'y opposer et plusieurs escarmouches sanglantes ont lie, notamment à Mussegros et à la Ferme de Bremule le 14 octobre, où les Prussiens perdent plusieurs hommes qui furent enterrés à Gisors le 16 octobre.

     

    Les prussiens s'efforcent d'entretenir une atmosphère de terreur, en incendiant les fermes dans les villages suspectés d'accueillir des Francs-Tireurs. Après chaque escarmouche, les prussiens reviennent en force avec une compagnie d'infanterie, un escadron de cavalerie et plusieurs pièces d'artillerie pour punir les habitants accusés d'être complices des Francs-Tireurs.

     

    Le 25 novembre, les prussiens du 27ème Régiment d'Infanterie, deux escadrons du 1er Uhlans de la Garde et 2 batteries d'artilleries quittent Gisors. Ils vont grossir l'armée de Manteuffel qui tente de marcher sur Rouen. Dans Gisors, un régiment de Saxons remplace les Prussiens, et dès le 28 novembre, les réquisitions reprennent, de plus en plus difficiles à satisfaire.

     

    Le 29 novembre, 750 saxons viennent coucher à Etrépagny et 500 autres aux Thilliers en Vexin. Or ce même jour, le Général Trochu commandant la Garnison de Paris, veut tenter une sortie en direction de Rouen et demande au Général Briand, commandant les 12 000 français stationnés à Grainville, de déclencher une offensive en direction d'Etrépagny et de Gisors pour faire diversion.

     

    Après le conseil de guerre tenu à Fleury sur Andelle, le Général Briand organise son attaque en 3 colonnes qui doivent se rejoindre le 30 novembre à 5 heures du matin devant Gisors.

     

    La 1ère colonne, qu'il commande en personne, doit s'emparer d'Etrépagny. Elle se heurte aux saxons qui occupent la ville. Une fusillade intense éclate. Les Mobiles atteignent, à la sortie de la ville, le cimetière. Dans la nuit obscure, les cavalier Saxons et l'artillerie tentent d'échapper à l'encerclement. C'est bientôt un carnage. Une centaine de Saxons sont tués et autant sont blessés. Nos troupes s'emparent d'un canon et font plusieurs dizaines de prisonniers. Mais le reste de la troupe saxonne s'échappe en direction de Gamaches dont la route n'a pas été gardée. La fusillade dure jusqu'à 3 heures du matin et, dans la confusion, deux colonnes de français échangent des coups de feu, c'est ainsi qu'est mortellement touché le Capitaine Chrysostôme.

    Vers 4 heures du matin, après qu'on eut capturé quelques prisonniers cachés dans les maisons. Le Général Briand décide la retraite, prétextant le retard pris dans l'exécution de son plan initial.

     

    La 2ème colonne, forte de 3 000 hommes est commandée par le Colonel Canecaude. Arrivé à proximité des Thilliers, elle se heurte aux saxons qui occupent le village et que le bruit des combats d'Etrépagny a mis sur leurs gardes. Là aussi après quelques minutes d'escarmouche, Les mobiles battent en retraite, sans vraiment tenter de percer le dispositif ennemi.

     

    La 3ème colonne, composé des Francs-Tireurs sous le commandement du Colonel Mocquart, remplit la mission qu'on lui a assignée. Par Heudicourt et Saint-Denis-le-Ferment, elle atteint Bazincourt et les faubourgs de Gisors. Ne voyant pas venir les 2 autres colonnes, à 5 heures du matin, elle bat en retraite pour se conformer aux ordres du Général Briand, sans avoir vraiment combattu. Le retour à Ecouis dans la journée du 30 novembre est peu glorieux.

     

     

     

    Le Général Saxon Comte de Lippe ordonne les représailles à l'encontre des habitants d'Etrépagny accusés d'avoir aidé les Mobiles français.

     

    Le 30 novembre, à 14 heures, un détachement de cavalerie saxon entre dans la ville avec plusieurs tombereaux de paille et du pétrole et bientôt l'incendie fait rage. Quelques maisons sont épargnées moyennant le versement d'importantes sommes d'argent de la part des habitants. Les pompes à incendie détruites, les saxons regagnent Gisors. Quand les secours arrivent des villages voisins vers 18 heures, 53 maisons et 7 fermes sont entièrement anéanties.

     

    Quelques otages,, dont le maire Monsieur Deslongchamps sont emmenés à Gisors, ils sont relâchés le lendemain, après que le Général de Lippe eut reçu du Comte de Keller, prisonnier des troupes Française à Ecouis, une lettre disant: « Je suis à Ecouis bien traité. Les habitants d'Etrépagny ne sont pas coupables!»

     

    Le 1er décembre, on enterre au cimetière d'Etrépagny, les 7 soldats français. Les saxons ont quant à eux, enlevé leurs morts.

     

  • Les 1100 ans de la Normandie par le comité régional du tourisme


    Normandie Tourisme
    envoyé par Normandietourisme. - Explorez des lieux exotiques en vidéo.

  • Idée de Lecture: Le Parler normand entre Caux, Bray et Vexin

     

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    Le Parler Normand entre Caux, Bray et Vexin - Francis Yard. Livre de 1998, édité par Association Le Pucheux, 435 pages. Le lecteur pourra soit retrouver, soit découvrir, ces mots familiers à nos aïeux et que nos contemporains sont loin d'avoir oubliés : Calbaude, ébreuiller, étibot, hauviau, nivelotter, penticô, pied cornier, pomerole, quiaule, rêquage, serpillon, ou varouilleux... la partir orientale de la Normandie ainsi couverte est une des régions normandes dont la richesse linguistique est la plus méconnue. Grâce à ce glossaire, c'est la variété et l'abondance de la langue traditionnelle de la Normandie orientale qui se trouve révélée.

  • Histoire de Normandie: La révolution dans le Vexin

    Les griefs énoncés dans les cahiers de doléances rédigés par des notables suggèrent l'allègement des divers impôts et charges, l'amélioration des routes et chemins, la mise à la disposition des ruraux des terres inemployés.

     

    Après 1790, des châteaux et des couvents déclarés biens nationaux trouvent facilement preneurs (surtout des bourgeois). Les moulins sont aussi très recherchés permettant la création de nouvelles industries.

     

    Les lieux de culte sont fermés, certains transformés en temples de la Raison et de l'être suprême. Parfois une messe est dite par un prêtre jureur non reconnu par le Vatican.

     

    Après Thermidor, le culte catholique est toléré.

     

    Quand l'assemblée Constituante remplace les Provinces par les départements ahistoriques, les bourgeois de Gisors émettent le voeu que la ville devienne le chef-lieu d'un département nommé les Deux-Vexins. Plus réaliste les bourgeois d'Evreux souhaitent que le département conserve les limites du Comté d'Evreux, que le chef-lieu soit Evreux. Le département s'appellera L'Eure.

     

    Gisors ne connu pas de grands désordre sauf l'assassinat en 1792 du duc de La Rochefoucauld et des actes de destructions dans l'église.

     

    En 1793, des bandes armées de brigands font leur réapparitions alors qu'elles avaient été supprimées sous la Royauté. Certains de ces brigands étaient des « chauffeurs », ils brulaient les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer où l'argent était caché.

     

    Les chauffeurs disparurent qu'avec l'avènement de l'Empire.

  • Paysages de Normandie: Le Vexin Normand

    Délimité par les vallées romantiques et tourmentes de la Seine, de l'Epte et de l'Andelle, le Vexin Normand est un secteur de plateaux ondulé et fertile. Pays de naissance de la Normandie, le Vexin est presque entièrement voué à l'agriculture, le limon particulièrement épais qui recouvre son plateau calcaire favorisant les grandes exploitations agricoles liées à la culture du blé et de la betterave.

     

    Le Vexin est le royaume de grandes propriétés qui n'ont rien à voir avec les clos masure du Pays de Bray. La maison du riche cultivateur se dresse au milieu d'une cour fermée par de hauts murs d'enceinte et nue la plupart du temps.

    Souvent, la maison d'habitation se prolonge par un jardin. L'architecture de pierre s'impose, principalement de pierre calcaire blanche ou grise. Certaines maisons mélangent bois et pierre, le colombage se retrouvant sur les pignons ou en bandeau sous la rive du toit.

     

    Quand elle existe, la maison à pans de bois est de type classiques avec, cependant, des colombages assez larges formant de grands panneaux et un soubassement particulièrement haut. Le décor est simplifié à l'extrême, à l'exception de quelques croix de Saint-André.

  • Paysages de Normandie:Le château de Martainville

    par Thibault et Caroline

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    Le château de Martainville, à 16 km de Rouen, sur la route de Beauvais, date de la fin du XVème siècle. Au lendemain de la guerre de Cent Ans, alors qu'une longue période d'insécurité, de pillages et de désordre avait dévasté la Normandie, la construction de cette magnifique demeure est un étonnant témoignage du renouveau de la provinceet du génie de ses habitants.

    Le souvenir des luttes récentes restait toujours présent. Chaque domaine était entouré de fossés, de tours et de hautes murailles. Mais une ère plus heureuse s'annonce, les machicoulis et les créneaux sont conservés pour le décor tout autant que pour la défense.

    Parmi les demeures qui surgissent alors, Martainville a fière allure avec son volume imposant où la brique, la pierre et l'ardoise sont harmonieusement distribués et donnent à la fois une impression de puissance et de grâce. Il reflète la richesse et la éussite en affaires des négociants rouennais qui à l'aube de la Renaissance prirent une place de premier plan dans l'essor de la Normandie.

    Jacques Le Pelletier, marchand de Rouen, construisit le château à partir de 1485. Le domaine de Martainville, dont la seigneurie appartenait à l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen au XIIIème siècle, était au XVème siècle à la famille de Floques qui eut un rôle important dans l'expulsion des Anglais.

    Robert de Floques en 1441 avait libéré Evreux et Conches; son fils Guillaume de Floques était devenu évêque d'Evreux. Resté dans la même famille jusqu'à la Révolution, le château a été acquis par l'Etat en 1906.

    Martainville était entouré jusqu'au milieu du XIXème siècle d'une enceinte de murs de briques flanquée de tourelles qui seules existent encore. La même disposition se retrouve au château de Tilly à Boissey-le-Châtel et à celui de Chambray à Gouville dans l'Eure où le mur reliant les tourelles a disparu, dégageant les perspectives du château.

    Celui de Martainville, de forme rectangulaire, est lui-même marqué par cet aspect défensif: une grosse tour à poivrière se dresse à chaque angle, une tourelle en encorbellement à deux étages s'élève au-dessus de la porte d'entrée à l'ouest, et au milieu de l'autre façade, c'est encore une tourelle à pans dominant tout l'édifice qui abrite l'escalier.

    Les fenêtres à croisées, les lucarnes " enjolivées" au XIXème siècle, les machicoulis, les murs de brique dont la disposition losangée ou unie aux chaînages de pierre est très décorative, tout concourt à distinguer cette demeure de plainsance. Témoignage intéressant du Moyen-Âge finissant et de l'aube de la Renaissance.

    L'intérieur du château est tout aussi remarquable. Après de longues et minutieuses restaurations, il a été aménagé en musée. Le corridor d'entrée, la salle des gardes, la cuisine, la salle à manger au rez-de-chaussée et les deux étages présentent un ensemble de meubles et de collections évoquant la vie rurale en Normandie.

    Celle-ci reste aussi étonnamment présente avec le colombier, le fourà pain et les communs qui complètent le domaine.

    Bonne visite pour ceux qui ne connaissent pas.

     

     

     

  • Personnage de Normandie:Saint-Clair

    Si la Saint-Clair a disparu des calendriers de notre chère république; ce martyr du IX ème siècle n'en est pas moins encore invoqué pour guérir les maux des yeux.

     

    Selon la légende, ce saint est né à Rochester. Il s'en fuit d'Angleterre pour échapper à un mariage forcé que son père veut lui faire contracter. Il traverse la Manche et aborde à Nacqueville dans le Cotentin.

    Mais il doit à nouveau fuir, car harcelé par les ardeurs d'une noble femme.

     

    Après avoir sillonné le Vexin, il se fixe enfin dans un monastère près de l'Epte.

     

    Malheureusement, l'amoureuse Cotentinoise dépitée retrouve sa trace et dépêche un assassin à gages pour lui couper la tête.

     

    L'histoire raconte que la main du bourreau aurait tremblé si fort que le coup porté dérapa et découpa la boite crânienne au lieu de trancher le cou. Le saint aurait alors très calmement ramassé la partie ensanglantée qui gisait à terre, l'aurait rincée dans l'eau d'une fontaine, avant d'aller marque l'endroit de sa sépulture.

     

    Les statues le représentent ainsi, tenant sa tête ou sa calotte crânienne découpée au dessus des yeux, dans ses mains.

     

    Le lieu de culte par excellence se situe maintenant dans le Val-d'Oise à Saint-Clair-sur-Epte, village qui appartenait autrefois au Diocèse de Rouen.

     

    Les fontaines dédiées au Saint sont nombreuses en Normandie.

  • Rando dans le Vexin Français et dans le Vexin Normand

    par Marc

    A cheval sur l'Eure et le Val d'Oise, ce plateau crayeux est fortement délimité au sud-ouest par la Seine, qui y découpe de hautes falaises blanches pittoresques. Les roches de calcaire blanc qui environnent La Roche-Guyon et Haute-Isle sont un véritable gruyère. Habitations préhistoriques ou maisons secondaires, ces abris creusés à même la craie ont pour nom "boves".

    Circuit Les Boves de la Roche

    Randonnée Véxin Français: 10 km et 3 h aller-retour sans les arrêts

    En partant de la mairie de La Roche-Guyon, le sentier monte en pente raide. Balisage : blanc et rouge du GR 2, jaune et rouge du GR de pays, jaune du PR.

    Aprés la mairie, dépasser le gîte d'étape et prendre le GR de pays. On traverse la D 100 et on monte en plein bois entre la forêt de la Roche et celle de Haute-Isle pour arriver à un champ qui longe la lisière de la forêt.

    Aux premières maisons d'Amenucourt, le GR de pays continue vers l'est en direction de la ferme de Chesnay, par une route champêtre. Les murs fortifiés de cette magnifique ferme domine le vallon où l'Epte, dans le lointain, creuse son lit. Juste aprés la ferme, le sentier s'enfonce dans les bois du parc pour redescendre vers la vallée de la Seine. Il rejoint le balisage jaune du PR en plein bois. Suivre ce dernier pour continuer vers le sud et rattraper la route des Crètes. Continuer en direction des carrières de Chérence vers l'est.

    A la hauteur de Haute-Isle, en lisière d'un bois, on descend vers le clocher de l'église troglodytique qui pointe à même la falaise.

    En retournant vers la D 100 en direction de La Roche-Guyon, on bifurque sur un chemein qui se rapproche de la Seine pour revenir par le cimetière au point de départ de cette randonnée dans le Vexin Français.