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veules les roses

  • Ville de Normandie: Veules les Roses

    C'est un joli village de la côte: il fut « découvert » en 1830 par la séduisante Anaïs Aubert, de la Comédie Française, à la suite d'un chagrin d'amour. Les frères Goncourt y passèrent plusieurs étés, et Victor Hugo, sur la terrasse d'une villa, aujourd'hui disparue, et qui appartenait à Paul Meurice, y cueillit ses ultimes insiration.

     

    Veules qui s'enorgeuillit d'une très vieille église, d'une petite rivière peuplée de truites; de sentiers capricieux, dont le moindre a sa légende, de cressonnière, parant un décor de chaumières normandes, a été célébré par d'illustres écrivains.

     

    Mélingue, l'as du mélodrame y a sa rue; Emile Bergera y trouva les personnages de l'une de ses comédie. Henri Lavedau y écrivit le Duel et Le Marquis de Priola.

    Paul Hervieu, l'un de ses contes les plus remarqables. Maurice Leblanc y promena son Arsène Lupin. Jules Truffier y demeura fidèle jusqu'à sa fin.

     

    Un hôtel à Tourelles évoque le passé; et il y subsiste encore les vestiges d'un château qui a gardé plus d'un secret.

     

    Devant la mer, nombre de Parisient y ont édifié leurs châlet. La dernière guerre y a cause d'importants ravages.

     

    En avançant au long des « caves » fleuries, flottent encore les ombres d'Albert Clémenceau, de Michelet, d'Alexandre Dumas, d'Harpignies, d'Eugène Maruel, du général Marchand.

     

    Chaque logis à son histoire. L'un abrita François Coppé, un autre Alexandre Millerand etc...

     

    Puissiez-vous venir dans ce lieu ravissant oublier vos soucis.

  • Paysages de Normandie: 600 kilomètres de côtes

     Sans aller faire de la géographie humaine ou des études de droit coutumier agraire au fond de ce « pays des haies », comme on appelle le Bocage, il suffit au voyageur de longer le littoral normand pour être convaincu de la diversité des paysages.  

     

    • Le Tréport, qui flirte avec ses voisines picardes, se rattache à la Côte d'Opale. Mais tout de suite en aval, commence avec Criel-Plage, le mur de craie strié de silex, la falaise par excellence, qui jusqu'à Sainte-Adresse et le Havre sous le cap de la Hève, domine la mer à pic infranchissable de cent mètres et plus. Là seulement où des ruissellements ont pu fissurer le plateau de Caux et déliter le gras et blanc calcaire, des ports aménagés pour le commerce, la grande pêche, le transport maritime et la plaisance ont pu s'installer; encore ont-ils dû se protéger de la mer et équiper le dernier kilomètres de l'estuaire en y creusant des bassins: ainsi en va-t-il pour Dieppe, Saint Valéry, Fécamp.

     

    Lorsque l'effondrement de la falaise fut de faible amplitude ou le fleuve côtier top maigre pour irriguer un port, la « valleuse » n'a pu abriter que de très petites agglomérations qui longtemps vécurent uniquement d'une activité artisanale de la pêche, voire de la simple pêche à la cueillette. Il a fallu l'animation balnéaire, bien que saisonnière, pour que des communes comme Veules-les-Roses, Les Petites-Dalles, Yport ou Etretat.

     

    Faites de l'accumulation des silex débarrassés de leur gangue de craie lors des éboulements de falaise, leurs plages de galets présentent l'avantage d'être propres et stables. Les fonds rocheux couverts de varech, entretiennent à chaque marée un air salubre et iodé. Les rognons de silex pris dans un mortier servent à l'édification de murs à parement de briques dans un grand nombre d'édifices; les villages offrent de ce fait un aspect méticuleux, un peu austère, caractère adouci bien souvent par des massifs d'hortensias roses ou bleus qui poussent librement jusque dans de minuscules courettes sur le devant des maisons.