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vernonnais

  • de Juin à Août 44: Les habitants de Vernonnet se réfugient dans les carrières

    Les liaisons entre Vernon et Vernnonnet furent une grave préoccupation: le 26 mai le pont routier est détruit par un bombardement américain. Le 29 mai, une passerrelle à pieton est ouverte mais elle largement insuffisante car les grandes quantités de ravitaillement ne peuvent l'emprunter. Le 6 juin, la municipalité fait mettre en place un petit Bac de 3 tonnes. Le bombardement du 8 juin le met hors service. Devant les diffcultés du passage par le pont, beaucoup préfèrent se servir de barques.  

     

    À Vernnonnet la situation est vite devenue préoccupante. Après les premiers bombardements, la population est montée se réfugier dans les carrières. Près des deux tiers des habitants s'y touvent au mois de juin. Le faubourg comptait 1 300 habitants à l'époque.

     

    Le Secours National organise des collectes de linge à domicile pour subvenir aux besoins des réfugiés.

     

    Lorsque le risque d'attaques aérienne devient trop grand, de moins en moins de personnes osent traverser la Seine. Les carrières reçoivent alors leur autonomie, Maurice Pinard, instituteur à Vernonnet devient le représentant du Maire pour la rive droite.

     

    Mais quelles étaient donc ces carrières et comment les gens vivaient-ils à l'intérieur? Plusieurs témoignages ont permis de reconstituer les trois mois de cette vie troglodytique. Dix à quinze carrière ont été occupées par des réfugiés.

     

    Les sites connus sont les suivants:

     

    • côte du Mont-Roberge et côte du Roule: sept carrières qui portent les noms suivants Tsouchima, Côte de l'Isle, les Picards, la Fouine, Mont-Roberge, Bailly et Saint-Nicolas. Bailly, Les Picards et Mont-Roberge étaient reliées par des galeries souterraines.

    • Côte Saint-Michel: la champignionnière Notre-Dame et La Glacière

    • Route de La Queue d'Haye: Les Cascades

    • Manitot: deux petites carrières.

     

    Ce n'était pas la place qui manquait, mais le fait de n'avoir rien prévu pour l'accueil des réfugiés était ce qui faisait le plus défaut.

     

    Chaque carrière avait un responsable: ceux-ci se réunissaient souvent pour administrer ce petit monde souterrain. L'approvionnement se faisait grâce à une ou deux épiceries demeurées ouvertes. Des cultivateurs de La Queue d'Haye approvisionnaient la population en légumes et en lait. Pour l'eau, il était nécessaire de descendre à Vernonnet la chercher.