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verneuil sur avre

  • Idée de Lecture: Louis de Frotté, dernier général des Chouans

    Louis de Frotté, dernier général des Chouans
    par Claude Le Roy
    Ed. H&D
    2ème édition revue et augmentée, 2009
    ISBN 978-2-9142-6615-4

    Louis de Frotté est né en août 1766, à Alençon...

    À la guerre de Vendée succèdent ces guérillas de l'ombre, les Chouanneries qui, par landes et forêts, harcèlent les gouvernements de la République, de la Convention jusqu'au Consulat, de 1793 à 1800.
    Partout, pour Dieu et pour le Roi, l'Ouest se rebelle, au sud de la Loire, en Bretagne, dans le Maine et l'Anjou. La Normandie n'est pas en reste. Dès l'automne de 1793, des bandes s'organisent.
    Louis de Frotté en prend le commandement en 1795.
    Il sera le dernier Général des Chouans, « ce Frotté à l'écharpe blanche, tué par le fusil des gendarmes, avec un sauf-conduit sur le cœur » qu'évoque Barbey d'Aurevilly dans L'Ensorcelée.
    Voici l'histoire de sa vie et de son combat.

    ... avec plus de 160 notices biographiques
    – dont celles des six autres fusillés de Verneuil – et des index des noms de personnes et de lieux.

  • Histoire de Normandie: La Vallée de l'Avre, Frontière historique Normande

    Âprement disputée pendant des siècles, la Vallée de l'Avre séparait le duché de Normandie indépendant et le Royaume de France.  

     

    Dès le XI ème siècle, elle devint la puissante ligne de défense du « Fossé-le-Roi » depuis les sources de l'Avre jusqu'à son confluent avec l'Eure.

     

    Les forteresses de Chennebrun, Saint-Christophe, Verneuil, Tillières et Nonancourt défendaient cette frontière.

     

    Le « Fossé-le-Roi » relait les châteaux Normands, de l'étang de Conturbie jusqu'au delà de Nonancourt. Il était alimenté par des canaux amenant les eaux de l'Iton.

  • Paysages de Normandie: Le Perche et l'Avre

    La route d'Alençon à Dreux remonte d'abord la vallée de la Sarthe puis traverse à peu près en leur milieu les collines du Perche qui prolongent vers l'Est les hauteurs du Bocage et séparent la Normandie du Maine. C'est une région pittoresque et accidentée, que son altitude modérée suffit cependant à dresser bien au-dessus des plateaux environnants. Abondamment arrosée, elle est couverte de vastes forêts et d'herbages émaillés de nombreux étangs. L'élevage du cheval y est traditionnellement et y a donné naissance à une race particulièrement vigoureuse de chevaux de trait connu sous le nom de Percheron. Mortagne qui possède une belle église du style flamboyant, est une ville typique du Perche, bâtie sur une colline de 259 mètres d'altitude, d'où l'on découvre un immense horizon au Sud vers la vallée de l'Huisne.

     

    Après avoir franchi la crête du Perche, la route de Dreux rejoint bientôt la Vallée de l'Avre qui y prend naissance au milieu des forêts. Cette rivière baigne la charmante ville de Verneuil que dominent un vieux donjon cylindrique du XIIème siècle et la magnifique tour flamboyante de l'église de la Madeleine. Mais le charme de Verneuil est dû principalement à ses maisons anciennes du XVème au XVIIIème siècle, les unes en bois, les autres en pierre, briques et silex, donc certaines présentent ce plaisant appareillage en damier si caractéristique des constructions normandes. Ces vieux logis, épargnés ici par la guerre, font d'autant plus plaisir à voir aujourd'hui que tant d'autres ont la proie des flammes.

     

    En aval de Verneuil, Tillières mérite un arrêt pour le choeur renaissance de son église: il est en effet couvert à l'intérieur d'un remarquable plafond de pierre soutenu par des nervures ajourées qui rayonnent en étoile autour de quatre magnifiques clés pendantes.

     

    L'Avre rejoint la vallée de l'Eure aux confins de la Normandie.

  • Villes de Normandie: Verneuil-sur-Avre

    Verneuil était également une place forte qui défendait la ligne de l'Avre comme Gisors celle de l'Epte.

     

    Elle se composait de trois petites villes fortifiées unies dans une enceinte commune. On ne voit plus aujourd'hui que des vestiges de ses remparts et de ses fossés où était conduite une partie des eaux de l'Iton. Il n'en reste qu'un donjon, la Tour Grise, mais perverti de façon ridicule par l'un de ses propriétaires.

     

    Fondé par Henri Ier Beauclerc, la cité fut prospère et fière. En son beau temps on y comptait sept paroisses. On y voit encore deux églises qui sont d'une qualité, d'une originalité qui ne peuvent laisser indifférents.

     

    Sur la longue place, d'où l'on peut admirer du haut en bas, se dresse la tour de la Madeleine qui signale la ville à six lieues à la ronde. Elle présente tous les caractère de l'architecture normande du XV ème siècle et paraît posée là pour faire savoir que nous pénétrons dans la Province Normande. Ses fenêtres, ses arcatures de plus en plus compliquées au fur et à mesure que s'élève l'édifice sont surmontées de couronnes en retrait posées comme des pièces d'orfèvrerie sur une tête royale.

     

    On a dit qu'elle était inspirée par la tour de Beurre de Rouen.

     

    A côté de cette aiguille, l'église de la Madeleine paraît tassée sur le sol. Ce luxe, ce grand pavois contrastent avec sa modestie et l'écrasent. Les hommes du XVIII ème siècle eurent pourtant le bon goût de faire une façade simple et basse pour abriter le portail roman en grison. Les statues sont parfois un peu frustes et proches d'un « art populaire ».

     

    Le monument en bas-relief de David d'Angers perpétue le souvenir de Frotté et de ses compagnons Chouans fusillés malgré les promesses républicaines.

     

    L'Eglise Notre-Dame, d'origine romane, a subi de nombreuses transformations. Là aussi abondent les statues dues probablement à un atelier vernolien.

     

    Quelques hôtels particuliers témoignent de l'époque d'opulence de la ville. La maison de la rue du Canon, à tourelle d'angle, appareillée en damiers de silex, fut construite pour Gibouin, maire de Verneuil au début du XVI ème siècle.

     

    Cette ville malgré bien des vicissitudes reste plaisante.

  • Ecrivains de Normandie: Alexis de Tocqueville

    Alexis de Tocqueville

     

    le 16 avril 1859 meurt à Cannes, des suites d'une tuberculose contractée lors de sa jeunesse, Alexis de Tocqueville qui a accepté « pour éviter le scandale » de recevoir les derniers sacrements.

     

    Il voit le jour le 29 juillet 1805 au château de Verneuil sur Avre, dans l'Eure. Issu d'une famille de vieille noblesse du Cotentin, il est élevé dans la haine de la Révolution. Vers l'âge de seize ans, la découverte des ouvrages des philosophes du XVIII ème siècle dans la bibliothèque paternelle lui fait perdre sa foi religieuse.

     

    Après des études littéraires et juridiques, il devient en 1827, juge-auditeur au Tribunal de Versailles. Comme son métier ne le passionne guère, il se fait envoyer en mission aux Etats-Unis pour étudier le système pénitentiaire.

     

    De ce voyage, il publie en 1835 « De la démocratie en Amérique » et entre alors dans la politique après avoir démissionné de ses fonctions de juge. Les deux premiers tomes de son ouvrage reçoivent un accueil triomphal en Angleterre et en Amérique.

     

    En 1839, il est élu député de la Manche, puis il est constamment réélu.

     

    Du 2 juin au 30 octobre 1849, il est ministre des affaires étrangères.

     

    Mais le monde politique n'est pas le sien et, désabusé, il démissionne de tous ses mandats électifs pour rédiger sa deuxième œuvre majeure, « L'Ancien Régime et la Révolution » publié en 1856.

     

    Le Normand qu'il est écrit alors à monsieur de Loménie: « Je me suis remis sérieusement à mon livre et je bâtis une magnifique étable à cochons. Laquelle de ces œuvres durera plus que l'autre, hélas, je n'en sais rien en vérité. »

     

    Peu familière aux Français, l'oeuvre d'Alexis de Tocqueville est perpétuée encore aujourd'hui aux Etats-Unis qui le considèrent comme un des plus perspicaces politologues de l'Histoire de l'Humanité.