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vaux de vire

  • Culture de Normandie:le Sildre de Normandie

    Le Sildre de Normandie

    (Vaudevire d'Olivier Basselin poète normand du XV ème siècle)


    De nous se rit le François:

    Mais vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sildre de Normandie

    Vault bien son vin quelquefois.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sildre beau!

    De te boive, me convie;

    Mais pour le moins, je te prie,

    Ne me trouble le cerveau.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Je ne parts point la raizon

    Pourtant à force de boive

    Et ne vay point en Cholère

    Tempester à la mayson.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.

     

  • Culture de Normandie:Complainte Normande

    Complainte Normande d'un auteur inconnu (après 1450)


    Hélas! Olivier Basselin,

    N'ouïrons-nous plus de vos nouvelles?

    Vous ont les anglais mené à votre fin!


    Vous souliez (aviez coutume) gaiement chanter

    Et mener joyeuse vie,

    Et les bons compagnons hanter

    Par le pays de Normandie.


    Jusqu'à Saint-Lô, en Cotentin,

    En une compagnie moult belle

    Oncques ne vit tel pèlerin.


    Les Anglais ont fait déraison

    Aux compagnons du Vau de Vire:

    Vous n'ouïrez plus dire chanson

    A ceux qui les soulaient bien dire.


    Nous prions Dieu de bon coeur fervent

    Et la douce Vierge Marie

    Qu'il donne aux Anglais mauvaise fin.

    Dieu le père ainsi les maudisse.

  • Culture de Normandie:Apologie du cidre par Olivier Basselin

    De nous se rit le François:

    Mais, vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sidre de Normandie

    Vaut bien son vin quelquefois

    Coule à val, et loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sidre beau!

    De te boire me convie:

    Mais, pour le moins je te pris,

    Ne me trouble le cerveau

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Je ne perds point la raison

    Pourtant, à force de boire,

    Et ne point en cholere

    Tempester à la maison

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Voisin, ne songe en procez;

    Prends le bien qui se presente.

    Mais que l'homme se contente.

    Il en a toujours assez.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    N'est pas cestuy-là logé?

    En est-il demeuré goutte?

    De la soif, sans point doute,

    Je me suis très bien vengé.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.