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véliocasses

  • Histoire de la Normandie: La Normandie « gallo-romaine»

    Dans leur entreprise de conquête de la Gaule Chevelue, les troupes de Jules César progressent difficilement lorsqu'ils abordent le nord-ouest.  

     

    Viridorix, le chef des Unelles du Cotentin, transforme la presqu'île en forteresse et oppose une forte résistance aux romains.

     

    Viridorix est battu en 55 avant Jésus Christ, et l'ensemble de la région est soumise. Elle devient la base arrière de la conquête de Britannia (Angleterre)

     

    L'organisation augustéenne inclut la région dans la province de la Lyonnaise et la dote de cités. Certaines sont crées de toutes pièces comme Augustodurum (futur Bayeux). D'autres comme Juliobona capitale des Calètes et Rotomagus, capitale des Véliocasses acquiert de plus en plus d'importance grâce à leur position proche de la Sequana (la seine)

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  • Histoire de Normandie: La période antique dans la vallée du Gambon

    L'eau est, le plus souvent, la cause première des anciens groupements humains. Elle donne l'essentiel de la vie, lorsqu'elle est courant; elle protège l'homme mal armé lorsque, s'écoulant mal, elle s'amasse en poches stagnantes, en marais difficiles à traverser.

     

    C'était le cas de la basse vallée du Gambon. Jusqu'aux travaux de drainage du XVI ème siècle, l'eau ne s'écoulait pas librement jusqu'à la Seine. À partir d'un seul, que maintenant, plus rien ne matérialise, mais qui se situe en gros au carrefour situé auprès de la place Poussin, et la rue de la Libération, la pente de la rivière est infime et l'eau, grossie de sources, stagnait sur l'argile de son lit, formant semble-t-il un vaste marais s'étendant pratiquement jusqu'à la Seine.

    Nulle embarcations ne pouvait s'aventurer à travers ces eaux encombrées d'herbes et de plantes aquatiques. Ce marais a probablement constitué pour les Celtes de la tribu des Véliocasses un site favorable à la vie et bien défendu naturellement. Une simple chaussée surélevée, au pied du versant des collines du sud permettait de contourner le marais: on la fermait aisément. Une chaussé au nord conduisait à un port naturel constitué par l'embouchure du Gambon.

     

    Des trésors ont été trouvés en amont de ce marais:

    dès le XVIII ème siècle: Des poteries, des monnaies ont été trouvées. Certaines ont été regroupées dans les musées d'Evreux et de Rouen. Une collection réuniée entre 1880 et 1939 par M. Coutil, préhistorien et archéologue local a été en partie détruite lors de la seconde guerre mondiale. Certaines belles pièces de cette collection se trouvent dans les musées d'Evreux, de Rouen et même de Saint-Germain-en-Laye.

     

     

    Aux celtes succédèrent les celto-romains. Des vestiges de la riche civilisation Celto-romaine sont apprus et apparaissent encore grâce aux fouilles. Nombreuses sont les « villas » (établissements agricoles): fermes du Vexin qui acheminaient leur grain par la vallée du Gambon vers le port sur la Seine. Un théâtre de médiocre grandreur fut découvert en 1880 par M. Coutil. Il disparaît complètement dans des brouissailles et il est inexploité au niveau touristique.

     

    En 1977,des bulldozets bouleversaient un mauvais pré fangeux, pour établir un terrain de football, et ils mirent au jour une belle mosaïque. Des fouilles systématiques furent entreprises et on délimita sur plus d'un hectare, une série de salles munies d'hypocaustes, dont l'une avait conservé une mosaïque entière. Celle-ci mesure plus de 6 mètres de côté, le dessin géométrique en octogone étoilé témoigne d'une grande maîtrise technique.

    On date cet ensemble entre la fin du II ème siècle et le début du III ème siècle après Jésus-Christ. Il semble que la destruction ait eut lieu au moment de la première occupation de troupes Franques.

    Une réoccupation partielle du site semble s'être faite. Le site fut abandonné définitivement au IV ème siècle.

     

    Le théâtre découvert par M.Coutil en 1880 aurait été construit à la même époque, et l'ensemble constitué deux constructions monumentales. Des fragments de poteries, des pièces de monnaies à l'effigie des Tetricus, situent l'ensemble au Bas Empire romain.

     

    On trouve toujours dès que l'on creuse, dans toute la vallée du Gambon, des gragments de poteries et des monnaies datant de l'époque Celto-romaine. Sur la rive de la Seine, il semble que les traces de nombreuses fondations puissent permettre de penser qu'un port antique celto-romain existait à cet emplacement.

  • Les peuples celtes autour de la basse vallée de la Seine

    La Seine est traditionnellement définie comme une frontière entre la Gaule Chevelue (Gallia Comata) et la Gaule Belgique (Gallia Belgica) peuplée par des populations arrivées plus tardivement.

     

    Si l'on considère le territoire correspondant à l'actuelle Haute-Normandie, au nord de la Seine, Calètes et Véliocasses se partagent la zone située au nord de la Seine, entre les côtes de la Manche et la vallée de l'Oise, tandis qu'au sud l'on trouve les Aulerques Eburovices.

     

    Par son implantation sur la rive droite de la Seine, l'oppidum de Vernon est donc situé, en limite de celui des Aulerques Eburovices, sur la rive gauche du fleuve et de l'immense cité des Carnutes.

     

    Précisons d'emblée que les limites territoriales des peuples celtes ne nous sont connues que par des témoignages postérieurs (découpage administratif gallo-romain, puis des évêchés au Haut Moyen-Âge), ce qui rend difficile toute extrapolation pour l'époque précendant la conquête romaine.

    Prenant en compte ces éléments, les historiens considèrent que le territoire des Véliocasses, qui a donné son nom au Vexin, se développait au sud selon l'axe de la Seine de Caudebec-en-Caux à la Vallée de l'Oise. À l'ouest, même si aucune frontière naturelle n'est satisfaisante, les historiens situent traditionnellement la frontière entre Véliocasses et Calètes au niveau de l'axe Caudebec-en-Caux à Yvetot. Ainsi, l'assise territoriale de la cité des Véliocasses est fortement ancrée sur le cours de la Seine, seule frontière crédible et veritable épine dorsale. À l'est et au Nord, aucune certitude n'existe sur les limites exactes.

     

     

    Le territoire des Calètes, dont on retrouve le nom dans le Pays de Caux, épouse à l'ouest les côtes de la Manche. Au niveau de l'embouchure de la Seine, les Calètes possèdaient une frontière commune avec les Lexoviens. Les Calètes, dont le chef-lieu sera Lillebonne à l'époque Gallo-romaine, pourraient cependant contrôler les deux rives de l'estuaire si l'on se réfère à la cartographie des diocèses médiévaux avec toutes les réserves que cela comporte.

     

    La Civitas des Aulerques Eburovices, quant à elle se développe au sud de la Seine. La frontière orientale et méridionale de ce peuple serait située selon une ligne partant en amont du confluent de l'Epte et rejoignant les cours de l'Eure et de l'Avre. À l'est, commence l'immense territoire des Carnutes se développant dans une part importante du Bassin Parisien, et en contact avec la Vallée de la Seine en amont de la confluence de la Seine et de l'Epte.

  • Histoire de la Normandie:La civilisation celtique

    Les peuples celtes qui occupent la plus grande partie de la France au VI ème siècle avant Jésus-Christ ont une large implantation en Normandie.


    Entre la Seine,la Risle et l'Avre se contre les Eburovices, membre de la confédération Aulerques. Au Nord de la Seine dans le Vexin c'est les Véliocasses. À l'ouest de la Risle c'est les Lexovii. Dans le Pays de Caux c'est les Calètes, dans le Cotentin, c'est les Unelles et autour de Bayeux c'est la Baoïcasses.


    Les celtes sont passés maîtres dans l'industrie du fer; ils mettront exploitation les argiles à minerai de fer du Pays d'Ouche. Durant les V ème et IV ème siècles, ils usent de courtes épées de fer; au III ème et II ème siècle, les épées s'allongent, puis au I er siècle, elles atteignent leur longueur maxima.


    Les sépultures des deux premières époques offrent des corps inhumés; les plus anciennes montres des bracelets de bronze (sépultures de Huest, Jouy et Plessis-Grohan), les plus récentes des bracelets de verre.

    Sous l'influence romaine, la pratique de l'incinération reparaît, et à côté des urnes se voient des bracelets de fer.

    Mentionnons parmi les nécropoles de cette dernière période celles de Notre-Dame-du-Vaudreuil, de Léry, des Damps, d'Ezy et d'Evreux.


    Le seul monument d'époque gauloise dont les vestiges aient été découvert dans le département est le sanctuaire lié à un culte de source à Saint-Aubin-du-Vieil-Evreux. Il comportait à l'intérieur d'une enceinte d'un temple quadrangulaire avec « cella » centrale décorée intérieurement et extérieurement d'enduits peints.

    Plusieurs centaines de monnaies des diverses tribus du nord-ouest de la Gaule y ont été trouvées.


    Quelques vestiges d'habitations rurales toutes en clayonnages ont été repérées çà et là; les rares textes historiques contemporains des derniers temps de l'indépendance gauloise ne nous donne que fort peu de renseignement utilisables, notamment en ce qui concerne nos régions.


    Les Véliocasses alliés aux Bellovaques (peuple installé du côté de Beauvais) participèrent au soulèvement Celte contre Rome au printemps de 57 avant J-C.


    César nous apprend encore dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, que la Confédération Aulerques était gouvernée par des sénateurs qui, pour s'être montrés trop patients à l'égard du conquérant romain en 56 avant J-C furent massacrés par les peuples de la Confédération désireux de voler au secours des Unelles du Cotentin alors révoltés contre Rome.


    Les Eburovices (autour du Vieil-Evreux) entretenaient des relations amicales, semble-t-il, avec les peuplades voisines des Bellovaques, des Véliocasses et des Carnutes qui se montrèrent plus d'une fois rebelles à la mainmise de Rome.


    Au moment de la soumission à la puissance romaine, sur ce riche sol, une nombreuse population agricole était établie, atteignant sa plus grande densité dans la région du confluent de la Seine. Un réseau de bons chemins facilitait le commerce;de petites industries étaient déjà en activité:ateliers métallurgiques à Condé sur Iton et probablement aussi aux alentours de Rugles. Mais une notable partie du territoire était encore entièrement couverte de forêts.


    Quelques bourgs existaient déjà Gisacum (le Vieil-Evreux) qui était la capitale des Eburovices, Breviodunum (brionne) sur la route de Lisieux, Condate (Condé sur Iton).


    Le nom de quelques localités et lieux dits du département de l'Eure remonte à l'époque gauloise, tel que Manthelon, Mantelle, Mandres, Verdun, Chambord, Nogent, Nojeon, Noyon, Vernon, Bailleul, Corneuil, Grateuil, Verneuil, Autheuil, Beuil, Le Vaudreuil, Valeuil, Ardanne, Ardennes.

  • Traditions Celtes:La bague chez les celtes

    La bague chez les celtes


    La bague symbolise un lien indéfectible unissant deux êtres ou deux principes. Cette association donne des pouvoirs ou le pouvoir. Ainsi, Luned, fée servante de la Dame de la Fontaine et du Chevalier Noir offrit à Owein une bague dans laquelle était enchâssée une pierre qui donnait l'invisibilité, ce qui lui permit d'obtenir la victoire lorsqu'il voulut conquérir la Dame de la Fontaine.


    Luned initiatrice d'Owein, reprit la bague et ôta le pouvoir lorsqu'il délaissa la Dame de la Fontaine.

  • Rouen, une longue Histoire

    Appelée Rotomagus par les Romains, Rouen était la capitale des Véliocasses ou habitants du Vexin. Ils y établirent une garnison et un préfet militaire.

    Les pirates scandinaves dits 'Northmans' (homme du nord, terme transformé en Normands), remontèrent la Seine jusqu'à Rouen en 841, et ils livrèrent la ville aux pillages. En 876, une nouvelle invasion eut lieu sous la conduite du célèbre Rollon qui établit à Rouen le centre de ses courses guerrières. Charles le simple lui succéda en 911 par le traité de St Clair sur Epte, la région prit à se moment le nom de Normandie.

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    Les ducs de Normandie, ne tardèrent pas à entrer en lutte avec leur suzerain. Guillaume le Conquérant avait conquis l'Angleterre en 1066, les rois de France pour sauver l'unité nationale, eurent dès lors à combattre des princes qui étaient à la fois leurs égaux comme rois d'Angleterre et leurs sujets comme vassaux Français. Pour Rouen la lutte ne se termina qu'en 1449. En 1193, Philippe Auguste vint assiéger la ville, il échoua la 1ère fois, mais il réussit en 1204. Puis se fut les désastres de la guerre de 100 ans : assiégée en 1419 par Henry V d'Angleterre, Rouen dut capituler après 7 mois de blocus. On avait vainement jeté hors de la ville 12000 bouches inutiles, vieillards, femmes et enfants, qui moururent de faim entre les remparts et le camp ennemi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mais Jeanne d'Arc allait bouter les Anglais hors de France. L'héroïne, après s'être jetée dans Compiègne assiégée, fut prise, le 23 mai 1430. Elle fut amenée à Rouen et emprisonnée dans une des tours du Château. Elle fut condamnée à la prison perpétuelle, mais ses ennemis voulait sa mort. Un de ses geôliers lui ôta pendant son sommeil ses habits de femme et elle fut contrainte de revêtir des habits d'homme auxquels elle avait promis de renoncer. Les juges la condamnèrent, comme relapse, à être brûlée vive. L'exécution eut lieu aussitôt, le 30 mai 1431, sur la place du vieux marché. Et s'est en 1449 que la capitale de la Normandie, fit  enfin son retour au Roi de France.

    Au 19ème siècle, Rouen dut subir l'occupation allemande du 5 décembre 1870 au 22 Juillet 1871.

    Pendant la guerre de 1914-1918, Rouen resta en dehors de l'avance extrême des Allemands qui essayèrent en vain de faire sauter le pont d'Oissel. L'agglomération devint bientôt l'un des grands centres de concentration de troupes Anglaises.

    Mais Rouen a particulièrement souffert lors de la Seconde guerre mondiale. L'incendie de Juin 1940 et les bombardements aériens qui se sont déroulés du 18 Avril au 30 Août 1944, ravagèrent plus de 10 hectares et détruisirent plus de 5000 immeubles. Les monuments historiques n'ont pas été épargnés : l'église St Vincent fut détruite, le bas coté de la cathédrale écrasé par les bombes, le haut de la tour St Romain incendié, l'église St Maclou, le Palais de Justice, l'Hôtel de Bourtheroulde furent gravement endommagés. Rouen connut la libération le 30 Août 1944