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traditions de normandie

  • Culture de Normandie: Maman m'dit tous les jours


    podcast

  • Traditions de Normandie: Les Croix de Seine-Maritime

    Grès et pierre calcaire, bois, granit, fonte, fer forgé et même béton armé sont les matériaux employés pour fabriquer ces croix. De bas en haut on distingue: le socle, le fût scellé dans le socle à l'aide de plombs sur les croix en grès, la croix et le sommet.

     

    Qu'elles soient simples ou remarquablement sculptées, on en dénombre parfois plusieurs par commune.

     

    Schématiquement, elles sont de quatre sortes:

     

    • Les croix de cimetière

    Elles sont situées au pied des églises, au milieu des tombes. Ce sont des calvaires. Ces croix commémorent donc la Passion du Christ et en porte souvent les instruments: les tenailles, le marteau, l'éponge de vinaigre, les dés à jouer, la couronne d'épine, etc...

    L'If centenaire et le calvaire sont parfois les seules marques d'un cimetière disparu.

     

    • Les croix de chemins

    On les trouve en bordure de route ou au milieu de la plaine, là où passaient les anciennes voies avant le remembrement. D'une manière générale, elles jalonnent les itinéraires de pèlerinage et en conservent les attributs sculptés.

    En mai, lors des Rogations, la procession qui allait à travers champs, faisait une station auprès des reposoirs mais s'arrêtait aussi auprès de ces croix.

     

    • Les croix commémoratives

    Au carrefour, près du village ou sur un promontoire, elles ont été érigées pour de multiples raisons: la piété, le souvenir du passage d'un saint, l'affirmation du catholicisme face à la montée du protestantisme, la reconnaissance des habitants après la guerre, un ex-voto ou tout autre souvenir à commémorer.

     

    • Les croix de missions

    Au XIX ème siècle, les ordres religieux venaient réveiller la piété des fidèles en prêchant pendant quelques jours. À la fin de la mission, on plantait la croix que les fidèles avaient financée après avoir fait une procession. Aujourd'hui, il reste encore plusieurs exemplaires de ces croix le long des routes à la campagne.

  • Traditions de Normandie:Chant de la mariée

    Chanté par une jeune fille, au nom des compagnes de jeunesse de la mariée, à la fin du repas de noces. Elle lui tend un bouquet de fleurs symboliques, où figurent des soucis et chante:


    Recevez ce bouquet

    Que ma main vous présente;

    Il est fait de façon

    A vous faire comprendre

    Que tous ces vains honneurs

    Passent comme les fleurs.


    Vous n'irez plus au bal,

    Madame la mariée,

    Aux jeux, aux assemblées

    Vous garderez la maison

    Pendant que nous irons.


    Il vous faut tout laisser,

    Madame la Mariée;

    Vous avez fait des voeux,

    Et vous voilà liée

    Avec un lien d'or

    Ne déliant qu'à la mort.

  • Tradition de Normandie: La Fête-Dieu à Bayeux

    Rien ne semblait plus majestueux que cette fête, si l'on se plonge dans les Chroniques qui ont survécu à la Première République Française.  

     

    Tout le monde était là pour se joindre à la procession et l'enrichir des plus beaux costumes: les bannières de toutes les paroisses, l'Homme d'Armes avait revêtu son armure que l'on appelait « l'Habillé de Fer »,les corporations dont certains membres portaient les emblèmes et d'autres des torches enflammées.

     

    La grande réjouissance des enfants de Bayeux était alors de voir passer le « bonhomme tanneux » (fameuse marionnette représentant les tanneurs.)

     

    Dans tout le Bocage Normand, les maîtresses de maison pendaient aux fenêtres les draps de lit de la maisonnée qui flottaient alors du premier étage jusqu'au linteau des portes. Les draps étaient décorés de jolis bouquets de roses que l'on admirait quand la procession venait à passer par là.

  • Tradition de Normandie: Culte à Saint Barnabé et la fête aux Cornards

       

     

    Sa fête est le 11 juin

     

    Barnabé est né à Chypre, il est de la tribu des Lévi. Barnabé était le cousin du futur Saint Marc.

    Barnabé fut le compagnon d'apostolat de Paul qu'il quitta pour regagner Chypre.

     

    En Normandie, les Confréries de Cornards étaient à l'honneur, le 11 juin, date à laquelle ils fêtaient leur Saint Patron qu'est Saint Barnabé.

     

    À Rouen, à Evreux, à Cherbourg, les Confréries de Cornards faisaient la fête.

    Celle de Cherbourg était composée de gens de justice.

    Celle de Rouen défilait avec leur abbé en tête coiffé de la mitre et tenant sa crosse dans toutes les rues de la Ville.

    À Evreux, la Confrérie de Cornards avait droit de juridiction pendant toute la journée du 11 juin.  

    Voici le déroulement de la Fête aux Cornards à Evreux: le matin, les membres de la Confrérie promenaient leur abbé par les rues de la ville d'Evreux, et par les villages alentour, monté sur un âne et habillé de la manière la plus grostesque.

    Ils chantaient en choeur les rituels couplets que voici:

     

    De asimo bono nostro

    Meliori et optimo

    Debemus faire fête!

    En revenant de Gravignaria.

    Un gros chardon reperit in via

    il lui coupa la tête!

    Vir monacus in mense julio.

    Egressus est è monasterio

    C'est dom de la Bucaille!

    Egressus est sine licentia

    Pour aller voir dona Venissia

    Et faire la ripaille.

     

    Toute la population suivait ces joyeux redresseurs de tort qui rendaient justice aux petits et ridiculisaient les notables qui s'étaient mal conduits!

    Bref le 11 juin à Evreux était le jour où le voile était levé et les scandales dénoncés devant la population Ebroïcienne.

  • Tradition de Normandie: le culte à Sainte Clotilde

    Le culte à Sainte Clotilde était très répandu en Normandie.  

    Le 3 juin, les paroissiens d'Ermenouville en Seine-Maritime apportaient chacun une belle bourrée pour constituer le bûcher que l'on enflammerait la nuit venue. Toute la jeunesse était ce soir-là auprès du feu de Sainte Clotilde, pour se divertir et danser autour de la belle flambée. 

    Dans toute la Seine-Maritime, on demandait à Sainte Clotilde, la guérison des maux dont on était affecté. Le pouvoir de la Sainte était tel qu'on lui attribuait toutes les spécialités médicales.

     

    Les sources dédiées à Sainte Clotilde étaient nombreuses et leurs eaux avaient des vertus curatives efficaces. Parmi elles, celles de Saint-Germain du Pasquier dans l'Eure, Etaimpuis en Seine-Maritime et Rolleville en Seine-Maritime, où l'on baignait les enfants pour les fortifier.

     

    Le principal lieu de culte dédié à Sainte Clotilde est aux Andelys dans l'Eure. Chaque année les pèlerins se rendaient en procession à la Source Sainte Clotilde. On raconte que lors de la construction de l'Abbaye, la Reine Clotilde s'impatientait que les travaux avancent lentement et que les ouvriers soient chaque jour plus fatigués. La Reine Clotilde par ses dévotions à la Vierge fit jaillir une source dont les eaux avaient la saveur du vin pour les ouvriers.

     

     

    Les fêtes dédiées à Sainte Clotilde débutait le matin par une visite à l'Eglise du Grand-Andely où les pèlerins exprimaient leurs souhaits particuliers à la Sainte. Après ses dévotions, on se rendait joyeusement à la Foire, les uns allant acheter des potions médicales auprès des marchands ambulants, les autres se dirigeant sous les tentes pour boir le Bon Bère (cidre).

    Ce n'était qu'après les Vêpres que les pèlerins de rendaient à la Fontaine Sainte Clotilde. Là le clergé versait quelques gouttes de vin dans l'eau et y plongeait les reliques de la Sainte pour en vivifier les vertus.

    Après s'être baignés dans la source, les pèlerins passaient à trois reprises sous un dolmen qui a été détruit sous la Ière République Française. Après on enflammait le traditionnel bûcher et l'on dansait fort tard dans la nuit, tandis que ceux qui étaient gagnés par la fatigue allaient dormir dans l'église qui les accueillait la nuit, avant de repartir au matin chez-eux!

     

  • Idée de Lecture:Mariages Normands de 1800 à 1930

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    Mariages
    Normands
    de 1800 à 1930.

    Après une approches des curieuses pratiques de dévotion aux saints guérisseurs de l’Eure, Bernard Verwaerde s’intéresse, une fois encore, à la tradition normande et plus particulièrement dans cet ouvrage riche en détails, anecdotes, en histoires locales patoisantes, en iconogrraphgies, cartes postales et photographies aux différentes coutumes afférentes à ce rite de passsage solennel qu’est le mariage.
    Depuis les approchailles jusqu’aux épousailles, toutes les étapes sont analysées minutieusement à partir d’entretiens, de contrats de mariages, de relevés des états civils, de chansons, de manuels, de correspondances d’époque. Ainsi, il est possible de s’interroger sur le fondement de cette union : amour ? pas toujours, même s’il peut naître après en faisant davantage connaissance. Le trait caractèristique est une endogamie manifeste sur le plan géographique et sur le plan sociologique. La lecture de plus de 200 contrats de mariages s’étalant sur rès de 150 ans, de la fin du XVIIIème siècle à 1930 met parfaitement en évidence les préoccupations matérielles des familles, surtout en milieu rural. Ceci est fortement prégnant dans les diverses transactions, dans la précision des apports respectifs et de la description de la dot et de son estimation. Affaire de famille donc, mais également affaire communautaire aux rites et traditions singulièrement codifiés. Le cérémoniel dépasse largement le cadre sentimental d’un couple.
    Histoire du mariage en Normandie évoque avec précision une mentalité authentique que les moeurs ont peu à peu ébranlé. un nouvel état d’esprit plus affranchi des contraintes sociales, du rôle des repères collectifs que remplissent les rites, naît après la première guerre mondiale. L’égalité, la complémentarité de l’épouse et du mari, l’individualisme du duo sont les maitres-mots d’une mutation sensible excluant surtout l’habituelle soumission de la femme à son mari, ceci sur le plan légal. De ce fait la conception du mariage évolue.

    Prix de vente public fixé à 18 Euros.

  • Idée de Lecture:Coiffes et Costumes de Normandie

     

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    Cet ouvrage nous permet de découvrir la variété des costumes portés dans la province normande de la Révolution de 1789 à la Première Guerre mondiale. Il nous présente également les différentes coiffes et de nombreux accessoires à la mode de l’époque, principalement des bijoux. Le changement de conditions de vie des gens au XIXè siècle a bouleversé la manière de se vêtir, et c’est cette évolution que le lecteur découvrira à travers de multiples anecdotes.

    L’ouvrage est un travail collectif réalisé par l’ensemble des groupes adhérents de la Fédération Folklorique Normandie-Maine.

    Les groupes s’intéressent aux danses, aux chants, aux musiques, et aux costumes traditionnels, et, de manière générale, à toutes les activités populaires du XIXè siècle. Des équipes de passionnés cherchent et se spécialisent dans différents domaines, contes, jeux, costumes, etc. Ils travaillent à partir d’enquêtes de terrain et de recherches dans les archives. Leurs travaux donnent lieu à des communications dans des revues, se concrétisent par des expositions ou des conférences. La Fédération et quelques groupes publient des revues. Quelques personnes ayant participé à cet ouvrage collectif ont, par ailleurs, déjà publié leurs travaux.

  • Dictons Normands pour le mois de Juin

     

    • Arc-en-Ciel du matin, beau temps en chemin; Arc-en-Ciel du soi, c'est un arrosoir.

    • Sur le soupet d'un ormeau, si tu vois trois corbeaux croassant tous trois en choeur, sauve-toi comme un voleur car te poursuit le malheur!

    • Le deuxième jour de juin ne va pas coouper ton foin, puisqu'en ce jour il pleut toujours.

    • Fêve fleurie temps de folie

    • Quand Jean fait jeûner Dieu, abondance de biens en tout lieu.

    • Prêtres et bergiers sont des sorciers.

    • Tonnerre de juin te donne paille et foin.

    • Araignée du matin, chagrin, Araignée du soir, espoir, araignée du midi, souci, araignée de la nuit, profit.

    • Saint Médard grand pissard, mais parfois Saint Barnabé te prend le pot à pisser, si Barnabé ne le prend pas, quarante jours tu pisseras!

    • Un pré est bien vaurien quand en juin il ne donne rien.

    • S'il tonne au mois de juin année de paille et de foin.

    • Mi-juin, mi graisse.

    • Prends de la bourrache mais ne l'arrache; des maux de coeur guérit sa fleur.

    • Jus de buglosse dans le vin contre la bile est souverain.

    • Il faut se faire lécher par le chien qui vous a mordu.

    • S'i plieut à la Saint Gervais, il plieut quarante jouers après.

    • En été comme en hiver la menthe chasse les vers.

    • Jaunet des prés et des rues guérit toutes les verrues.

    • Sec été, très oraheux annonce l'hiver rigoureux.

    • Si Saint Jean fait sa pissette aux coudriers pas de noisettes.

    • À la Saint Jean perdreaux volants.

    • Beau temps à Saint Guillaume plus de blé que de chaume.

    • Il est venu comme un saint Jean, nu par derrière et rien devant!

    • Labour d'été vaut du fumier.

    • En fin juin, vent du soir pour le blé, bon espoir!

    • Qui en juin se porte bien, en juillet ne craindra rien.

    • Ce qui se lie à Saint Jean se délie au bout de l'an.

    • Saint Jean n'aime pas la galette tandis que Saint Pierre en vend!

    • Juin pluvieux vide celliers et greniers

    • Juin fleuri, Paradis.

  • Tradition de Normandie: Saint Wulfran.

    Saint Wulfran est né vers 650 dans le Gâtinais. Wulfran fut chapelain dans les cours de Clotaire de Théodoric. Il fut moine au à Saint-Wandrille en Seine-Maritime, où il mourut vers 720.  

     

    à Sainte Barbe-sur-Gaillon dans l'Eure, une source est consacrée à Saint Wulfran attirait de nombreux pèlerins en raison de la vertu de ses eaux. On y venait toute l'année pour soigner les maladies de peau, notamment les dartres et les eczémas. Sur le chemin que les pèlerins empruntaient pour gagner la source, ils coupaient des branches d'arbre. Après avoir fair prières et ablutions à la source. Ils confectionnaient une croix qu'ils fichaient en terre tout autour de la source et y accrochaient les linges qui servaient à soigner leurs plaies. Enfin, ils venaient déposer au pied du calvaire jouxtant la source, une branche de gui.

     

    À Glos-sur-Risle dans l'Eure, la grotte Saint Wulfran était visitée par les femmes venues gratter la paroi calcaire pour obtenir un peu de poudre qu'elles ajoutaient au biberon des enfants atteints d'entérite infantile.