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  • Traditions de Normandie:Nouvelles litanies Normandes

    Nouvelles litanies normandes des garçons à marier

    (à réciter pied nus, à l'époque de la pleine lune, au lever et au coucher du soleil)

    Par Caroline

     

    Saint Didier, je veux me marier.

    Saint Florentin, que ce soit demain.

    Saint Léandre, je ne peux plus attendre.

    Saint Eperdu, j'ai trop attendu.

    Saint Léger, qu'elle ait sa fleur d'oranger.

    Saint Christine, qu'elle ait la jambe fine.

    Sainte Eugénie, qu'elle soit bien fournie.

    Sainte Cunégonde, qu'elle soit blonde.

    Sainte Opportune, qu'elle soit brune.

    Saint Adrien, cela ne fait rien.

    Saint Léon, pourvu qu'elle ait du pognon.

    Saint Thomas, qu'elle ne me trompe pas.

    Saint Hilaire, qu'elle ait du caractère.

    Sainte Alice, qu'elle m'obéisse.

    Saint Simon, qu'elle ne dise jamais non.

    Saint Fabien, qu'elle m'aime bien.

    Saint Isidore, qu'elle m'adore.

    Saint Cyprien, je lui rendrai Bien.

    Saint Anatole, qu'elle ne soit pas folle.

    Saint Eloi, que de moi!

    Saint Joachim, je veux faire une fin.

    Saint Benoit, ayez pitié de moi.$

    Sainte Madeleine, qu'elle s'amène.

    Saint Médard, sans retard.

    Saint Perpétu, je n'y tiens plus.

     

    Nouvelles litanies des filles normandes à Marier

    ( à réciter plusieurs fois sans s'arrêter )

    Sainte Marie, faites que je me marie.

    Sainte Sylvie, j'en ai bien envie.

    Sainte Claire, avec le fils de not'maire.

    Saint Gervais, avec not'juge de paix.

    Saint Clément, avec le receveur d'enregistrement.

    Saint Didier, avec l'agent voyer.

    Saint Ester, avec le notaire

    Saint Lucien, avec le musicien

    Saint Firmin, avec le sacristain

    Saint Marcel, avec le maître d'hôtel.

    Saint Clotaire, avec not'propriétaire.

    Saint Léon, avec le mitron.

    Saint Cloud, donne moi un époux.

    Saint Gaston, qu'il soit beau garçon.

    Saint Gratien, qu'il se porte bien.

    Saint Grégoire, qu'il fasse bien son devoir.

    Saint Théodore, faites qu'il m'adore.

    Sainte Charlotte, que je porte la culotte.

    Saint Bernard, qu'il ne soit pas bavard.

    Saint Gaëtan, qu'il m'aime tendrement.

    Sainte Brigitte, envoyez le moi vite.

    Saint Godefroy, cela se conçoit.

    Saint Fortuné, envoyer le sans tarder.

    Sainte Renée, je suis très pressée.

    Sainte Catherine, je compte sur votre Bonté divine.

  • Culture de Normande: Chant "Les Léopards"

    LES LEOPARDS


    -1-

    Parmi les flots incertains

    Drakkar Viking au but lointain

    Brave la vague et le sort

    La victoire est au plus fort

    Sur le sang hurlez les beaux léopards d'or Le « Bau-kant » des normands sait braver la mort

    Au cœur de l'orage au brillant soleil

    L'étendard des Viking flotte dans le ciel

    -2-

    Telle la mauve là haut

    Sans bruit, l'étrave vend les flots

    Nous comblerons de trésors

    Le moindre habitant du port

    -3-

    Nous réservons nos chansons

    Pour la table et la maison

    En nous chacun saluera

    Ceux qui viennent du norrois

    -4-

    Le soir, la course finie

    Largue la voile, vient la nuit

    Lorsque s'endort le soleil

    De hardis rêves s'éveillent

    -5-

    Bientôt, brûle notre feu

    Au loin, résonne un chant joyeux

    Sur le drakkar, à sa tour

    Le yarl veille jusqu'au jour

  • Idée de Lecture:Coiffes et Costumes de Normandie

     

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    Cet ouvrage nous permet de découvrir la variété des costumes portés dans la province normande de la Révolution de 1789 à la Première Guerre mondiale. Il nous présente également les différentes coiffes et de nombreux accessoires à la mode de l’époque, principalement des bijoux. Le changement de conditions de vie des gens au XIXè siècle a bouleversé la manière de se vêtir, et c’est cette évolution que le lecteur découvrira à travers de multiples anecdotes.

    L’ouvrage est un travail collectif réalisé par l’ensemble des groupes adhérents de la Fédération Folklorique Normandie-Maine.

    Les groupes s’intéressent aux danses, aux chants, aux musiques, et aux costumes traditionnels, et, de manière générale, à toutes les activités populaires du XIXè siècle. Des équipes de passionnés cherchent et se spécialisent dans différents domaines, contes, jeux, costumes, etc. Ils travaillent à partir d’enquêtes de terrain et de recherches dans les archives. Leurs travaux donnent lieu à des communications dans des revues, se concrétisent par des expositions ou des conférences. La Fédération et quelques groupes publient des revues. Quelques personnes ayant participé à cet ouvrage collectif ont, par ailleurs, déjà publié leurs travaux.

  • Histoire de la Normandie: Les normands étaient vignerons

    Par Thibault


     

    Sait-on que de nombreuses familles « nées natives » de l'Eure, comme on dit ici, avaient des ancêtres vignerons? Que la Bière et le vin furent les boissons les plus répandues dans le pays jusqu'au XVème siècle, bien avant le cidre et le calvados?


    La vigne introduite par les romains


    effectivement comme dans de nombreuses autres régions de France, la vigne fut cultivée dans notre région, principalement dans la Vallée d'Eure depuis l'occupation romaine jusqu'à la première guerre Mondiale. Le soleil étant rare, le breuvage ne devait pas être excellent mais il permettait de répondre aux besoins locaux. Ne disait-on pas jadis d'un vin normand, celui de Conihout, dans la presqu'île de Jumiège:


    « De Conihout, ne buvez pas,

    car il mène l'homme au trépas! »


    Ce qui ne l'empêchait pas d'être exporté en Flandre et en Angleterre!

    Les mauvaises langues prétendent que si Jules César décida d'envahir la Gaule à la tête des légions romaines, ce fut essentiellement pour écouler le surplus de vin produit par les viticulteurs italiens. Les gaulois jusqu'alors; buvaient de la cervoise, bière sans houblon, ou de l'hydromel, mélange de miel et d'eau, découvrirent que « le bon vin réjouit le coeur de l'homme » prirent goût à cette potion magique.

    Astucieux, ils jugèrent cependant plus fructueux de planter eux-mêmes des vignes ce qui provoqua bien sûr, la colère des viticulteurs italiens prompts à s'échauffer et une lutte commerciale farouche. Cette vieille querelle a survécu au cours des siècles et ne s'est jamais terminée puisque les problèmes viticoles demeurent l'un des point de friction les plus épineux du Marché Commun.

    Conséquence logique de cette production, : des tavernes s'ouvrirent partout dans les villes et les campagnes. Le liquide était transporté à dos d'âne ou de mulet dans des jarres ou des outres en peau.

    La culture de la vignes se développa favorisé par la création et l'essor des monastères comme Mortemer ou le Bec-Hellouin qui en avaient besoin pour leur consommation personnelle, pour leurs hôtes et pour leur commerce. Dès l'époque mérovingienne, les religieux plantèrent le raisin en de nombreux point du territoire.

    Après l'invasion scandinave, les ducs normands poursuivirent cette politique d'expansion vinicole afin de posséder une quantité suffisante de vins locaux et ne pas être à la merci des interdictions d'entrée et de sortie des vins de France ou de l'augmentation des droits de péage sur cette denrée.


    Les vins renommés de Vernon et de Gaillon


    C'est donc surtout aux XI ème et XIIème siècles que les coteaux normands se couvrirent abondamment de vignes. Bien que soumise à la concurrence des vins français depuis la conquête de la Normandie par Philippe Auguste, la culture de la vigne se maintint durant tout le Moyen-Âge dans notre région comme en témoignent de nombreuses chartes médiévales.

    Les vignobles étaient situés surtout dans les vallées de la Seine et de ses affluents: l'Eure, l'Iton, et l'Epte, où le climat, plus continental, était plus favorable car plus ensoleillé, plus sec et protéger des vents.

    Le cépage utilisé depuis le Moyen-Âge était probablement issu du cépage bourguignon, «Le pinot », de productivité faible mais de qualité supérieure. Si l'on en croit un médecin du XVIème siècle, le Dr Julien de Paulmier, cité par Jules Sion dans sa magistrale étude sur : « les paysans de la Normandie orientale », les vins de Normandie valaient ceux d'Ile-de-France dans les bonnes années, bien que peu chargés d'alcool et peu « vineux ».


    On appréciait surtout les produits des collines bordant Vernon et Gaillon. Les villages voisins de Vernon: Saint-Marcel, Saint-Just et Authils avaient planté en vignes tout leur terroir et s'étaient désignés sous le nom commun de Longueville. Les principales abbayes normandes, ainsi que les abbayes parisiennes comme Sainte-Geneviève s'étaient empressées d'acquérir quelques arpents dans cette région ou des rentes en vin. Elles considéraient Gaillon comme « une véritable terre promise pour la vigne », tellement productive que jamais les Seigneurs de Gaillon n'aliénèrent cette partie de leur domaine qui demeura intacte entre les mains de leurs successeurs: les Comtes d'Evreux, les rois de France et l'archevêque de Rouen.


    Les environs de Louviers, Elbeuf et du Vaudreuil, produisaient également du vin, de même que le voisinage de Tourville-la-Rivière, Berville, et Pont-de-l'Arche. Les Andelys ont conservé très longtemps leurs vignes, avec une rue des Vignes (aujourd'hui rue Guynemer): les deux grappes de raisin de son blason attestent de son importance vinicole!

    Les vins étaient consommés sur place ou expédiés au loin par l'intermédiaire du marché de Rouen ou dans les abbayes. Le moyen de transport le plus courant était la voie fluviale ce qui explique la rareté des vignobles sur les rives de l'Andelle qui ne fut navigable qu'à partir de 1488.

    Mais au XVIème et XVIIème siècles, la culture commença à décliner: le développement des voies de communication et du commerce donnait aux habitants de notre région, le goût de crus moins verts et plus ensoleillés et le poids exorbitant des impôts, principalement sous Richelieu et Mazarin, fit disparaître peu à peu les vignobles.


    Il restait cependant encore 1 196 hectares dans toute l'Eure en 1836, 1 136 hectares en 1866 et 1 107 hectares en 1868. En 1852, on dénombrait notamment: 260 ha à Vernon, 133 ha à Pacy sur Eure, 123 ha à Nonancourt, 93 ha à Saint-André-de-l'Eure, 71 à Ecos, 35 à Evreux, 25 aux Andelys et 2 ha à Louviers.

    Mais les ravages du phyloxera au début du XX ème siècle achevèrent de ruiner cette industrie. A l'époque, le rendement moyen d'un hectare de vigne était de 21 hectolitres et 7 litres.

    Ultime survivants, ne restent aujourd'hui que quelques serres chez des particuliers.

  • Culture de Normandie:le Sildre de Normandie

    Le Sildre de Normandie

    (Vaudevire d'Olivier Basselin poète normand du XV ème siècle)


    De nous se rit le François:

    Mais vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sildre de Normandie

    Vault bien son vin quelquefois.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sildre beau!

    De te boive, me convie;

    Mais pour le moins, je te prie,

    Ne me trouble le cerveau.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Je ne parts point la raizon

    Pourtant à force de boive

    Et ne vay point en Cholère

    Tempester à la mayson.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.

     

  • Chant de Tradition- la Branle de la Mariée


  • En Normandie, les gens sont assez méfiants et formalistes.

    Ils ont le respect de la chose écrite. Ainsi réclame-t-on un reçu quand on traite une affaire avec quelqu'un qui « n'est pas du coin » ou qui est peu connu. Ce reçu est demandé pour l'argent versé, sous la forme suivante: « Vous m'ferez ben eune p'tite écriture, sans vous commander. »

     

    A côté de cela vous voyez dans les foires les marchands de bestiaux conclure des marchés, en se serrant la main et en prononçant la formule rituelle: « Tope-là, marché conclu » « et cochon qui s'en dédit. »

     

    Les « Horsains » sont les gens du dehors, qui ne sont pas normands. Le temps va mouver = va changer. La forêt qui présente au printemps des verts de nuances diverses au moment de la pousse des jeunes feuilles commence à « mêler ». On dit de même à l'automne quand les arbres de la forêt se chargent des ors les plus éclatants et les plus variés au milieu desquels survivent des îlots de feuillages encore verts.

  • Culture de Normandie: Les nouveaux commandements Normands de la petite bonne

    par Henri Ermice.

     

    Fraîche et pimpante tu seras

    En te levant premièrement;

     

    Le petit déjeuner tu tiendras

    Prêt pour l'heure bien exactement:

     

    Mais pour le fricot garderas

    Ton savoir faire tout spécialement.

     

    Ainsi tes patrons tu prendras

    Par leur faible très adroitement;

     

    A chaussure jaune jamais ne mettras

    Cirage noir et inversement;

     

    Les lits aussi tu borderas

    Avec tendresse et tendrement;

     

    L'anse du panier ne feras

    dans qu'en cas de besoin seulement;

     

    Pour cause aussi tu manieras

    La vaisselle que délicatement;

     

    Bref à tout faire toujours seras

    Prête chaque jour, à chaque moment;

     

    Aux observations répondras

    Par des « oui, Madames, poliment »;

     

    Coquette même parfois seras

    Mais jamais exagérément;

     

    Par dessus les moulins ne jetteras

    Ton bonnet blanc que rarement:

     

    Par ton futur préféreras

    Gader ton petit coeur jalousement;

     

    Ainsi ton bonheur tu feras

    Et celui des autres mêmement

     

    Henri Ermice.

  • Traditions de Normandie:Cantique de Saint Vaast

    Cantique de Saint Vaast

    ~*~

    Venez, Chrétiens, accourez pour entendre
    Du grand saint Vaast l'éloge et les vertus ;
    Par ce récit vous pouvez tous apprendre
    A mépriser le monde et ses abus.

    Ses biens, son rang, son illustre naissance,
    De ses grands dons sont les moins précieux,
    Né pour le Ciel dès sa plus tendre enfance,
    Le Ciel devint l'objet de tous ses voeux.

    Ce fut à Toul que dès son premier âge
    Il se donna tout entier au Seigneur :
    C'est là qu'il fit l'heureux apprentissage
    De ces vertus qui causent son bonheur.

    Toujours jeûnant, toujours dans l'abstinence,
    A ses égaux, toujours humble et soumis,
    Veillant, priant et faisant pénitence
    Pour des péchés qu'il n'avait pas commis.

    Dans un combat, le roi clovis implore
    L'aide de Dieu que Clotilde adorait ;
    Il sort vainqueur, mais hélas ! il ignore
    Quel est ce Dieu que la reine honorait.

    Il s'agit donc de prêcher l'Evangile
    Et d'annoncer Jésus-Christ à ce roi :
    On cherche un Saint, un personnage habile,
    Vaast est choisi pour cet auguste emploi.

    De ses talents, de sa sainte conduite
    Tout retentit bientôt aux Pays-Bas ;
    Tant de vertus, de si rares mérites
    Le font choisir pour évêque d'Arras.

    L'énorme poids du saint fardeau l'étonne,
    Quoiqu'on lui dise, on n'a que des refus ;
    Mais Dieu le veut et saint Rémy l'ordonne,
    Vaast obéit et ne résiste plus.

    Dès qu'il se vit à ce degré sublime ;
    Son zèle ardent ne se contraignit plus ;
    Déjà partout il fait la guerre au crime,
    Partout il fait triompher ses vertus.

    Tous les païens de l'erreur il retire
    Et les conduit à son heureux troupeau ;
    De Jésus-Christ il augmente l'empire,
    Et lui soumet tout un peuple nouveau.

    Aveugles-nés, muets, sourds, il n'importe,
    Il rend à tous l'usage de leurs sens,
    Tous les mourants que sans cesse on lui porte,
    Il les guérit et les renvoie contens.

    Sa charité toujours vive et fervente,
    Brûlant son coeur toujours d'un nouveau feu,
    Sans cesse agit et n'est jamais contente ;
    Il craint toujours d'en avoir fait trop peu.

    Tout affaibli de travaux et de l'âge,
    Ce grand prélat se prépare à la mort,
    Il se ranime et met tout en usage,
    Pour arriver heureusement au port.

    Que je vous plains, peuple tendre et fidèle,
    Il va mourir, vous ne le verrez plus,
    Son Dieu l'appelle à la gloire éternelle
    Qu'ont mérité ses solides vertus.

    Mais je me trompe, il ne meurt que pour vivre,
    Il a toujours ses enfants sous ses yeux,
    Il les exhorte à tâcher de le suivre,
    Pour partager son bonheur avec eux.

    A ce grand Saint offrons tous nos hommages :
    Supplions-le qu'il ne nous laisse pas,
    Assurons-nous, s'il se peut, ses suffrages,
    En l'imitant et marchant sur ses pas.

     

    Grand Saint, que nos pères ont choisi pour patron, faites, par vos prières, refleurir parmi nous cette antique foi, ces vertus chrétiennes qui, pendant tant de siècles ont été pour cette paroisse une source de prospérité et de bonheur.

    PRIÈRE


    Saint Vaast, priez pour nous.
    Saint Vaast, priez pour nous.
    Saint Vaast, priez pour nous.

  • le Chant du Diable


    podcast

    Version de la Légion étrangère

    I. La Légion marche, vers le front,
    En chantant nous suivons
    Héritiers de ses traditions
    Nous sommes avec elle

    Nous sommes les hommes des troupes d’assaut
    Soldats de la vieille Légion.
    Demain brandissant nos drapeaux,
    En vainqueurs nous défilerons.
    {Nous n’avons pas seulement des armes,
    Mais le diable marche avec nous
    Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! car nos aînés de la légion,
    Se battent là-bas, nous emboîtons le pas. (bis)


    II. Pour ce destin de chevalier
    Honneur, Fidélité
    Nous sommes fiers d’appartenir
    Au 2e R.E.P.

    Refrain.

    III. Fidélité est notre Loi
    Luttons pour notre Foi
    Notre fierté de chevalier
    Notre Honneur de soldat.

     

    Encore un triste anniversaire en ce mois de mai… Le 7 mai 1954, la France subissait une des défaites les plus retentissantes de l’histoire de la France qui devait être le point de départ d’une politique d’abandon menée depuis lors par l’ensemble de la classe politique française sur tous les fronts.
    Les positions de Dien Bien Phu étaient intenables. Le commandement s’en était rendu compte dès janvier 1954 ; les généraux avaient demandé de pouvoir retirer les soldats. Mais les politiciens, en la personne de René Pleven, refusèrent, scellant le sort de milliers de Français.
    Le 13 mars 1954, le Viet-Minh lance l’assaut contre les troupes françaises retranchées à Dien Bien Phu. Les 12 000 militaires français sont totalement isolés, encerclés par quelques 50 000 soldats communistes. La résistance héroïque des soldats français dure 56 jours. Sans espoir de fuite, les Français luttent jusqu’au bout, jusqu’au 7 mai. Les Viets déferlent alors sur les positions françaises.
    1 750 Français sont morts ; des milliers sont blessés. Mais le pire est à venir. Les communistes font 10 863 prisonniers, dont de nombreux blessés. Ils les traîneront sur 700 km avant d’enfermer dans des camps de la mort.
    Quatre mois plus tard, il n’y a plus que 3 000 survivants, qui resteront traumatisés à vie par leurs inhumaines conditions de détention, les lavages de cerveau, les humiliations et les violences.

    Parmi tous les hommes combattants à Dien Bien Phu, se trouvaient de nombreux légionnaires allemands ainsi que des volontaires Français de division Charlemagne, engagés plus ou moins volontaires à partir de 1945. Ils donnèrent naissance au
    Chant du diable, qui avait toutes les raisons de servir à nouveau dans cette guerre contre le communisme. Il emprunte son air à la Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch), qui était l’un des chants les plus usités par les volontaires allemands de la Légion Condor, opposés aux rouges espagnols et aux Brigades internationales. Sur cet air les SS partis lutter contre le bolchevisme sur le Front de l’Est créèrent le chant SS marschiert in Feindesland. Les volontaires français de la division Charlemagne adoptent rapidement ce chant en Français.
    Sous le titre
    Le Chant du diable, les légionnaires parachutistes adaptèrent ce chant allemand aux nouvelles conditions politiques, mais toujours face au même ennemi. Le Chant du diable est le chant de tradition du 2e R.E.P.
    Ce chant semble exister sous le titre
    Les Soldats marchent vers le front, pour les troupes non légionnaires ou encore sous le titre Les Troupes d’assaut.