Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

toponymie

  • Histoire de Normandie: Noms issus du travail de la terre glaise

    Plusieurs coins de Normandie fournissent une terre avec laquelle il est possible de faire des poteries ou des tuiles pour couvrir les maisons.

     

    Cette industrie ,encore vivante, est ancienne comme en témoignent les toponymes

     

    • La Poterie-Mathieu (eure)

    • La Poterie-au-Perche (orne)

    • La Poterie-Cap-d'Antifer (seine-maritime)

     

    dans lesquels l'élément complémentaire est facile à comprendre

    mais y a aussi

     

    • Noron-la-Poterie (calvados)

    • Quévreville-la-Poterie (seine-maritime)

     

     

    Tillières (eure) et Tellières (orne) sont formés sur le latin tegula « tuile » et ont connu des fabriques de tuiles.

     

    Pour donner leur forme aux pots et autres récipients que façonnaient les potiers, il fallait les passer au tour. C'est à cela que font allusion deux noms de lieux du Calvados.

     

    • Le Tourneur près de Vire

    • Tournières.

     

    Il fallait également, pour les pots comme pour les tuilles, les passer au four. Nous avons des traces dans les noms de :

     

    • Fours-en-Vexin (eure)

    • Fourneaux (calvados et cotentin)

    • Le Fourmet (calvados)

  • Tinchebray, un nom où se mêlent le gaulois et le latin

    Le toponyme Tinchebray est marqué par l'époque où le latin importé par les Romains, venait à se confondre, dans la bouche des descendants de gaulois, avec un certain nombre de terme hérités des ancêtres.  

     

    Le premier emploi conservé jusqu'à nous date du début du XII ème siècle.

     

    Cette forme, insérée bien entendu dans un texte en latin, puisqu'alors les textes officiels étaient tous en latin est Tenerchebraium.

     

    On ne peut pas dire, à partir de cette forme écrite qui n'était qu'une transcription approximative de la forme utilisée oralement, comment nos ancêtres prononçaient ce toponyme. Mais elle nous montre qu'il reposait sur un ancien composé dont on peut retrouver les deux éléments: un mot de la famille du substantif latin tenebrae « obscurité » et un autre se rattachant au gaulois braco qui évoquait « l'humidité »

     

    On peut donc voir dans le latin médiéval Tenerchebraium comme dans le moderne Tinchebray des héritiers d'un composé gallo-romain signifiant « le lieu sombre et humide »

     

    Mais cette description peu flatteuse remonte à des temps bien lointains!

  • Histoire de Normandie: Gisors, un nom doublement gaulois

    Gisors est un toponyme doublement gaulois, puisqu'il a été constitué de deux noms communs gaulois,  geso et rito.

     

    Ce dernier est suffisamment répandu dans la toponymie française pour qu'on sache sans hésitation qu'il désignait un gué permettant de passer un cours d'eau sans l'aide d'un pont.

     

    On donne au mot geso le sens de « pointe ». si la référence à un gué s'explique facilement par la présence d'une rivière, l'Epte, qui baigne la ville de Gisors. Dans le cas de Gisors, il n'est pas exclu que les rivières qui se rejoignent près de cette ville, l'Epte et la Troesne, aient dessiné une pointe, et que ce soit à proximité de cette pointe qu'il ait été possible de passer l'eau à gué.

  • Vire, un des plus vieux nom de ville de Normandie

    Cette ville n'est pas nécessairement la plus ancienne qui ait existé sur le territoire actuel de la Normandie, mais elle porte un nom que l'on peut faire remonté à l'époque préceltique.

     

    Sur l'ancienneté de la ville, nous ne savons pas grande chose, puisque le premier texte qui y fait allusion date de 1082, alors que la ville de Bayeux est mentionnée, sous son nom gallo-romain d'Augustodurum dès le IV ème siècle et Rouen sous son nom de Ratomagos dès le II ème siècle.

     

    Cependant le nom qui désigne la cité qui nous intéresse en ce moment apparaît dans un texte du début du VI ème siècle à l'intérieur d'un autre toponyme bien attesté, Briovera.

     

    Dans ce Briovera, on reconnaît le nom gaulois briva qui signifie pont. Ce sens, on peut le déduire d'un certain nombre de toponymes français, entre autres de Brionne qui semble formé des deux mots gaulois briva (pont)et dunon (agglomération). Briovera ne pouvait que signifier le pont sur la Vire.

     

    Et cela d'autant plus que le nom même de la rivière est également attesté au VI ème siècle: « Vallis fluvii qui Viria dicitur » ( la vallée du fleuve qu'on appelle la Vire.