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toponymes scandinaves

  • Histoire de Normandie: Toponymes scandinaves avec la forêt

    Mais que nous ont laissé les scandinaves dans cet ordre de choses? On peut penser que ces hommes ont eu besoin des forêts, soit pour se cacher et surprendre les populations locales, soit surtout pour construire des bateaux. En effet leur substantif  lund « la forêt », est bien celui qui a donné naissance au plus grand nombre de noms de lieux de cette catégorie; et c'est bien sûr l'une des caractéristiques de la toponymie de la Normandie.

     

    Ce mot apparaît rarement seul. On en a cependant un exemple parmi les noms de communes avec l'article défini, ce qui montre que le mot est tout de même passé, au moins temporairement dans le langage courant des habitants des lieux. Il s'agit de La Londe (76)

     

    Le plus souvent le mot n'est que le second élément d'un toponyme composé, sous la forme -lon, comme dans Bouquelon « le forêt de hêtres » et Yquelon (50) « la forêt de chênes ».

     

    Avec le nom commun scandinave hagi « enclos », Saint-Denis-d'Aclon évoque une forêt fermée.

     

    Dans Yébleron, avec une finale altérée en -ron, le premier élément pourrait être l'anglo-saxon ou le scandinave aepel « pomme »; d'où « la forêt des pommiers ». c'est encore cette finale -ron que l'on constate dans Cresserons (14).

     

    Deux noms de lieux sont remarquables par le fait qu'ils évoquent des personnages dont la toponymie ne parle que rarement: Ecaquelon, dont on pense, par comparaison avec la toponymie anglaise, que le premier élément est l'anglo-saxon sceacre « voleur »

     

    Enfin, il faut signaler que l'ancien scandinave avait un mot busk, équivalent du germanique bosk. Beaucoup moins répandu que lund, il se trouve cependant en Seine-Maritime, associé à des noms de personnes de type germanique ou scandinave, dans Bornambusc « le bois de Borno et dans Colbosc « le bois de Koli »