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timidité

  • Tradition de Normandie: Les amours

       

     

    Contrairement aux filles, les garçons pouvaient être séducteurs sans pour cela recevoir la désapprobation des adultes et même des filles courtisées.

     

    Ceux qui pourtant abusaient de leur liberté avec trop de désinvolture étaient appelés: les courassiers ou les affronteux d'filles.

     

    Quant aux principes de ces jeunes gens, un dicton en dit long: Prends la blonde, prends la brune. Il n'importe au clair de lune. Un autre dicton normand remet les choses en place, car nos Normandes ne se laissaent sans doute pas abuser aussi facilement que le prétendaient les séducteurs: Pour la blonde ou la brune. Faut décrocher la lune!

     

    On trouve de nombreux documents où la timidité des garçons normands fait l'objet du mépris des jeunes filles, qui une fois hors de danger, n'hésitaient pas à se moquer du garçon qui les avait entreprises:

     

    Nous étions trois filles

    Toutes trois à marier

    Nous nous en allâmes

    Dans un pré faucher

     

    Haut le pied, de mes compagnes

    Qu'il fait bon danser!

    Nous y rencontrâmes

    Un jeune berger

     

    Il prit la plus jeune

    Voulut l'embrasser

    Nous courûmes toutes

    Pour l'en empêcher

     

    Le berger timide

    la laissa aller

    Nous nous écriâmes

    Ah, le sot berger!

     

    Retournez à votre place

    Vous m'avez prise sans m'embrasser

    Je dirai à votre mère

    Que vous êtes un engelé

    Un mangeur de pommes cuittes

    Un buveur de lait trutté

    Regardez sur votre manche

    Vous vous y êtes mouché

    Regardez sur votre épaule

    Le coucou s'y est perché!