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syndicalisme

  • Jean Pax Méfret- La Manif

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    Elle pose contre moi une tête blessée,

    On dirait qu'elle a froid, pauvre poupée cassée :

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Je l'ai trouvée assise près du métro Rennes,

    Derrière la fumée grise des lacrymogènes.

    Elle regardait sans voir vers le quartier latin.

    Elle pleurait le Grand Soir dans le petit matin.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Elle dit qu'on l'a trompée aux dernières élections.

    Elle croyait qu'y aurait plus de manifestations.

     

    Elle a dansé à la Bastille,

    Elle a chanté à la Nation ;

    Elle se sentait comme en famille,

    Elle scandait des slogans

    Qui parlaient de chang'ment :

    Déception. Illusion.

     

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    A 150 à l'heure sur le périphérique,

    Sur la radio de bord, la guitare électrique

    Semble l'accompagner un peu dans sa douleur.

    Les notes de musique glissent comme des pleurs.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Elle dit qu'elle s'est trompée aux dernières élections,

    C'est pour ça qu'elle vient d' faire cette manifestation.

     

    Elle ne danse plus à la Bastille,

    Elle ne passe plus par la Nation,

    Préfère jouer les sans famille,

    Elle croit plus aux slogans

    Qui parlaient de chang'ment,

    Déception. Illusion.

     

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

    Elle a mal ! Pas normal !

    Elle a mal ! Pas normal !

     

  • Ecrivain de Normandie: Georges Sorel

    Georges Sorel

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    Né en 1847 à Cherbourg de parents de vieille souche normande, Georges Sorel décède le 27 août 1922.

    Son père est un gros négociant en eaux minérales et le jeune Sorel connait très tôt le confort de la vie aisée. Il fait de brillantes études d'abord au lycée de Cherbourg, qu'il poursuit à Paris au collège Rollin, et à Polytechnique et enfin à l'école des Ponts et Chaussées.

    Il commence alors sa carrière en Corse, puis en Algérie, en tant qu'ingénieur jusqu'en 1892.

    La classe ouvrière qu'il découvre et apprend à connaître lui apparaît alors comme la seule force capable de régénérer l'humanité.

    En 1908, son article «Apologie pour la Violence» publié dans Le Matin, puis la parution de son livre « Reflexions sur la violence » connaissent un écho retentissant dans le monde politique.

    En 1922, Mussolini encore socialiste remerciait Sorel:

    « Ce que je suis, je le dois d'abord à Sorel. C'est ce maître du syndicalisme qui, par ses rudes théories sur la tactique révolutionnaire, a contribué le plus à former la discipline, l'énergie et la puissance des cohortes des faisceaux.»

    Lénine fut également un « élève appliqué du système de Sorel, qui voyait dans ce nouveau maître de la Russie le « sauveur de la classe ouvrière ».

    Déchirée entre Bolchévisme et fascisme, l'histoire ne put lui donner raison.