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  • Paysages de Normandie: La Borne romaine de Sainte-Mère-Eglise

     

    Au pied de l’église de Ste Mère, on trouve un calvaire assez particulier. Si on le regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que c’est une très vieille pierre à laquelle on a rajouté une croix. 

    Ce calvaire est réalisé avec les vestiges d’une borne romaine. Ces bornes appelées "bornes milliaires" étaient espacées entre elles de 1481 mètres. Cette voie romaine qui traversait notre Cotentin partait de Rome pour rejoindre l’Angleterre, d’où l’expression "Tous les chemins mènent à Rome"

  • Ville de Normandie: Sainte-Mère-Eglise

    Les premiers parachustistes alliés tombèrent à 23h30, le 5 juin 1944, aux abord et sur la place de Sainte-Mère-Eglise. Les premiers coups de feu furent échangés entre une trentaine de soldats du 505ème régiment de la 82 ème Airborne et quelques dizaines de soldats allemands, cantonnés au village, exceptionnelment debout à cette heure tardive à la suite d'un incident fortuit: l'incendie d'une maison bordant la place que la population tentait de maîtriser.

     

    Immense comme un glacis prédisposé à un combat, la place a peu changé depuis cette nuit mémorable.

     

    Dans l'église, deux vitraux commémorent la nuit historique. On y voit la Vierge encadrée de parachustistes américains et Saint Michel, saint patron des Paras.

     

    En face de l'église, une borne romaine sert de fût au calvaire de l'ancien cimetière. Non loin, un monument élevé à la mémoire de la Libération et un second monument à la gloire de la 82 ème et de la 101 ème Airborne.

     

    Au fond de la place à droite, on aperçoit la coupoule de béton évoquant le dôme d'un parachute, sous laquelle sont rassemblés d'authentiques souvenirs des événéments.

     

    Devant la mairie se trouve érigée la Borne kilomètre zéro de la Voie de la Liberté, ce long itinéraire fut l'axe des troupes alliées entre la Normandie et Bastogne en Belgique.

     

    Située au coeur de cette contrée de gras herbages appelée le Plain Cotentin, Sainte-Mère-Eglise rappelle qu'elle est le « berceau de la race bovine normande ».

     

    Utah Beach, la mer et les marais

     

    Il faut en revenir au débarquement. Le petit combat autour de l'église de Sainte-Mère-Eglise fut purement accidentel. En fait les troupes engagées pour l'établissement d'une tête de pont à la base du Cotentin, s'élevaient à 13 000 hommes que transportaient 882 appareils! On a dit les déboires subis par un grand nombre de ces parachustistes et fantassins aéroportés, dispersés sur des kilomètres et pataugeant dans les marais.

     

    N'empêche qu'une importante fraction de ces troupes réussit à se regrouper et à converger vers Sainte-Mère-Eglise et Sainte-Marie-du-Mont afin de tendre la main aux troupes débarquées sur la côte basse et sablonneuse du Cotentin, désignée du nom de code Utah. La maîtrise des ponts sur la Douve aux abords de Carentan faisait également partie des objectifs.

     

    Si le débarquement proprement dit fut relativement aisé, la résistance allemande dans tout le secteur fut importante et souvent efficace. Les batteries côtières se tirèrent mutuellement dessus pour faire décrocher les assaillants. Carentan devint un verrou interdisant toute liaison entre Utah et Omaha. Des contre-attaques s'avérèrent dangereuses en direction de Sainte-Marie-du-Mont. Mais Sainte-Mère-Eglise, tenue par les troupes américaines, devint le pivot de la bataille.

     

    Excepté sur le littoral, les paysages ne sont nullement évocateurs de cette tranche de l'Histoire.

    Le cours des rivières: Douve, Merderet, Taute, canal de Vire et Taute, et les zones marécageyses ne sont guère accessibles. Le cloisonnement des herbages par de hautes rangées d'arbres ne ménage aucune perspective sur la campagne.