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  • Ville de Normandie: Qu'est-ce que « Sainte-Adresse »?

    Les origines de Sainte-Adresse sont fort lointaines. Sans remonter jusqu'à l'époque Gallo-romaine, quand Sainte-Adresse existait, sous le nom de « Caput-Caleti » (chef de Caux), il est fait mention de cette dénomination dans des documents datant du XII ème siècle.

     

    Ce n'est qu'au XVI ème siècle qu'apparaît le nom de Sainte-Adresse, qui aurait été tiré, suivant la légende, cette appellation du fait que les navigateurs qui abordaient les falaises du Cap de la Hève, avaient besoin de leur meilleure adresse pour éviter les écueils dont le rivage était parsemé.

     

    C'est d'après les chroniques, à la fin du XVIII ème siècle que ce nom fut officiellement attribué à la cité.

     

    Il est intéressant de signaler que jusqu'en 1370, Chef de Caux était un village de pêcheurs, construit au pied des falaises de la Hève. Les historiens s'accordent pour relater que vers 1370, une effroyable tempête suivie d'un raz de marée détruisit le village et son église Saint-Denys Chef de Caux.

     

    Dans les temps qui suivirent, Sainte-Adresse ne cessa de se développer aux côtés de sa voisine Le Havre fondée en 1517 sous les ordres de François Ier lequel, connut à Sainte-Adresse une mésaventure lorsqu'étant venu assister à un spectacle naval sur le haut des falaises dans l'apparat raffiné qu'il affectionnait, il dut précipitamment se replier sur Le Havre, car des navires anglais ayant fait irruption et ayant menacé de leurs canons le cortège royal.

     

    Sainte-Adresse devait d'ailleurs prendre sa revanche lorsque ke 28 juillet 1563, le Connétable de Brissac reçut au Manoir de Vitanval, la capitulation du Comte de Warwick qui, avait occupé Le Havre puis avait été chassé par les troupes de Charles IX.

     

     

    Sainte-Adresse traversa sans incident majeur la Révolution de 1789 et la Première République française, mais se trouva une fois de plus sous le Premier Empire, confronté aux incursions anglaises.

     

    Cette aventure fut sans doute l'un des derniers épidoses de l'agressivité qui séparait les rivages du Pays de Caux de ceux de l'Angleterre. Au XIX ème siècle, les relations d'amitié ne cessèrent de se resserrer entre les habitants de Sainte-Adresse et les touristes anglais. Chacun, dans cette cité sait combien Sainte-Adresse prit part aux cours des guerres mondiales, à l'acceuil des troupes Brittaniques venues combattre aux côtés de leurs alliés français.

     

     

    C'est à Sainte-Adresse, le 13 octobre 1914, que le gouvernement de la Belgique vint se réfugier et s'établit là pour la durée de la Première Guerre Mondiale. La statue du roi-Chevalier Albert Ier, érigée à l'entrée de la commune commémore cette période dont Saint Adresse tire une légitime fierté.

    À partir de 1917, Sainte-Adresse vit chaque jour défiler les troupes américaines venant combattres à nos côtés. Chaque matin à huit heure, un adjoint représentant la Mairie allait à l'entrée de la commune, attendre les régiments débarqués la nuit précédente au Havre. L'adjoint, les troupes ayant marqué un arrêt, adressait au commandant de l'unité, une allocution de Bienvenue sur la Terre de France. Un bref cérémonial militaire lui répondait, puis le régiment reprenait la route vers le Front.

     

    La période de l'entre-deux-guerre fut pour Sainte-Adresse, une période de prospérité paisible, puis survint la Seconde Guerre Mondiale. Si au cours des quatre années d'occupation, la cité eut peu à souffrir matériellement, elle n'en paya pas moins son tribut à la Résistance pour la défense des Libertés.

    En juin 1944, Sainte-Adresse subit d'intenses bombardement, particulièrement les quartiers bordant la mer qui furent pratiquement entièrement détruit. Après quelques mois de présence des troupes américaine. Sainte-Adresse, sous l'impulsion du Maire Lebel, réorganisa ses services municipaux, releva ses ruines, reconstitua ses avenues, ses jardins, son bord de mer et la ville retrouva son visage accueillant d'antan.

      

  • Frédéric Bérat, chansonnier originaire de Normandie

    Frédéric Bérat, né le 11 mars 1801 à Rouen et mort le 2 décembre 1855 à Paris, est un compositeur et chansonnier français. Après avoir embrassé la carrière de chansonnier, Frédéric Bérat s’est lié d’amitié avec le célèbre chansonnier Béranger qui, l’aimant comme un enfant, l’a pris sous sa protection. Il a composé nombre de chansons à succès, dont La Lisette de Béranger (1843), Les Nouvelles de Paris (1854), Mimi Pinson, Ma prison, Bonne espérance, Le Départ, La Montagnarde, Le Retour du petit Savoyard et Le Berger normand, mais c’est surtout pour Ma Normandie, la chanson aujourd’hui utilisée comme hymne national du bailliage de Jersey et, de façon non officielle, comme chant régional de la Normandie, qu’il composa en 1836 sur le bateau qui le menait de sa ville natale à Sainte-Adresse, qu’il est passé à la postérité. Son frère aîné Eustache Bérat (Rouen, 1791-Granville, 1870), dessinateur, était également chansonnier. Frédéric Bérat est enterré au cimetière du Père-Lachaise. Une place et une rue portent aujourd’hui son nom à Rouen.