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saint-sever

  • Circuit La Forêt de Saint-Sever

    Route en lacets jusqu'à Martilly, beau panorama.

     

    Cour-de-Coulonce: Lanoir de style Renaissance après le passage à niveau.

     

    Saint-Sever: église de l'ancienne abbaye bénédictine du XIII ème siècle, une des plus beaux monuments du Calvados.

     

    Par la départementale n°81, entrons dans la forêt. A mesure que l'on s'élève, panoramas de plus en plus vastes sur le bocage virois. Laissons à gauche la route de Champ-du-Bour, et prenons la première à gauche. Nous trouvons plus loin, sur la droite, une petite route qui conduit à :

     

    L'Hermitage: coin charmant isolé dans la forêt, ancienne chapelle du XV ème siècle. Rejoindre la route goudronnée et tourner à droite. Continuer jusqu'à la route du Gast. Remarquer au passage les carrières de granit bleu. À 1 km, tout droit cent mètres, puis prendre à gauche le sentier qui monte vers Le Pain de Sucre.

     

    La Pierre Coupée: énorme blocs de granit, curiosité géologique, 10 minutes de marche en forêt.

     

    La Vierge à la Vilaine. Dans un carrefour, continuer tout droit, étang du Vieux-Château; Cascades, Motte Protohistorique à 150 mètres connue sous le nom de Motte de Corbegen.

     

    La départementale n°150 ramène à Vire, route très pittoresque avec en fin de parcours, le village de Vaux-de-Vire, le cours de la Virène jusqu'à son confluent avec la Vire et le Rocher des Dames.

  • Guy de Maupassant parlant de Rouen

     

    source: Bel Ami de Guy de Maupassant

     

     

    « On dominait l'immense vallée, longue et large, que le fleuve clair parcourait d'un bout à l'autre, avec de grandes ondulations. On le voyait venir de là-bas, taché par des îles nombreuses et décrivant une courbe avant de traverser Rouen. Puis la ville apparaissait sur la rive droite un peu noyée dans la brume matinale, avec des éclats de soleil sur ses toits, et ses mille clochers légers, pointus ou trapus, frêles et travaillés comme des bijoux géants, ses tours carrées ou rondes coiffées de couronnes héraldiques, ses beffrois, ses clochetons, tout le peuple gothique des sommets d'église que dominait la flèche aiuë de la cathédrale, surprenante aiguille de bronze, laide, étrange et démesurée, la plus haute qui soit au monde.

     

    Mais en face, de l'autre côté du fleuve, s'élevaient rondes et renflées à leur faîte, les minces cheminées d'usines du vaste faubourg de Saint-Sever.

     

    Plus nombreuses que leurs frères clochers, elles dressaient jusque dans la campagne lointaine leurs longues colonnes de briques et soufflaient dans le ciel bleu leur haleine noire de charbon.

     

    Et la plus élevée de toutes, aussi haute que la pyramide de Chéops, le second des sommets dus au travail humain, presque l'égale de sa fière commère la flèche de la cathédrale, la grande pompe à feu de la Foudre semblait la reine du peuple travailleur et fumant des usines, comme sa voisine était la reine de la foule pointue des monuments sacrés.

     

    Là-bas, derrière la ville ouvrière s'étendait une forêt de sapins; et la Seine, ayant passé entre les deux cités, continuait sa route, longeait une grande côte onduleuse boisée en haut et montrant par place ses os de pierre blanche, puis elle disparaissait à l'horizon après avoir encore décrit une longue courbe arrondie. On voyait des navires montant et descendant le fleuve, traînés par des barques à vapeur grosses comme des mouches et qui crachaient une fumée épaisse. Des îles, étalées sur l'eau, s'alignaient toujours l'une au bout de l'autre, ou bien laissant entre elles de grands intervalles, comme les grains inégaux d'un chapelet verdoyant. »