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saint-pierre d'autils

  • Confrérie de Saint-Pierre d'Autils lors de la tourmente révolutionnaire

    Faisant partie de l'ancien Domaine de Longueville, suite de villages s'étendant de Bizy au Goulet, Saint-Pierre d'Autils comptait 828 âmes en 1790. les ressources étaient essentiellement agricoles: culture de la vigne sur les coteaux ainsi que des céréales, élevages et récolte des fruits dans les nombreux vergers.

     

    Comme dans la plupart des paroisses du diocèse d'Evreux, il existait une confrérie de charité chargée de l'inhumation des défunts. Elle était placée sous la double invocation de Saint Pierre et de Saint Paul. Lieu de sociabilité ayant ses propres règles, ses propres rites, la charité participait activement à la vie de la communauté paroissiale, rehaussant parfois le cérémonial des offices.

     

    Mais il arrivait que les frères de charité entrent en conflit avec le curé de la paroisse. Ce fut le cas à Saint-Pierre d'Autils, dans les premiers mois de 1790, à tel point qu'en juillet, ceux-ci décidèrent de démissionner collectivement. Le 15 juillet 1790, lendemain de la Fête de la Fédération, les frères gérant la charité de cette paroisse décidèrent de s'adresser à la municipalité mise en place récemment présidée par le Maire Nicolas Quimbel. Ils se rendirent à la maison commune où il firent dépô de tous leurs effet avant de demander aux officiers municipaux d'arbitrer leur conflit avec le curé.

     

    Les officiers municipaux considéraient certes indispensable de conserver une compagnie de frères de charité. Toutefois, la municipalité ne cachait pas son embarras. Devait-elle arbitrer ce conflit alors qu'elle était elle même en conflit avec le curé Marette au sujet de l'entretien du Presbytère? Les élus décidèrent de soumettre le problème aux élus du District d'Evreux, tandis que le curé Marette faisait appel au Balliage de la ville de Vernon et au vicomte de Vernon, il montrait ainsi son attachement à la Tradition.

     

    Les Confréries furent interdits par la loi du 18 août 1792, votée par la Législative, qui supprima également les derniers ordres relieux ainsi que les congrégations enseignantes et hospitalières.

    Le curé Marette prêta serment le 6 juillet 1795 auprès de la Municipalité de Saint-Pierre d'Autils.  

    Les confréries de charités refirent leur apparition avec le Concordat du 17 juillet 1801 et l'arrivée de Monseigneur Bourlier au siège épiscopal d'Evreux en 1802.  

  • Ville de Normandie: Histoire de Saint-Marcel de Longueville

    Aux portes de Vernon s'étendait un grand territoire, renfermant les paroisses de Saint-Just, Saint-Marcel et Saint-Pierre-d'Autils connu sous le nom de Longueville.

     

    Malgré la Charte de Richard II de Normandie, qui donnait à l'Abbaye de Jumièges, l'église de Saint-Marcel. Le roi d'Angleterre et duc de Normandie, Henri II, en fit donation en 1156 à l'abbaye de Bernay, avec une vigne et une partie de la dîme.

     

    En 1180, Gilon Havart fut témoin d'une Charte de Thomas de Saint-Jean, paraît avoir été seigneur de Saint-Marcel.

     

    A la même époque, Simon d'Aunay et Guillaume Havart et autres firent donation, aux religieux de l'Abbaye Saint-Taurin d'Evreux, de toutes les dîmes et de tout ce qui pouvait être dîmé dans la paroisse de Saint-Marcel et sur celle de Longueville, d'un grand nombre de pièces de vignes et de quelauqes masures sises dans la paroisse de Saint-Marcel.

     

    En 1231, Nicolas du Moutier reconnaît être tenu envers les Templiers de Bourgoult, à une rente annuelle de trois muis et demi de vin blanc, provenant de la vigne Mabon, dans la paroisse de Saint-Marcel.

     

    En 1258, le prieur et les frères de Saint-Lazare de Vernon avaient le droit de prendre tous les ans, à l'époque des vendanges dans la paroisse de Saint-Marcel, un muid de vin rouge dans le vief des religieux de l'Abbaye Saint-Taurin d'Evreux.

     

    À la date de 1274, on trouve dans les chartes des Vaux-de-Cernay, la mention d'un seigneur Raoul de Saint-Marcel.

     

    En 1386, le commun et habitants de la paroisse de Saint-Marcel et Guillaume Beauvyes, bailli de Vernon pour la Reine Blanche, plaidaient avec les religieux de l'Abbaye de Fécamp.

     

    En 1406, les moines de Bernay possèdent un Manoir à Saint-Marcel qu'ils ont conservé jusqu'à la Révolution de 1789.

     

    L'abbaye de Jumièges avait reçu de duc Richard II de Normandie des propriétés importantes sur la paroisse de Saint-Marcel, elles lui appartenaient encore lors de la Révolution de 1789.

  • Histoire de Normandie: Des abris préhistoriques près de Vernon

    Dans les bois de Mestreville, se trouvent des abris sous roches situés à mi-côte entre la route nationale de Paris à Rouen et la crète dominant la vallée de la Seine, entre la commune de Saint-Pierre d'Autils et le hameau du Goulet.  

     

    Ces abris dont la pierre est un calcaire pénétré de silex appartenant à l'âge sémonien ont été fouillés par M. Poulain, archéologue en 1902,1903 et 1904. ils sont au nombre de quatre.

     

    1. Abri du Mammouth: situé approximativement à 30 mètres au-dessus du niveau de la Seine, formé par une muraille rocheuse d'environ 5 mètres de haut sur 7 mètres de long. Le sommet est très épais avec anfractuosité: il s'avance en surplomb et forme une cavité d'environ 2mètres de profondeur.

      Une première fouille fit découvrir à 1m 30 de profondeur dans une couche argilocalcaire très compacte, une dizaine de lames en silex, des fragments d'ossements et de corne de renne; cette couche variait en épaisseur de 40 centimètres à 80 centimètres.

      La continuation des fouilles à 1m70 de profondeur amena la découverte d'un tibia d'éléphans primigenius long de 60 centimètres. Tout près se trouvait un petit foyer de 30 centimètres de diamètre resserré entre deux pierres portant des traces de feu.

      La paroi du rocher près de cet abri, ayant été déblayée des éboulis, M.Poulain découvrit une plate-forme horizontale d'environ 20 mètres carrés sur laquelle furent ramassés: une pointe mousterienne non retouchée, des éclats et une stapule en os de 12 centimètres. Non loin de là fut trouvé un couteau à soie.

    2. Abri du squelette néolithique: distant environ de 20 mètres du précédent; ouverture de 4 mètres de haut avant les fouilles, formé par des rochers en saillie d'environ 10 mètres de long.

      A un mètre de profondeur, M. Poulain découvre un foyer circulaire, amas de cendres et de charbons de 1 mètres de diamètre et de 25 centimètres de hauteur, des quantités d'éclats de silex et des instruments paraissant être l'outillage nécessaire à la fabrication de poterie néolithique. Un second abri, au niveau des cendres était obstrué de grosses pierres et contenait un squelette humain reconnu pour être celui d'une femme ayant sensiblement dépassé l'âge adulte. Les pierres posées en avant du squelette comme pour le garantir semblent indiquer qu'il s'agissait d'un lieu de sépulture.

    3. Grotte sépulcrale: située à l'extrémité sud-est de l'abri du mammouth; entrée large de 1 mètre sur 1mètre 20 de haut environ se poursuivant sur 8 mètres de longueur en se rétrécissant et se terminant par deux boyaux de 70 centimètres de haut et autant de large. Le plan de la grotte offre la forme d'un Y.

      A 2 mètres de profondeur, M. Poulain a trouvé des ossements humains, débris de trois squelettes appartenant à un adulte et à deux enfants de 4 et 7 ans,

      devant cette grotte se trouvent des rocs d'une hauteur de 2mètres 50, une fouille faite au pied amena la decouverte de poterie néolithique, de quelques nuclées et éclats de silex ainsi qu'une lame du type La Madeleine.