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saint-lo

  • Histoire de la Normandie:Triste page de l'histoire de Saint-Lô

    Le 9 juin 1574, devant les remparts de Saint-Lô aux mains des Protestants et assiégé par l'armée Catholique depuis deux mois, les assaillants qui sont sur le point de prendre la ville, sont d'autant plus excédés par ce long siège qu'ils ont remarqué que des femmes défendaient aussi la place forte.


    L'une d'entre-elles, vêtue d'une camisole rouge, commande un véritable bataillon de ses consoeurs vêtues elles aussi de rouge, jetant des pierres sur les assaillants et se servant d'une épée.


    Celle qui se distingue ainsi sur les remparts s'appelle Julienne Couillard. Elle est née vers 1550 dans le village de la Fouquelinière tout près de Saint-Lô et a été élevée dans une stricte religion protestante.


    Ce jour-là, alors que des groupes d'assaillants parviennent déjà à se glisser dans la ville. Julienne et son bataillon de fanatiques ont repoussé déjà un assaut.


    Hélas c'est fini. Le lendemain, Saint-Lô tombe aux mains de l'armée catholique. Le siège a duré longtemps et, la haine propre aux guerres de religion s'en mêlant, il n'y aura pas de quartier.


    Trois cents personnes au moins, sans distinction d'âge ou de sexe, seront passées au fil de l'épée.


    Quant à Julienne Couillard, elle a réussi à s'échapper alors même que les vainqueurs recherchent partout cette furie rouge qui leur a tant résisté. Toute femme ou fille portant le moindre vêtement de couleur rouge est arrêtée et exécutée après un simulacre de jugement.


    Jamais on ne retrouvera l'indomptable Julienne Couillard, et certaines sources indiquent qu'elle finit sa vie paisiblement à Bayeux en fondant un foyer et peut-être aussi en évitant désormais de s'habiller de rouge.

  • Paysages de Normandie:Le Cotentin

     

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    Dominant la vallée de la Vire, Saint-Lô doit une large part de sa notoriété à son haras national. Entre Manche et calvados, le cheval est roi; il s'ébat dans un décor de choix jusqu'à la Baie de Veys.


    Ici le climat est propice à la culture du poireau, spécialité de Carentan. Au pied de la presqu'île, cette cité tranquille, fortifiée à l'époque médiévale, vous invite à découvrir son église Notre-Dame, son lavoir des fontaines et ses maisons anciennes.

    Pour rejoindre Cherbourg, vous pourrez suivre la côte et longez Utah Beach ou empruntez la route qui mène à Sainte-Mère-Eglise autre site mémorable

    Valognes n'est plus très loin, pleine de charme, la cité est réputée pour son abbaye et pour ses beaux hôtels particuliers et pour ses musées du Cidre et des Vieux Métiers.

    Dans les environs Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte où naquit l'écrivain Barbey d'Aurevilly sont toutes deux dotées du label « Villes d'Art et d'Histoires ».


    De retour sur la côte, Saint-Vaast-La Hougue a l'odeur de la pêche et ses célèbres huitres.

    Le port est protégé par le fort de la Hougue de style Vauban comme la Tour qui domine l'île de Tatihou et son cadre enchanteur.


    Et voici Cherbourg, port militaire et commercial qui fut porté au siècle dernier par la vague des paquebots transantlantiques. Entre commerce, pêche et plaisance, il a jeté ses lignes transmanche vers l'Irlande et l'Angleterre.


    Après les châteaux renaissance de Tourlaville et de Nacqueville, le Manoir de Dur écu, vous prendrez volontiers de la hauteur en suivant le sentiers des douaniers.


    Le cap de la Hague se profile dans des paysages grandioses, avant que ne pointe le Nez-de-Jobourg,.

    Ces terres sauvages plongeant dans l'abîme ont inspiré les artistes, le peintre Jean-François Millet né ici et le poète Prévert qui y repose à jamais.

    Avant de prendre le large une petite escale s'impose à Portbail et à Barneville-Carteret, jolies stations balnéaires bordées de sable fin.


    Un petit poème sur le Cotentin

  • Histoire de la Normandie:Saint-Lô, «Capitale des Ruines »

    le 19 juillet 1944, les américains, qui ont réussi à pénétrer dans Saint-Lô, la veille, repoussent une contre-attaque allemande. La ville est désormais solidement aux mains de la 29ème division d'infanterie américaine qui va être relevée le lendemain, ayant perdu 7000 hommes en 45 jours de combats.

     

    «Ce ne fut que pas à pas, consigne le journal de marche de la 29ème DIUS, par petits groupes de cinq ou six hommes soutenus par à un char, que nous pûmes nous emparer l'une après l'autre des ruines des dernières maisons et progresser par les rues obstruées de décombres.»

     

    Depuis les bombardements du 6 et 7 juin, la ville en effet n'était plus que ruines. Les premières bombes avaient frappé les quartiers du centre et du sud, alors même que beaucoup de Saint-Lois étaient sortis pour saluer les avions libérateurs resplendissant dans le soleil couchant.

     

    A 3 heures du matin, puis à 5 heure, les bombardements s'étaient poursuivis. Au matin, Saint-Lô n'était plus qu'un amas de pierres et de poutres calcinées.

     

    « La ville entière se consumait dans un rugissement de volcan », écrira un témoin.

     

    Dans la prison écrasée sous les bombes, de nombreux résistants avaient péri et ne verraient pas la Libération pour laquelle ils avaient combattu et souffert.

     

    Bien d'autres villes et villages de Normandie avaient subi le martyre des bombardements mais Saint-Lô mérita bien d'être sacré la « capitale des ruines »

  • Ecrivain Normand: Louis Beuve

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    Louis Beuve (1869-1949) est né à Quettreville-sur-Sienne, au sud de Coutances. Après avoir suivi ses études à Caen, il devient commis de librairie à Paris où il rencontre François Enault avec lequel il fonde la Société du Bouais-Jan" et la revue du même nom. Il devient ensuite directeur du "Courrier de la Manche", un journal de Saint-Lô. Ardent défenseur de la langue et des coutumes normandes, il milite pour la renaissance régionaliste à la fin du 19e siècle. Il est un admirateur de l'oeuvre de Barbey d'Aurevilly auquel il vouera pendant toute sa vie un véritable culte. Autonomiste, il est aussi l'homme d'un grand rêve, celui d'une Normandie indépendante. 


    Il a longtemps constitué une référence pour les écrivains normands de la génération suivante. Il écrivit de nombreux textes réunis par Fernand Lechanteur, en 1950, en un recueil d' "Œuvres choisies". Son petit-neveu, Guy Beuve, fut membre du groupe Les Alberts. La passion normande est donc transmissible...

  • Rond-Point du Major Thomas Dry Howie à Saint-Lo

    Ce monument à la gloire du Major Howie mort pour la libération de Saint-Lo.en 1944.

    Concernant la ville de Saint-Lo, il y a un parcours historique. Vous allez être drôlement marqué par la reconstruction de l'Eglise Notre-Dame qui a subi des dommages pendant la seconde guerre mondiale.

    Ce qui reste de la prison (détruite en dans la nuit du 6 au 7 juin 1944) a été réutilisé comme Mémorial en l'honneur des victimes de la répression nazie.