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routes jacquaires

  • Histoire de la Normandie:Rouen, capitale templière

    La plus importante maison du Temple, en Normandie, devait être celle de Rouen, la capitale du duché fut, jusqu'en 1173, le siège de la principale commanderie de l'Ordre; les chevaliers installèrent ensuite leur maison chêvetaine à Sainte-Vaubourg.

     

    A l'époque où les Templiers s'y installèrent, Rouen était déjà une cité considérable, qui comptait au XIIème siècle quelque dix milles habitants. C'était une ville qui s'agrandissait rapidement et, surtout, un port très actif. Les échanges entre la Normandie et l'Angleterre étaient très importants, et les marchants rouennais avaient même, à Londres, un entrepôt particulier.

     

    Les templiers de Rouen eurent, selon toute vraisemblance, des activités économiques et bancaires: la première maison des chevaliers était située au sud de la rue du Vieil-Pont, au bord même de la Seine, qui était alors une artère commerciale très fréquentée. Dès cette époque les artisans commençaient à s'installer à proximité des rivières.

     

    La métropole normande était aussi un point de passage important pour les pèlerins qui, suivant la route de Rouen à Chartres, se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

     

    Allemands et Anglais venus par la mer, débarqués à Fécamp ou à Dieppe, Flamands et Artésiens venus de Lille et de Saint-Omer. Du Nord venaient même des pèlerins de Bruges, capitale du comté de Flandres. Les chevaliers du Temple étaient les protecteurs et les instigateurs du pèlerinage à Compostelle. Ils étaient tenus d'assister tous ces pèlerins.

     

    A Caen, qui était aussi un point de passage important pour les « jacquaires » descendant vers Le Mans, les Templiers de Bretteville avaient possédé plusieurs maisons.

     

    Sans doute les Templiers de Rouen devaient-ils protéger les pèlerins de Saint-Jacques, mais les chevaliers étaient aussi les « banquiers » des pèlerins : ceux-ci déposaient entre leurs mains une somme d'argent qui, s'ils ne revenaient pas de Compostelle, serait remise plus tard à leurs héritiers. Les commanderies de Rouen et de Caen jouèrent certainement ce rôle de dépôt monétaire.

     

    Il n'est rien resté du Temple de Rouen, car les vieux quartiers de la capitale normande ont été malheureusement détruits par les bombardements et les incendies de la dernière guerre.

     

    Une quinzaine de biens et de demeures, aux environs de la cathédrale Notre-Dame, relevaient de l'Ordre du Temple; les chevaliers avaient aussi édifié des maisons et des chapelles rue des Cordeliers, rue Saint-Eloi et square Solférino.

     

    La rue des Cordeliers s'appelait autrefois la « rue du Temple »