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religion

  • Tradition de Normandie: Saint Wulfran.

    Saint Wulfran est né vers 650 dans le Gâtinais. Wulfran fut chapelain dans les cours de Clotaire de Théodoric. Il fut moine au à Saint-Wandrille en Seine-Maritime, où il mourut vers 720.  

     

    à Sainte Barbe-sur-Gaillon dans l'Eure, une source est consacrée à Saint Wulfran attirait de nombreux pèlerins en raison de la vertu de ses eaux. On y venait toute l'année pour soigner les maladies de peau, notamment les dartres et les eczémas. Sur le chemin que les pèlerins empruntaient pour gagner la source, ils coupaient des branches d'arbre. Après avoir fair prières et ablutions à la source. Ils confectionnaient une croix qu'ils fichaient en terre tout autour de la source et y accrochaient les linges qui servaient à soigner leurs plaies. Enfin, ils venaient déposer au pied du calvaire jouxtant la source, une branche de gui.

     

    À Glos-sur-Risle dans l'Eure, la grotte Saint Wulfran était visitée par les femmes venues gratter la paroi calcaire pour obtenir un peu de poudre qu'elles ajoutaient au biberon des enfants atteints d'entérite infantile.


     

  • Tradition de Normandie: Charités et Charitons

    Plusieurs églises du Pays d'Ouche conservent et exposent dans les trésor des bâtons et des lanternes de « Charitons ».

     

    A croire que ces confréries séculaires ont complètement disparu. Les pèlerinages de Pentecôte à Bernay et à Préaux-en-Auge tendent pourtant à prouver le contraire.

     

    Ces « Charités » ne sont pas que la survivance d'un folklore coloré. Les confréries religieuses sont encore vivantes dont les plus anciennes celles d'Orbec, de Broglie, de Lisieux s'érigèrent peu après les « angoisses de l'an Mil ».

     

    Les « frères de la Charité » pratiquent la charité suprême de prier pour les morts en les conduisant à leur dernière demeure. Cette mission, leurs aînés l'ont accomplie au travers des conflits meurtriers et de redoutable épidémies. Leur cortège est précédé du «tintenellier » en dalmatique, dont les clochettes avertissaient les passants de fuir la contagion.

     

    Chaque Charité a sa croix, sa bannière, ses torches, son maître et ses douze frères portant le « chaperon », ornement de velours brodé, porté en sautoir, sur lequel s'étalent les ailes du rabat de lin blanc.

     

    Outre les enterrements, les Charités participent au service de l'autel. Et ces confréries, venues du fond des temps persistent dans leur volonté de maintenir leurs traditions et de « servir » pendant des siècles encore.

  • Traditions de Normandie:Cantique de Saint Vaast

    Cantique de Saint Vaast

    ~*~

    Venez, Chrétiens, accourez pour entendre
    Du grand saint Vaast l'éloge et les vertus ;
    Par ce récit vous pouvez tous apprendre
    A mépriser le monde et ses abus.

    Ses biens, son rang, son illustre naissance,
    De ses grands dons sont les moins précieux,
    Né pour le Ciel dès sa plus tendre enfance,
    Le Ciel devint l'objet de tous ses voeux.

    Ce fut à Toul que dès son premier âge
    Il se donna tout entier au Seigneur :
    C'est là qu'il fit l'heureux apprentissage
    De ces vertus qui causent son bonheur.

    Toujours jeûnant, toujours dans l'abstinence,
    A ses égaux, toujours humble et soumis,
    Veillant, priant et faisant pénitence
    Pour des péchés qu'il n'avait pas commis.

    Dans un combat, le roi clovis implore
    L'aide de Dieu que Clotilde adorait ;
    Il sort vainqueur, mais hélas ! il ignore
    Quel est ce Dieu que la reine honorait.

    Il s'agit donc de prêcher l'Evangile
    Et d'annoncer Jésus-Christ à ce roi :
    On cherche un Saint, un personnage habile,
    Vaast est choisi pour cet auguste emploi.

    De ses talents, de sa sainte conduite
    Tout retentit bientôt aux Pays-Bas ;
    Tant de vertus, de si rares mérites
    Le font choisir pour évêque d'Arras.

    L'énorme poids du saint fardeau l'étonne,
    Quoiqu'on lui dise, on n'a que des refus ;
    Mais Dieu le veut et saint Rémy l'ordonne,
    Vaast obéit et ne résiste plus.

    Dès qu'il se vit à ce degré sublime ;
    Son zèle ardent ne se contraignit plus ;
    Déjà partout il fait la guerre au crime,
    Partout il fait triompher ses vertus.

    Tous les païens de l'erreur il retire
    Et les conduit à son heureux troupeau ;
    De Jésus-Christ il augmente l'empire,
    Et lui soumet tout un peuple nouveau.

    Aveugles-nés, muets, sourds, il n'importe,
    Il rend à tous l'usage de leurs sens,
    Tous les mourants que sans cesse on lui porte,
    Il les guérit et les renvoie contens.

    Sa charité toujours vive et fervente,
    Brûlant son coeur toujours d'un nouveau feu,
    Sans cesse agit et n'est jamais contente ;
    Il craint toujours d'en avoir fait trop peu.

    Tout affaibli de travaux et de l'âge,
    Ce grand prélat se prépare à la mort,
    Il se ranime et met tout en usage,
    Pour arriver heureusement au port.

    Que je vous plains, peuple tendre et fidèle,
    Il va mourir, vous ne le verrez plus,
    Son Dieu l'appelle à la gloire éternelle
    Qu'ont mérité ses solides vertus.

    Mais je me trompe, il ne meurt que pour vivre,
    Il a toujours ses enfants sous ses yeux,
    Il les exhorte à tâcher de le suivre,
    Pour partager son bonheur avec eux.

    A ce grand Saint offrons tous nos hommages :
    Supplions-le qu'il ne nous laisse pas,
    Assurons-nous, s'il se peut, ses suffrages,
    En l'imitant et marchant sur ses pas.

     

    Grand Saint, que nos pères ont choisi pour patron, faites, par vos prières, refleurir parmi nous cette antique foi, ces vertus chrétiennes qui, pendant tant de siècles ont été pour cette paroisse une source de prospérité et de bonheur.

    PRIÈRE


    Saint Vaast, priez pour nous.
    Saint Vaast, priez pour nous.
    Saint Vaast, priez pour nous.