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ramassage des galets

  • Tradition de Normandie: le ramassage des galets

    Pendant longtemps, le littoral cauchois fut comme une carrière à ciel ouvert où l'on ramassait le galet pour la construction.

     

    Mais, au XIX ème siècle, l'activité de ramassage a changé d'échelle et de destination sous l'impulsion de Danois qui avaient inventé un broyeur de minerai dont les éléments mobiles étaient des galets. Faute de matière première suffisante, ils seraient venus prospecter sur la Côte d'Albâtre et lancer cette industrie dès 1885.

     

    Depuis 1985, le ramassage des galets est proscrite par souci de préservation du gisement. Il faut dire qu'en cent ans environ, la moitié de la ressource littorale a été prélevée. Le galet a toujours été prélevée à la main, parce qu'il fallait le sélectionner. A l'origine il était transporté à dos d'homme dans des hottes. C'était un travail pénible d'où le surnom de galériens donné aux ramasseurs de galets. Puis on a utilisé des chevaux munis de deux caisses, les canots et d'un bât.

     

    Au port, à Saint-Martin-aux Buneaux, l'ascension étant impossible par échelle, une grue permettait de remonter les galets et les chevaux dans une caisse.

     

    Une fois trié et calibré, le galet était commercialisé. Jusqu'à 90% partait à l'exportation. Ce galet, à l'extrême dureté due à sa forte teneur en silice, avait différents usages industriels. Il était surtout employé dans le broyage des produits n'acceptant pas le métal. Mais il entrait également, après calcination dans la fabrication de la porcelaine anglaise.

     

    De cette activité qui s'étendait d'Antifer à Cayeux, il ne reste aujourd'hui que des cordons de galets appauvris par les prélèvements.