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résistance

  • Idée de Lecture: La résistance en Normandie

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    Les Français dans la Résistance

    La Résistance en Normandie tome 1 et 2

    récits présenté par le Colonel Gilbert Renault dit Rémy

    Editions Famot en 1975


    Situé face à la Grande-Bretagne qui, refusant de courber le front, avait continué de tenir tête à un ennemi réputé invincible, la Normandie ne pouvait manquer de jouer un rôle de tout premier plan dans la résistance à l'envahisseur de notre patrie.

    C'est sur ses rivages que mon ami, Maurice Duclos dit Saint-Jacques, fut clandestinement débarqué dès le mois de juillet 1940 pour organiser le premier réseau en date de la France Libre;

    C'est à Bruneval, entre Le Havre et Etretat, qu'au cours de la nuit du 27 au 28 février 1942, les Opérations Combinées, dirigées de Londres par Lord Louis Mountbatten, réalisèrent la première opération offensive menée sur notre sol occupé depuis notre défaite, et qui se traduisit par un plein succès.

    Six mois plus tard, ce fut Dieppe, où les nazis virent un désastre pour nos armes, faute d'avoir compris qu'il s'agissait d'un banc d'essai d'où seraient tirées les plus utiles leçons pour le futur débarquement libérateur, dans lequel un modeste peintre en bâtiment de Caen prit sa part en accomplissant un exploit qui s'inscrit parmi les plus remarquables de toute la guerre du "renseignement".

    En  matière d'exploit, celui qui consista à rassembler cent quarante aviateurs alliés abattus dans la forêt de Fréteval, truffé de dépôts de munitions, à les nourrir, les soigner, et les distraire sans qu'aucune patrouille allemande se doutât jamais de leur présence, paraîtra tout aussi extraordinaire.

    Et que dire du maquis crée sous terre à quelques distances de Rouen par Raoul Boulanger, qui aidé des siens, en creusa lui-même les galeries sous sa propre maison?

    Que dire de la superbe audace de l'Opération Jéricho montée par mon ami Dominique Ponchardier contre la prison d'Amiens afin d'arracher au poteau d'exécution plusieurs de ses camarades, condamnés à être fusillés sous peu?

    Que dire du tranquille courage d'une "Marraine", des aventures d'un Ulysse Vermandel, du sang-froid d'un René Duchez assisté de son copain Léon Dumis?

    Que dire aussi, hélas! des souffrances subies par nos camarades de la Sarthe, de l'Orne, de l'Eure et Loir, et de l'Eure, de l'interrogatoire d'un Raymond Hélix dont l'horreur rendrait la lecture insupportable si l'héroïsme n'y triomphait de la brutalité des bourreaux?

    C'est tout cela qu'on trouvera dans " Résistance en Normandie", illustration de diverses formes que prit le combat de l'ombre dans cette province de Française, qui par une destinée singulière neuf siècles après que Guillaume le Conquérant  eut remporté la victoire d'Hastings, vit venir d' Angleterre la plus grande flotte jamais déployée sur la mer, annonciatrice d'une victoire à laquelle tant d'hommes et de femmes, soutenus par une invincible espérance, travaillaient opiniâtrement depuis quatre ans.

     

     

  • Histoire de la Normandie:Le Brave Michelot

    par Thibault

    Oui, le mot « brave » est bien celui que l'on peut accoler au nom de Michelot. Et encore convient-il de prendre ce mot sous tous les sens, qu' il est possible de lui donner.

    Brave, Michelot l'a, en effet , été autant par son courage que par son honnêteté, sa modestie, son dévouement et sa fidélité.

    Michel Moulin, c'est son nom est né le 7 janvier 1771 à Saint Jean des Bois, petite localité normande de la région de Tinchebray, où son père exerce le métier de forgeron. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par sa force et sa bonne humeur aussi devient-il rapidement le meneur et le guide de tout les garçons du canton. Il est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, et aussi, de toutes les bagarres. On l'appelle Michelot est ce surnom, il va l'illustrer en devenant un des chefs de la Chouannerie Normande.

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  • Combat de l'ombre en Basse-Normandie

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  • Histoire de la Normandie:La Fin du pont de Vernon le 18 août 1944

     

    Extrait du journal « Le Parisien Libéré » du 20 août 1976

     

    Coup sérieux porté à la retraite des troupe allemandes

    Georges André et quelques patriotes sabotent le pont de Vernon

     

    Il y a déjà 32 ans, un sabotage spectaculaire celui du pont routier sur la Seine allait quelque peu précipiter la libération de notre ville. Ce fut l'oeuvre du Capitaine Jean de la Motte dit Georges André, responsable du mouvement « Résistance » et de quelques-uns de ses amis.

     

    « Les Nouvelles de l'Eure » ont publié il y a quelques années le récit de cet exploit rédigé par son auteur pour sa fille. Nous en empruntons plusieurs extraits afin de situer dans quel contexte ce sabotage a été effectué à la demande des troupes alliées.

     

    Si le 26 mai 1944, un raid de l'aviation américaine avait mis à mal le pont de Vernon, le rendant impraticable aux véhicules, un aménagement de fortune permettait le passage des troupes à pied.

    Cette importance stratégique- Vernon représentait le seul point de passage entre Paris et Rouen- ne manqua pas de préoccuper Georges André, évadé depuis peu de la prison allemande d'Evreux.

     

    Le 5 août, un premier ordre de sabotage était donné- il fallait rendre impraticable ce passage sur la Seine. Dix jours plus tard, l'opération n'avait pu être menée à bien par manque de plastic. Georges André décida alors de faire le coup lui même avec le matériel dont il disposait aidé de son ami Petit Jules et de son fils Etienne en lequel il avait toute confiance. Il dressa alors un plan détaillé de ce coup de commando.

     

    Le 17 août en compagnie de son fils qui ne sait pas encore qu'il a été chois, il arpente le pontà une heure où le passage des troupes allemandes est particulièrement réduit.

     

    Fais le guet lance-t-il tout go à son fils avant de descendre à la base de la pile située presque au milieu de la Seine, pile qui a particulièrement souffert du bombardement du 26 mai. Discrètement Georges André aménage le trou de mine où sera déposé l'explosif. Personne ne prête attention à lui fort heureusement.

     

    Le lendemain réunion en petit comité chez Jean Luchaire, rue Saint Lazare, où les FFI ont installé une base depuis quelques jours. On y fait l'inventaire du plastic disponible. Il y en a 7 kilo. C'est peu mais tant pis. La pile du pont ne semble guère solide. Il faut s'assurer ensuite de la qualité de l'explosif et des crayons détonateurs. On procède à des essais, il ne s'agit pas de rater le coup. Aucun crayon ne fonctionne. Ils ont été stocké dans un caveau du cimetière un peu trop humide.

    Nouvel essai avec du cordon et un détonateur. Cela marche. Georges André décide d'opérer le soir même. Rendez vous est pris. Trente minutes avant l'heure, des avions anglais lâchent des bombes incendiaires et explosives qui font se terrer les allemands. Des détachements d'allemands circulent un peu partout sans trop savoir dans quelle direction aller. Attention un motocycliste se présente. Il veut traverser. Pas possible. Plus loin à Port-Villez. Ouf la route est libre. Ils sont au dessus de la pile choisie. P'tit Jules descend au bas de l'escalier. Sa mission mettre le feu au cordon. La barque est là toute proche au cas où. Georges André descend placer l'explosif. Le niveau de la Seine a quelque peu monté qu'importe. Et la longueur du cordon calculée pour cinq minutes qui s'avère trop juste. P'tit Jules en est quitte pour se mouiller les pieds.

     

    Ça y est le cordon s'enflamme. Il est temps de se replier sur la terre ferme. Soudain les trois saboteurs se trouvent nez à nez avec un officier supérieur allemand revolver au poing. Le détachement qu'il dirige est à proximité et le pont doit sauter dans quatre minutes. Peut-on passer?

    Georges André calmement répond par l'affirmative. En compagnie de ses deux compagnon, il regagne la rive au pas de course puis l'équipe se met à l'abri à l'entrée de la rue du Pont pour attendre l'explosion. Les minutes s'écoulent interminables. Georges André va jusqu'à dire à ses compagnons. C'est Manqué! Et puis soudain l'explosion retentit. Mission accomplie pour le mouvement « Résistance ».

    Le prochain passage sur la Seine sera établi par les troupes anglaises.

  • Chant des FFI ou Marche des FFI

    marche officielle (?) de la Résistance 1944
    Paroles : Valentin Tarault
    Musique : Camille Robert (compositeur de la Madelon)

    interprétation : enregistrement d'époque
    Pendant quatre longues années
    Gibier traqué mais levant haut le front
    Dans une lutte acharnée
    Nous résistions pour venger notre affront
    Souffre et pleure ricanaient les odieux frizous
    Oui mais lheure vient enfin de sonner pour nous

    Refrain
    FFI gars de la résistance
    FFI vrais fils de la France
    FFI, glorieux Fifis
    Nous avons libéré le pays

    Bien des jours , bien des nuits sombres
    En redoublant de courage et defforts
    Nous avons lutté dans lombre
    Mais aujourdhui nous sommes les plus forts
    La victoire arrachée par linsurrection
    De sa gloire à jamais couvre nos sections

    Refrain

    Jamais nos cœurs ne sendorment
    Comme un seul homme à lappel menaçant
    Les « soldats sans uniforme »
    Sont toujours prêts à répondre «  présent »
    Nul ne flanche et jamais , non jamais, oui da
    La revanche na cessé darmer nos bras

    Refrain

    « Francs tireurs » et « réfractaires »
    Sont les deux noms dont on nous a doté
    Ils ne manquent pas de caractère
    Et tous les deux disent bien la vérité
    « réfractaire » signifie dur et résistant
    Et, lon laire, dans « Français «  nya til pas « franc » ?

    Refrain

    Quand nous serons dans lHistoire
    On dira de nous « cétait ceux du maquis »
    Et ce titre méritoire
    Par nos exploits nous laurons bien conquis
    Les déboires ne nous ont jamais terrassé
    Du prétoire , limposteur par nous fut chassé

    Refrain

    Souvenirs qui nous enfièvrent
    Les noms fameux de nos héros dhier
    Sont chez nous sur toutes les lèvres
    Juin, Delmas, Rol, Koenig, Giraud, Leclerc !
    Oui le rôle de chacun demeure éclatant
    Et de Gaulle nest il pas le premier résistant ?

    Refrain

    Nous avons sauvé la France
    Mais nous devons nous montrer attentifs
    Redoubler de vigilance
    Et ne jamais demeurer inactifs
    Si lorage à nouveau sabattait sur nous
    Sous loutrage , les « fifis «  seraient là pour un coup !