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quillebeuf sur seine

  • À la découverte du Marais Vernier.

    Parcours de 37 kilomètres.  

     

    Le Marais Vernier est une plaine alluvionnaire établie à l'emplacement d'un ancien méandre abandonné par la Seine. Il est entouré par un amphithéâtre de collines boisées entre les pointes de la Roque et de Quillebeuf. Une Digue reposant sur un cordon sableux, divise le marais: au nord, la plaine des Alluvions; au sud, la tourbière avec la Grande Mare dans sa partie basse; et au fond du golfe, un secteur de maraîchages.

     

    1. Pointe de la Roque. Elle domine de plus de 50 mètres la vallée de la Seine, dont les eaux battaient encore le pied de la falaise au début du XIX ème siècle. C'est un bon observatoire d'où la vue s'étend sur les Vallées de la Seine et de la Risle, et sur la partie nord du Marais.

    2. Entre Saint-Samson-de-la-Roque et Bouquelon, la route suit le faîte de l'amphithéâtre. On découvre en contrebas, les Courtils, beaux jardins maraîchers, découpés en longues lanières par d'étroits canaux.

    3. Point de Vue de la Côte Pelée. Il offre une sorte de coupe biogéographique du marais: au premier plan, sur le bas versant, l'habitat étiré et accolé au bord de l'amphithéâtre; puis les Courtils sur des sols tourbeux gris et noirs; les herbages avec quelques boqueteaux autour de la Grande Mare; au Nord de celle-ci, des marais mal drainés et des roselières.

    4. La Côte. Il faut s'écarter de la route, prendre le sentier qui sépare l'habitat des Courtils, et flâner le long des canaux et des rigoles. Les haies témoignent de la richesse végétale de ce pays doté d'un micro-climat particulier: peuplier disposés en longue files, saules taillés en têtards, noisetiers, aulnes et sureaux. Au-dessus de la route, vergers et noyers se mêlent aux têtards.

    5. Digue des Hollandais (départementale 103) . Elle limite au nord, le marais ancien. Elle fut construite au XVII ème siècle par des ouvriers Hollandais.

    6. Direction Quillebeuf sur Seine.

     

  • Turner et la Normandie.

    Le peintre britannique William Turner vint à quatre reprises en Normandie entre 1821 et 1832, à chaque fois il avait son carnet de croquis et saisissait des paysages, des monuments et les couleurs de la Normandie pour ensuite en tire des aquarelles.

     

    En 1829 puis en 1832, il était venu pour faire des Landscape Annuals (carnet de voyage) pour un éditeur de Londre.

     

    Par trois fois il passa par la ville euroise de Quillebeuf sur Seine. Village où les pilotes de Seine prennent en main les navires pour remonter le fleuve

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    Il en prépara d'abord une aquarelle puis peignit une marine en vue de l'exposition de la Royal Academy de 1833.

    Le tableau fit une forte impression sur le public. Le mascaret s'engouffre dans la seine devant l'église de Quillebeuf et le phare.

    Les navires sont au mouillage, pour éviter de se perdre comme celui dont seul le mât dépasse des flots soulevés.

     

    Turner saisit l'instant mouillé de lumière, l'écume jaillissante, l'envol d'oiseaux, les traînées de nuages dans le soleil et le vent.

     

    Pour en savoir plus sur la marine de Seine, il y a un musée à Caudebec-en-Caux.

  • Village de Normandie: Quillebeuf-sur-Seine

    Capitale du Roumois. Une des premières villes de France a avoir reconnu Henri IV comme Roi de France.  

    Pendant son règne la ville a pris le nom d'Henricopolis et d'Henricarville.

     

    Eglise Notre-Dame: Eglise paroissiale qui dépendait de l'Abbaye de Jumièges. Nef à trois vaisseaux et tour-lanterne d'avant clocher qui datent du début du XII ème siècle. Les fenêtres-hautes ont été bouchées par une surélévation des bas-côtés et le vaisseau central qui ont été rehaussés au XVIII ème siècle. Portail et chapiteaux à décor géométrique et végétal. Choeur qui a des éléments des XV ème, XVI ème et XIX ème siècle.Vestiges des vitraux du XVI ème siècle. Les vitraux du XIX ème siècle sont notamment l'oeuvre de Duhamel-Marette. L'orgue et le Maître-Autel sont de style Néo-Gothique.Les Ex-Votosont en forme de bateau.

     

    La Grande-Rue: Maisons en pan-de-bois qui s'étallent du XVI ème au XVIII ème siècle. Mention sur des plaques de la date de chaque maison.

  • Paysages de Normandie: A travers le Marais Vernier

    Le Marais Vernier occupe, sur 5 000 hectares, le fond d'un ancien golfe, entre le dernier coude de la Seine et une couronne de collines boisées. Mis en valeur depuis des siècles, il est constitué de riches terres cultivées qu'une digue sépare de la tourbière et d'un plan d'eau, et entouré de très vieux petits villages où l'on découvre des vestiges des anciens ports et une architecture locale très originale.

     

    1. Quillebeuf-sur-Seine, ancien village viking des bords de Seine, a gardé son caractère de vieux port de pêche traditionnel. Les bateaux y attendaient autrefois la marée haute pour franchir la passe; d'où le nom évocateur de la belle église Notre-Dame-de-Bon-Port, qui possède un superbe clocher inachevé et une intéressante collection d'ex-voto marins. La pointe de Quillebeuf, qui sépare les parties abandonnées et les parties entretenues du Marais Vernier, est un promontoire rocheux dominé par un phare; de là on jouit d'une belle vue sur le fleuve, le pont de Tancarville et les Installations pétrolières de Port-Jérome.

    2. Les Herbages, hameau situé sur une digue construite par les spécialistes hollandais par Henri IV en 1607 pour assainir les marécages.

    3. La Chevalerie, ce hameau possède un certain nombre de maisons typiques du Marais; leurs fondations et soubassement sont construits en silex et blocs de craie, les murs en pans de bois et colombages vertical pour tenir le torchis. Les deux versants du toit sont couverts de roseaux et le faîtage est planté d'iris. Au moment de la floraison le village est donc fleuris jusqu'au sommet des maisons.

    4. La Roque, autre village pittoresque.

    5. La pointe de la Roque et son phare. De cette falaise calcaire qui s'avance dans un navire dans la rive alluvionnaire de la Seine, on domine de 50 mètres le Marais; le panorama s'étend du cap de la Hève à la côte de Grâce. Revenir en arrière et suivre la route qui longe le bas des collines jusqu'à l'extrémité sud du Marais où se trouve

    6. le Hameau de Bouquelon, l'église Saint-Ouen, qui rassemble des éléments de plusieurs époques, conserve une nef de la fin du XI ème siècle terminée par un portail d'une grande simplicité; elle abrite un étonnant Christ en marbre blanc du XVIII ème siècle et surtout une extraordinaire verrières des XV ème et XVI ème siècles qui orne ses chapelles.

    7. La route passe par Saint-Thurien puis mène à Sainte-Opportune-la-Mare qui abrite deux antennes de l'écomusée de Basse-Seine: l'un expose le processus de fabrication des alcools dérivés de la pomme, l'autre le travail des forgerons du secteur.

    8. La Grand-Mare, vaste étang poissonneux couvert d'une roselière, où sont collectés les excès d'eau du Marais par le biais du canal Saint-Aubin. L'étang constitue une étape privilégiée pour de nombreux oiseaux migrateurs dont une tour observatoire permet de voir les espèces nicheuses. La tour donne également sur la réserve naturelle de Mannevilles.