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presqu'ile du cotentin

  • Personnages de Normandie: Les Hauteville

    au début du XI ème siècle, un seigneur normand, Tancrède de Hauteville, qui éprouvait quelques difficultés à caser ses douze fils et qui avait entendu parler des exploits d'aventuriers normands comme Osmond de Quarrel en Italie, décide d'expédier la moitié de sa progéniture à la conquête des Siciles.

     

    L'ainé, Robert, dit le Guiscard (l'avisé en français moderne) fit si bien par sa bravoure, sa ruse et ses ambitions, il profita de l'agitation entre Grecs et Arabes, les battit et fonda un royaume Normand en Apulie, qui était une ancienne colonie grecque (actuellement Pouille et Calabre). Il battit par la suite les armées du Pape Léon IX qu'il fit même prisonnier.

     

    Vers 1060, avec son frère Roger, Robert tenta la conquête de l'autre Sicile (l'ile en elle-même) aux mains des Arabes, mais une brouille survint entre-eux et Roger se sépara de Robert. Reprenant ainsi son indépendant, Roger de Hauteville prit le nom de Grand Comte de Sicile.

     

    Robert reprit donc ses conquêtes en Italie avec ses frères Guillaume Bras de Fer, Drognon et Hymfroy.

     

    La domination des fils de Tancrède de Hauteville et de leur descendance. Véritables dynatie normande en Sicile et en Italie, après des fortunes diverses et les Vêpres Siciliennes (révoltes des siciliens) dura jusqu'au XIII ème siècle, c'est-à-dire près de 150 ans.

     

    Telle est l'odyssée des fils de Tancrède de Hauteville, devenus princes et Rois des Deux-Siciles, qui font honneur au modeste petit bourg qui les vit naître, Hauteville devenu par la suite La Guichard, du nom du plus valeureux, Robert le Guiscard.

  • Paysages de Normandie: Eglise d'Octeville

    A conservé de la fin du XI ème siècle et du début du XII ème, son clocher, son choeur et son abside semi-circulaire.  

     

    Par une disposition curieuse, la masse trapue de ce clocher, qui est sur plan carré jusqu'au niveau des faîtages, passe alors à l'octogone, et revient ensuite au carré à son dernier étage terminé en bâtière. Il repose sur la travée de l'avant-choeur assise sur de massives piles à colonnettes engagées de chapiteaux sculptés.

     

    D'épaisses ogives supportées par des culs de lampe sont tendues au-dessous de la voûte.

     

    Le choeur est également voûté d'ogives, l'abside est au cul-de-four.

     

    Un bas-relief du XII ème « la Cène » est encastré dans le mur nord.

  • Ville de Normandie: Saint Vaast La Hougue


    Port de pêche important, centre ostréicole réputé, Saint Vaast La Hougue est aussi une station balnéaire appréciée. La douceur du climat y est remarquable: mimosas, palmiers et fuchsias y poussent en plein terre.

     

     

    Saint Vaast la Hougue est resté un havre modeste pendant la souveraineté normande puis anglaise puis sous la période française. Fief de l'abbaye de Fécamp, la paroisse médiévale a eu pour saint patron l'apôtre des Flandres, Saint Vaast.

     

    Pendant la guerre de Cent Ans, les débarquements anglais s'y succèdent alors que la baie n'est pas fortifiée. Le plus important est celui d'Edouard III, en 1346, dont l'armée ravage le Val de Saire avant d'aller vaincre les Français à Créçy.

     

    En 1692, la bataille de la Hougue signe le désastre de la flotte Française du fait de l'inconsistance des défenses côtières. En 1694, l'ingénieur général du Roi, Benjamin de Combes entreprend la construction des forts de la Hougue et de Tatihou.

     

    Bien que la rade de Cherbourg soit choisie au XVIII ème siècle pour y créer un port militaire, la présence de garnisons contribue au développement du bourg de Saint Vaast.

     

    L'activité maritime est d'abord orienté vers la pêche côtière, prend un nouvel essor avec le cabotage et même avec la pêche au long cours au XIXème siècle. L'apogée de ces activités se situe dans les années 1860: Saint Vaast arme jusqu'à 150 bâtiments en 1864, tandis que la population dépasse les 4 000 habitants. Ceci justifie la création d'infrastructures portuaires: jetée de 400 m édifié entre 1829 et 1849, quais entre 1846 et 1869 et un brise-lame pour fermer le port en 1870.

     

    Le port de Saint Vaast a été le premier libéré par les Alliées. Il demeure l'un des trois grands ports de pêche du département de la Manche, avec Cherbourg et Granville.

  • Paysages de Normandie:La Hague, cet autre Finistère

    La Hague, c'est un finistère normand. Avec des falaises et des rochers déchiquetés par la mer; avec des landes et des maigres pâturages balayés par le vent et avec aussi des croyances et des légendes volontiers accrochées par les hommes à tout les bouts de terre et à toutes les extrémités du Vieux-Continent.


    Port-Racine, véritable port-jouet se niche dans l'anse Saint-Martin, le phare du cap de la Hague s'isole dans les flots pour mieux surveiller le terrible Raz Blanchard, l'un des plus grands cimetières marins de France. L' anse Ecalgrain s'étire avec beaucoup d'harmonie au pied de son mur de falaise. Le Nez de Jobourg se plante en face de la toute proche île Anglo-Normande d'Aurigny. Les maisons aux épaisses toitures d'ardoises de schiste se presse autour de l'église de granit d'Auderville. Les murets de pierre sèche et les chemins se croisent et se recroisent à la faveur des creux et des bosses du terrain.


    Ici, Gargantua a jeté dans la mer un rocher, qui s'était glissé dans sa chaussure, et là les cloches de la chappelle se mettent en branle elles-mêmes pour sonner le glas les jours de grande tempête.


    Hélas, au coeur de cette Hague à la beauté sauvage, à l'âme vibrante pousse aussi un champignon monstrueux mais qui fait vivre un paquet d'habitant du Cotentin, une centrale nucléaire. Espérons qu'alors des nuages un peu trop bas ou des lambeaux de brume, fréquents en ces lieux, voileront le paysage ainsi défiguré.

     

  • Histoire de la Normandie:Granville, le raid allemand de 1945

    par Caroline

    Le 31 juillet 1944, Granville est libéré, sans combat par les chars de la IIIème armée US de Georges Patton.

    Granville doit sa chance, d'une part à sa position en cul-de-sac et d'autre part au fait de n'avoir pas constitué une objectif important ni pour l'attaque ni pour la défense.

    Les granvillais reprennent goût à la vie, après ces quatre années d'occupation. Pourtant 6 mois plus tard. La stupeur va remplacer l'allégresse.

    Pendant la nuit du 8 au 9 mars 1945, plusieurs commandos allemands de la Wermatch se lancent depuis Jersey à l'assaut du port de Granville, utilisé depuis sa libération pour le transport charbonnier au profit de la population française.

    Quatre dragueurs et un remorqueur ayant le port pour objectif, trois patrouilleurs rapides équipés de pneumatiques pour les commandos, trois péniches de débarquement transformées et fortement armées, ainsi que deux chalutiers armés constituent la flotille d'attaque allemande.

    La surprise est totale pour les granvillais et les quelques troupes  sur place (150 soldats de la nouvelle armée français et un détachement américain).

    Les pertes sont importantes: quatre cargos endommagés dans le port, des grues détruitent, des brèches dans les jetées de l'avant-port.

    Les commandos allemands, après n'avoir perdu que six des leurs et échoué involontairement un de leurs dragueurs dans l'avant(port, se retirent avec plusieurs soldats américains dont un officier supérieur. Ils s'en vont en remorquant le cargo "L'Eskwood" avec 112 tonnes de charbon.

    L'attaque se solde enfin par une vingtaine de tués parmi les américains et la population civile.

     

  • Contes et Légendes du Cotentin

    Contes et légendes du Cotentin

    de Michel Giard

     

    Modernité oblige, il n'y a plus de veillées, le soir, devant l'âtre. On ne prend plus le temps d'écouter un ancien perclus de rhumatismes raconter d'une voix chevrotante, parfois mal assurée, un conte, une légende qui ont baigné son enfance et qu'il transmet à d'autres dans la noirceur de la nuit. Il était une fois... Ces mots magiques nous emportent aux frontières du réel et de l'imaginaire, dans un décor où le conteur campe des personnages, hommes, bêtes, créatures fantastiques, qui conservent leur part de mystère. Des personnages qui nous semblent familiers s'agitent et deviennent acteurs ou proies. Nous glissons, à notre corps défendant, dans l'imaginaire. Par un tour de passe-passe habile, le bavard nous transforme en complices privilégiés de son histoire. L'auditeur ou le lecteur du récit est entré désormais dans son univers familier. La distance s'est estompée entre les deux parties, pour autant que chacun veuille bien jouer le jeu et pénétrer dans ce monde enchanteur des contes et légendes. Nous retrouvons un bout de terre normande battu par les flots, parfumé par l'odeur âcre du varech et les puissants effluves de la terre d'un brun Millet.

  • Paysages de Normandie:Le Cotentin

     

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    Dominant la vallée de la Vire, Saint-Lô doit une large part de sa notoriété à son haras national. Entre Manche et calvados, le cheval est roi; il s'ébat dans un décor de choix jusqu'à la Baie de Veys.


    Ici le climat est propice à la culture du poireau, spécialité de Carentan. Au pied de la presqu'île, cette cité tranquille, fortifiée à l'époque médiévale, vous invite à découvrir son église Notre-Dame, son lavoir des fontaines et ses maisons anciennes.

    Pour rejoindre Cherbourg, vous pourrez suivre la côte et longez Utah Beach ou empruntez la route qui mène à Sainte-Mère-Eglise autre site mémorable

    Valognes n'est plus très loin, pleine de charme, la cité est réputée pour son abbaye et pour ses beaux hôtels particuliers et pour ses musées du Cidre et des Vieux Métiers.

    Dans les environs Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte où naquit l'écrivain Barbey d'Aurevilly sont toutes deux dotées du label « Villes d'Art et d'Histoires ».


    De retour sur la côte, Saint-Vaast-La Hougue a l'odeur de la pêche et ses célèbres huitres.

    Le port est protégé par le fort de la Hougue de style Vauban comme la Tour qui domine l'île de Tatihou et son cadre enchanteur.


    Et voici Cherbourg, port militaire et commercial qui fut porté au siècle dernier par la vague des paquebots transantlantiques. Entre commerce, pêche et plaisance, il a jeté ses lignes transmanche vers l'Irlande et l'Angleterre.


    Après les châteaux renaissance de Tourlaville et de Nacqueville, le Manoir de Dur écu, vous prendrez volontiers de la hauteur en suivant le sentiers des douaniers.


    Le cap de la Hague se profile dans des paysages grandioses, avant que ne pointe le Nez-de-Jobourg,.

    Ces terres sauvages plongeant dans l'abîme ont inspiré les artistes, le peintre Jean-François Millet né ici et le poète Prévert qui y repose à jamais.

    Avant de prendre le large une petite escale s'impose à Portbail et à Barneville-Carteret, jolies stations balnéaires bordées de sable fin.


    Un petit poème sur le Cotentin