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première république

  • L'abbaye Notre-Dame des Bois à Saint-Evroult

    La forêt domaniale de Saint-Evroult couvre 669 hectares. Près de l'église du village sont conservées les ruines de l'abbaye.

     

    Evroult était né à Bayeux, haut personnage de la cour franque, il fond ici un ermitage en 560.

     

    Ordéric Vital (1075-1141), moine de l'abbaye située à Saint-Evroult, fut le premier historien et chroniqueur du Duché de Normandie.

     

    L'abbaye fut particulièrement prospère à partir du XI ème siècle. Des moines de cette abbaye fondèrent l'Université de Cambridge.

     

    L'église abbatiale fut reconstruite au XIII ème siècle.

     

    La décadence de l'abbaye commença à la fin du XV ème siècle. Pendant la Première République les bâtiments conventuels furent tranformés en tannerie.

     

    L'abbaye se dégrada dès lors de plus en plus pour finalement servir de carrière jusqu'en 1937.

     

    Cependant, les ruines de l'abbaye demeurent suffisamment significatives pour laisser imaginer l'importance de l'édifice.

  • Ville de Normandie: Gournay-en-Bray

    L'Eglise Saint Hildebert: c'est l'ancienne église de la Collégiale fondée au XI ème siècle et qui subsista jusqu'à la Première République.

     

    Derrière la façade ouest, flanquée de deux tours qui ne furent jamais terminées et dont les trois portails de style Gothique de la fin du XII ème siècle sont très restaurés, se développe une nef à collatéraux étroits et bas de style Roman du début du XII ème siècle. Elle reçut une voûte d'ogive sexpartites alors que l'on reconstruisai le transept. Le transept conserve encore des parties de style Roman, notamment à la croisée et dans le bras septentrional.

     

    Le choeur de style Roman jusqu'aux grandes arcades se termine par un chevet plat éclairé par une grande baie du XIV ème siècle. Le décor est à motifs géométriques accompagnées de palmettes et de têtes humaines. Parmi le mobilier, il faut citer deux statues datant de la fin du XV ème siècle et la Tribune des orgues qui date du XVI ème siècle.

     

    La porte Ibert est en brique et pierre, elle date du XVIII ème siècle, c'est ce qui subsiste de l'ancienne enceinte de la ville.

  • Village de Normandie: Saint-Aubin-du-Thenney

    De nombreuses maisons à colombages sont disséminées à travers le bocage.  

     

    La commune était avant la Première République, la plus peuplée du canton.

     

    Elle connut avant la Première République, une certaine renommée par le travail de ses tisserands qui y fabriquaient un tissu appelé « Le Froc »

     

    Le presbytère est en grès et colombage et il date du XVI ème siècle.

     

    En se dirigeant vers Saint-Jean-du-Thenney, sur notre gauche, la Ferme de Bocquemare, où l'on peut apercevoir une grange dîmière datant de François Ier. Cet édifice exceptionnel par ses dimensions est accompagé d'un élégant colombier octogonal à pans de bois.

     

    La Ferme de Bocquemare fut jadis la propriété de la famille de Chateaubriand.

  • Histoire de Normandie: Réfractaires et jureurs en Normandie

    Force est de considérer que ces deux appels à la résistance ne furent pas unanimement suivis, non plus que la condamnation de la Constituion civil par Pie VI. Le clergé se divisa face au serment, prêté ou refusé:  

     

    en janvier 1791: 25 prêtres en Seine-Inférieure, 36 dans l'Eure changèrent d'attitude en un sens ou dans l'autre.

     

    Le haut clergé (évêques, vicaires généraux et professeurs de séminaire) refusèrent massivement. Le bas clergé lui se divisa en proportions inégales selons les départements et les districts.

     

    Le pourcentage des assermentés fut plus élevé dans l'Eure 59% que dans la Seine-Inférieure 49%.

     

    Ces résultats distinguent ces deux départements par rapport aux trois autres. Dans l'Orne, le Calvados et la Manche, le clergé fut plus massivement réfractaire.

     

    L'installation d'une nouvelle hiérarchie, la nécessité de remplacer les réfractaires allaient devenir une source majeure de tensions. Il faut souligner d'entrée que la question ne se posa pas partout avec la même acuité. Il est évident en effet que les difficultés de mise en place d'un nouvel appareil religieux puis l'âpreté des conflits qui en découlèrent furent largement déterminés par les différences régionales du taux d'assermentés.

     

    Il ne surprendra donc pas que ce fut dans le Pays de Caux que les affrontements furent les plus rudes.

  • Personnages de Normandie: Louis-Marie Turreau de Grambouille et de Linière

    Louis-Marie est né à Evreux en 1756. En 1789 après avoir était capitaine d'infanterie pendant la guerre d'Indépendance américaine contre les Anglais. La Convention en fait son généralissime en Vendée de 1793 à 1794, où il s'illustre en organisant les colonnes infernales qui massacrèrent femmes, enfants et vieillards.

     

    Mis en accusation après la chute de Maximilien de Robespierre (encore un noble de robe vu qu'il était avocat), il sera acquitté après avoir produit les ordres écrits et signés par le Comité de Salut Public.

     

    Turreau reprendra du service comme Général sous le Directoire pendant les campagnes de Suisse et d'Italie.

     

    Napoléon le fit baron d'empire en 1804, puis grand-officier de la Légion d'Honneur. En 1810, Napoléon le nomme ambassadeur de France aux Etats-Unis.

     

    La Restauration, peu regardante sur ses crimes durant la première république contre les Vendéens et les Chouans, lui décerne la croix de chevalier de Saint-Louis.

     

    Il se retire alors dans sa propriété de Conches où il meurt en 1816.

     

  • Histoire de Normandie: La Bataille sans Larmes (13-14 juillet 1793)

    Conduite par Joseph de Puisaye, l'armée fédéraliste venue de Caen atteint Pacy-sur-Eure, le 13 juillet, d'où elle prend la direction de Vernon. Il fait une chaleur torride. Les hommes ont soif en arrivant à Brécourt, à mi-chemin entre Pacy et Vernon.

     

    « Il y avait du vin dans les caves du Château, raconte Boivin-Champeaux, il y en avait aussi dans les maisons de Douains et de La Heunière, abandonnées par les habitants. Des tonneaux furent défoncés, des excès commis, toute discipline foulée aux pieds, il fallut prendre le parti de passer la nuit à Brécourt... M de Puisaye lui-même, se disant extrêment fatigué retourna passé la nuit dans le château de Ménilles, appartenant à son épouse.

     

    De son côté Humbert, commandant les troupes Jacobines venues de Paris et à Vernon, il apprend que l'armée de Puisaye bivouaque à Brécourt. Le lendemain, à l'aube, il avance et fait donner son artillerie: « trois coups de canons éclatent et un boulet vient briser, au-dessus de la tête des fédéralistes, les branches d'un pommier. C'en fut asser pour décider du sort de la campagne. Bientôt l'infanterie et la cavalerie, l'artillerie se mélant, se confondant, se bousculant, n'écoutant plus d'autre inspiration que celle d'une panique irrésistible et cherchent leur salut dans un sauve qui peut général. »

     

    L'épisode reçut le nom de « Bataille sans larmes ». l'armée de Puisaye ne déplorait aucun blessé ou mort, et celle d'Humbert comptait un seul blessé.

     

    L'hypothèse de l'ivresse des troupes fédéralistes est aujourd'hui remis en cause par la majorité des Historiens.

  • Histoire de l'Université de Caen


    C'est au XV ème siècle que fut fondé l'université de Caen. Une création que nous devons aux souverains anglais.

    La faculté de droit fut crée en janvier 1432 par le roi Henri VI d'Angleterre.


    Pourquoi choisir Caen et négliger Rouen? L'historien Jean Yver nous apporte la réponse « Caen était située au centre de la province, moins menacée par les forces françaises qui occupaient Beauvais. De plus il existait depuis Lanfrance et le XI ème siècle la tradition d'un enseignement qui avait été aux racines mêmes de celui d'Oxford. »

    Cette faculté de 1432, était selon les textes de l'époque « studium generale pro decretis et juribus canonicis et civilibus. » Autrement dit un centre d'études des droits civils et canoniques.

    Une fois les anglais battus, l'université allait-elle perdurer? Ce fut une des premières requêtes soumises à Charles VII. Et celui-ci confirma le 30 juillet 1450, l'université avec un bémol pour la faculté de droit. Puis toutes les facultés furent rétablies dès 1452.

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  • Histoire de la Normandie: Les chauffeurs à Rouen

    le 23 janvier 1798, on guillotine à Rouen sur la Grande-place, avec sept de ses complices, le célèbre «chauffeur »Duramé, au demeurant natif de Rouen.


    Les «chauffeurs » sont des brigands qui pour faire avouer à leurs victimes, où sont cachées leurs maigres économies, leur brûlent la plante des pieds au feu de la cheminée.


    Le grand graveur Jacques Callot nous les montre déjà pendant la guerre de Trente ans, dans sa série d'eaux-fortes sur les Malheurs de la guerre, pillant, assassinant, violant et incendiant fermes et maisons isolés.


    Chaque guerre, chaque période troublée favorise la réapparition des chauffeurs. Ce sont le plus souvent des déserteurs ayant conservé leurs armes et auxquels se sont jointes les pires crapules de la Province.


    Entre 1794 et 1801, on en a exécuté à Rouen, le nombre impressionnant de 123 chauffeurs. Or, au lendemain du coup d'état, l'ordre Napoléonien est loin de se faire sentir dans la Province Normande, et les chauffeurs continuent leurs crimes.


    Toujours à Rouen, une cour spéciale militaire est instituée pour pallier les lenteurs de la justice civile (tient déjà). Résultat 134 nouvelles exécutions de chauffeurs de 1801 à 1808.


    En ce début du XIX ème siècle, ce n'est pas la ville ni la banlieue qui est dangereuse, mais la campagne où cours les brigands assassins loin des images flatteuses d'un Cartouche ou d'un Mandrin.

  • Histoire de la Normandie:Les Bonnets rouges à Falaise

    Par arrêté du 6 octobre 1796, la municipalité de Falaise décide de faire supprimer les bonnets rouges placés sur les flèches des édifices publics de la ville, pour y substituer le coq, et demande à tout citoyen de faire enlever ceux qui pourraient être placés sur sa maison et de faire effacer ceux qui seraient peint sur les enseignes.

     

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  • Histoire de la Normandie:le 27 juin 1836, Hugo au Mont

    Victor Hugo fait le voyage du Mont

     

    Le 27 juin 1836, Victor Hugo accomplit le voyage du Mont alors qu'il est âgé de trente-quatre ans. Il a emmené avec lui, Juliette Drouet, sa maîtresse depuis trois ans. Le couple qui s'est adjoint un pseudo-frère de Juliette pour couper court aux commérages, arrive au Mont le 27, mais l'enthousiasme du poète est sérieusement refroidi par le spectacle de l'abbaye transformée en prison.

     

    « Un sinistre amas de cachots, de tours et de rochers », écrira-t-il à Louise Bertin.

     

    C'est dès le règne de Louis XIV que le Mont Saint-Michel avait acquis, comme des centaines d'autres couvents du royaume, le statut de maisons de force enferment des correctionnaires par lettres de cachet. Mais à la différence des autres maisons de force de u royaume, le Mont avait statu de prison d'Etat et recevait, mais non exclusivement, des prisonniers de l'initiative du pouvoir royal qu'il fallait tout particulièrement surveiller et dont il fallait décourager les évasions, fréquentes ailleurs.

     

    Cette forteresse était donc toute désignée pour cette fonction, en recevant notamment de la Bastille des prisonniers destinés à subir un enfermement prolongé, à la différence de la célèbre prison parisienne où l'on ne restait pas longtemps.

     

    Ainsi naquit la « Bastille des mers » que la première République, le consulat, le Directoire, l'Empire, la Monarchie de Juillet et le Second Empire s'empressèrent de conserver.