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prêtre

  • Histoire de Normandie: Réfractaires et jureurs en Normandie

    Force est de considérer que ces deux appels à la résistance ne furent pas unanimement suivis, non plus que la condamnation de la Constituion civil par Pie VI. Le clergé se divisa face au serment, prêté ou refusé:  

     

    en janvier 1791: 25 prêtres en Seine-Inférieure, 36 dans l'Eure changèrent d'attitude en un sens ou dans l'autre.

     

    Le haut clergé (évêques, vicaires généraux et professeurs de séminaire) refusèrent massivement. Le bas clergé lui se divisa en proportions inégales selons les départements et les districts.

     

    Le pourcentage des assermentés fut plus élevé dans l'Eure 59% que dans la Seine-Inférieure 49%.

     

    Ces résultats distinguent ces deux départements par rapport aux trois autres. Dans l'Orne, le Calvados et la Manche, le clergé fut plus massivement réfractaire.

     

    L'installation d'une nouvelle hiérarchie, la nécessité de remplacer les réfractaires allaient devenir une source majeure de tensions. Il faut souligner d'entrée que la question ne se posa pas partout avec la même acuité. Il est évident en effet que les difficultés de mise en place d'un nouvel appareil religieux puis l'âpreté des conflits qui en découlèrent furent largement déterminés par les différences régionales du taux d'assermentés.

     

    Il ne surprendra donc pas que ce fut dans le Pays de Caux que les affrontements furent les plus rudes.