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ports de normandie

  • Paysages de Normandie:de Port en Port, un parfum d'aventure

    Granville corsetée de remparts, avec sa haute ville juchée sur un promontoire rocheux, revêt selon Michelet un caractère «Normande de race, Breton d'aspect ». La vieille citée maritime fut jadis le point de départ de nombreux corsaires durant les luttes qui opposèrent la France et l'Angleterre.

    Le Bassin à flot accueille les grands navires, un service de vapeurs dessert Jersey et Guernesey. A la Belle-Epoque, le passage avec restauration à bord s'affiche à 10 franc en première classe. Au trafic des passagers s'ajoutent celui des marchandises et l'activité des chantiers navals réputés.


    Cherbourg cumule la vocation de port de guerre contenu dans son vaste arsenal et celle de port d'escale. A l'origine, un site remarqué par Vauban pour jouer le rôle de sentinelle avancée à la pointe du Cotentin et surveiller le passage de la Manche. Louis XVI assista à l'immersion des premiers blocs à remblai de la digue. Napoléon Ier inaugura l'avant-port en 1813. Pouvait-il pressentir qu'un jour de 1840, la « Belle-Poule » accosterait à Cherbourg ramenant de l'exil de Sainte-Hélène les cendres de l'Empereur? Plus tard, au large de la rade croisent les paquebots. La gare maritime construite en 1932 témoigne de l'Art déco et de l'épopée Transatlantique. Le quartier des marins se niche autour de la basilique Sainte-Trinité, et le bassin du commerce anime le coeur de la ville: « On vient à Cherbourg à reculons et on en repart en pleurant. » L'adage ne saurait mentir!


    L'ensablement du port d'Harfleur impose de creuser un nouveau port. François Ier, auquel Le Havre doit sa fondation, entend également assurer la défense de l'estuaire de la Seine contre les audacieuses incursions des corsaires ennemis. Au milieu du XVI ème siècle, Le Havre de Grâce devient le principal port royal de la France occidentale. Nouvel essor quand des banquiers, les frères Péreire, fondent en 1855, la Compagnie générale maritime qui crée les lignes qui joignent Le Havre à Valparaiso et à La Réunion. La route maritime vers les Etats-Unis s'ouvre sous l'égide de la Compagnie Générale Transatlantique. Napoléon III vient alors de s'impliquer dans la guerre du Mexique, ses soldats embarqueront les premier. Le 15 juin 1864, le «Washington », un bateau à roues, quitte le Havre pour rejoindre New York, treize jours et demi après.


    La marée se fait sentir jusqu'à Rouen et encore en amont du cours très lent de la basse Seine, du sable et de la vase qui encombrent son lit. D'où d'incessants travaux de drainage et de dragage pour faciliter la remontée des gros bateaux jusqu'au port de Rouen qui réalise la jonction entre la navigation maritime et la batellerie fluviale. Jadis, il n'existait aucun pont pour traverser la Seine en aval de Rouen, il fallait donc remonter jusqu'à cette ville pour aller du Havre à Honfleur.


    Dieppe se mire dans un glorieux passé. La « grosse aventure », les conquêtes, la colonisation voire la cartographie. Dieppe a pratiqué tout cela avec passion et vu s'éloigner les caravelles en partance pour les Indes ou le Nouveau Monde. A la hardiesse des navigateurs répondaient l'enthousiasme et le soutien d'armateurs dont Jean Ango, en même temps qu'un florissant trafic exotique bâtissait des fortunes.