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pommes cuites

  • Tradition de Normandie: Le ramassage des Pommes

    C'est en octobre, lorsque les derniers rayons du soleil avaient fini de mûrir les pommes, que se faisait, à grands coups de gaule, le ramassage des pommes.  

    Ce travail incombait aux femmes et aux enfants qui en faisaient de gros tas dans le plant. Déjà, dès la fin du mois d'août et durant le mois de septembre, les fruits tombés avant maturité, les pommes quétines (parce que l'on quête au lieu de les abattre), avaient servi à la fabrication du premier cidre, qui était vendu aux aubergistes et rendait ainsi libre les tonneaux pour le cidre suivant.

     

    Les pommiers étaient en général groupés autour de la ferme, dans des clos, ou plants, qu'on appelait aussi la cour. Ils étaient si rapprochés les uns des autres qu'ils formaient une véritable voûte de feuillage, et au printemps rien ne pouvait être plus joli qu'un clos de pommiers fleuris.

     

    Mais, prévient le dicton: « Fleur n'est pas pomme et pomme n'est pas bère. »

     

    Il fallait et il faut toujours beaucoup de pommes pour faire du cidre. Les pommes à cidre sont amères ou douces.

    On mélange toujours différentes sortes de pommes pour obtenir un cru de cidre particulier. Dans les années où « il y avait de la pomme », les paysans allaient vendre leurs fruits dans les localités voisines où certains bourgeois faisaient eux-mêmes leur pressurage.  

     

    Il y a pommes à cidre et pommes à couteau. Le fruit cru faisait horreur au paysan normand. Il lui préférait la pomme quieute (cuite) devant la cheminée ou au four, ou encore cette rustique pâtisserie que sait faire tout les normands, le Bourdelot, qui est une pomme tout simplement enrobée de pâte et cuite au four.