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poème de paul harel

  • Extrait d'un poème de Paul Harel

     

     

    Au-dehors, le brouillard vous happait à la gorge

    Ma cuisine, au-dedans, flambait comme une forge

    Aux cendres du foyer le pot-au-feu normand

    Sommeillait comme un juste et ronflait en formant.

     

    Les rognons affolés frétillaient dans la poêle

    Palpitant, crépitant et crevant sur le gril,

    Les boudins sifflaient mieux que merles en avril.

     

    Les tripes sanglotaient tout bas dans leurs terrines.

     

    Des fumets nourrissants montaient dans les narines,

    Le gigot se vautrait sur les oignons confits,

    Les poulets écrasaient leur lit de salsifis,

    Et les doux ris de veau, couchés dans leurs coquilles,

    Semblaient, en mijotant, caresser les morilles.