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poème

  • Culture de Normandie: Amour de la Normandie par Olivier Hébert



    par Olivier Hébert

    Amour Normand
    je t'aime mon pays!
    et toute ta nature,
    ruisselante de pluie,
    le sang de ta verdure.

    que j'aime tes couleurs,
    quand l'automne t'habille,
    je savoure ces heures,
    ma belle normandie.

    le bocage tes pommiers,
    où la beauté s'endort,
    sur l'herbe de tes prés,
    l'écrin de tes trésors.

    et tous ces beaux villages,
    d'où la plaine s'élance,
    qui traversent les âges,
    de récoltes, en semences.

    ces chemins de campagnes,
    bordés de haies d'épines,
    qui voient passer les âmes,
    les mains qui te dessinent.

    je t'aime Normandie!
    de légendes, en histoires,
    que content les amis,
    a la flambée le soir.

    de cherbourg à fécamp,
    tes plages, tes falaises,
    comme les conquérants,
    j'ai embrassé ta glaise.

    de la côte au véxin,
    vikings, et bâtisseurs,
    ont brigué en ton sein,
    l'éclat de la grandeur.

    ils t'ont aimé aussi,
    et toute ta nature,
    ils dorment sous la pluie,
    au coeur de ta verdure.

    tes moissons sont finies,
    les feuilles qui s'envolent,
    te couvrent de tapis,
    composés par éole.

    le vent qui vient du nord,
    en poussant les nuages,
    joue pour toi les accords,
    d'un concerto sauvage.

    les couleurs que dieu,
    donne à ce pays,
    illuminent tous ceux,
    qui l'aiment en poésie!

  • Culture de Normandie:Poème "Les plages normandes"

    par Sarah

     

    Cap_de_la_Hague.jpg

     

    Le long des bords de mer vont les plages normandes

    Rubans grèges dorés des sables et soleils,

    O ces innombrables ressources gourmandes,

    Des pêches aux crabes et des poissons vermeils.


    Le Mont-Saint-Michel et puis Carteret vont certes

    Ennoblirent les vents de toutes leurs beautés

    Falaises de granit, structures découvertes

    Parmi les galets blancs et les silex hantés.

     

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    Et suer les sables blonds, il est Cabourg, Houlgate,

    Large éventail fleuri de sylves et d'humus

    Où les enfants courent jusques à leur frégate

    Par la marée encore si basse à l'Orémus...

     

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    Ouistream a son bord, Etretat à sa source

    Mais Deauville et Trouville ont leur double renom;

    Les voiliers élégants, les pêcheurs en ressource

    Se sont liés à la côte, avec ce double nom.


    Deauville a vu Sorel, Mistinguett et Colette,

    Trouville a hébergé Alexandre Dumas

    Flaubert et puis le peintre Isabey et sa palette,

    Tandis qu'ils regardaient voguer barques et Trois-mâts


    Avant d'écrire et de peindre la dune,

    Sur les tons beige uni et les teintes safran,

    A quel magnifique et sublime clair de lune

    Dans les tracés légers où vole un cormoran.

  • Culture de Normandie : poème sur le fromage "le Petit Lisieux"

    Par A. Blacher.

     

    Du Livarot, ça se sent,

    En directe, en droite ligne,

    Le petit Lisieux descend ;

    De l'aieul le fils est digne.

    Un peu moins fort de bouquet

    Que son illustre grand'père ;

    Plus élégant, plus coquet,

    Le beau sexe le préfère.

     

    On dit que Monsieur Chéron ;

    Qui notoirement l'adore.

    A voulu qu'on en décore,

    Dernièrement son blason.

    Se peut-il donc qu'un fromage

    Soit à ce point délicat !,

    Pour mériter tel hommage

    D'un secrétaire d'état.

  • Culture de Normandie : poème «L'andouille de Vire » par A. Bleicher.

     

    J'me disais : d' l'andouille de Vire,

    Faut que j'm'en paie eun' bientôt ;

    Ça vaut même' mieux, qu' j'entends dire,

    Qu' du poulet et qu' du gigot.

     

    L'andouill' fait bien dans l'ménage,

    Son effort est merveilleux ;

    Y paraît qu' ça l'avantage

    D' rendre l'homm' plus amoureux !

     

    Moi qui vient d' prendre eun' jeun' femme,

    Et l'aim' du fin fond du coeur,

    D' dix degrés croîtra ma flamme

    Pour un mari quel honneur :

     

  • Culture de Normandie: chanson "Mon coeur est Normand"

    Mon coeur est normand 
    Y a rien d'aut'à dire 
    Mon coeur est normand 
    de Dieppe à Jersey 

    Si j'garde ma terre, 
    Quand j'suis au loin, 
    Gravée dans l'esprit, 
    ça me montr' mon ch'min 

    J'sais qu'nous étions forts 
    On n'l'a jamais oublié 
    C'est pour ça qu'aujourd'hui 
    On veut seul'ment l'respect 

    Les Lions sur not'drapeau 
    Sont encore dans nos veines 
    Si les jours sont sombres 
    Nous n'nous plaignons jamais 

    Mon coeur est normand 
    Y a rien d'aut'à dire 
    Mon coeur est normand 
    D'maint'nant au jug'ment dernier 

    Not'sort fut cruel 
    Quand ils volèrent not' terre 
    Not'passé est dans not'sang 
    Not'futur dans nos mains 

    Mon coeur est normand 
    Ya rien d'aut'à dire 
    Mon coeur est normand 
    De Dieppe à Jersey.

  • Culture de Normandie : Poème d'Eugène Le Moël sur les Normands

    Retournez au paradis d'Odin,

    Ancêtre souple comme un daim,

    Fort comme un ours, haut comme un hêtre !

     

    Retourne vers tes compagnons,

    Dis-leur nos gestes et nos noms,

    Dis leur surtout, ô rude ancêtre,

     

    « Que les flots nous tentent toujours,

    Que nous semons dans vos labours

    Et que la Normandie est Belle

    Qu'ils sont toujours forts les Normands

    Toujours libres, toujours aimants,

    Et que la race est éternelle ! » 

  • Culture de Normandie: Poème "Lé solé rit"

    Lé solé rit - i' brait havo!
    I' codpîse les nouages hors d'sa vaie;
    Chu brûlon-chîn, est-i' un dro!
    Tchi graîsilyie dé feu qu'i' fait!

    Lé solé enfouangne coumme un fo.
    Si j'sommes touos haûdris - tch'est qu'en s'sait?
    I' fait du fanne en margalot
    à êbarboter d'même san grais.

    La tempéthatuthe prend lé vo.
    Nou s'dêfrâlîngue - i' n'fait pon fraid;
    les hardelles mettent lus pus bieaux fros;
    les hardgieaux mettent, ieux, lus courtes-braies.

    D'à haut l'arsion nos tchait sus l'co.
    Nou-s'en d'puthe, et l'solé nos vait.
    C'mînses et câsaques cliutées au dos,
    ch'n'est pon chennechîn l'temps tchi nos pliaît.

    Épis chu solé r'caûffe acouo,
    et j'en sommes êffeutchis d'un trait.
    Les achies d'plyie dans un grand d'so
    n'nos rafraîchithont d'aut' chu mais.

  • Culture de Normandie: Poème sur la ville de Caen

    La cité est si neuve aux cadres de verdure

    Le pré qui s'en évade avec nimbes d'argent

    Sous ses bosquets feuillus se montre diligent

    Les cîmes agrestes, aiment brise et froidure...

     

    Tout auprès des granits, les blasons sont parures

    Ils imposent leur foi sur clés d'armes d'antan

    Ah qu'il est bon de vivre en la ville de Caen

    De lire ses écrits, parchemins aux reliures...

     

    La promenade est claire au soleil de printemps

    Et le coeur est miel sur la salve des larmes

    Oh, la pierre est nouvelle..., il y passe le temps...

     

    La Reine Mathilde et son Prince conquérant

    Construisirent chacun leur Abbaye aux charmes

    Sur le moiré de l'Orne au souffle déférant.

  • Granville inspire Victor Hugo

    Les vagues font la musique

    Des vers que les arbres font.

    Toute la nature sombre

    Verse un mystérieux jour;

    L'âme qui rêve a plus d'ombre

    Et la fleur a plus d'amour.

    L'herbe éclate en pâquerettes;

    Les parfums, qu'on croit muets,

    Content les peines secrètes

    Des liserons aux bleuets.

    Les petites ailes blanches

    Sur les eaux et les sillons

    S'abattent en avalanches;

    Il neige des papillons.

    Et sur la mer, qui reflète

    L'aube au sourire d'émail,

    La bruyère violette

    Met au vieux mont un camail;

    Afin qu'il puisse, à l'abîme

    Q'uil contient et qu'il bénit,

    Dire sa messe sublime

    Sous sa mitre de granit.

     

    Victor Hugo: Les Contemplations- Aurore écrit à Granville, juin 1836.

  • Culture de Normandie: Le Donjon de Domfront par Chênedollé

    Qu'ici tout est changé! Le bronze meurtrier

    N'ébranle plus les airs de son fracas guerrier:

    Le donjon est muet. La bannière éclatante

    N'apparaît plus au loin sur les créneaux flottante;

    La garde en haut des murs ne veille plus la nuit;

    Et dans la morne enceinte on n'entend aucun bruit.

    Bastions démolis! Murailles délaissées!

    Vieux remparts! Hautes tours jusqu'au sol abaissées!

    Une mousse grisâtre et des lichens flétris

    Végètent à regret sur vos tristes débris...