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plaine de caen

  • Paysages de Normandie: Eglise de Cintheaux

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    Elle fut bâtie dans la seconde partie du XII ème siècle par Robert Marmion, vicomte de Fontenay le Marmion et seigneur anglais qui la donna à l'Abbaye de Barbery.

     

    Elle se compose d'un nef sans bas-côtés très longue et d'un choeur plus étroit, terminé par une abside à pans coupés.

     

    Un clocher primitif reposant sur la première travée du choeur s'étant écroulé, on rebâtit le clocher actuel. De solides contreforts à ressauts épaulent les murs qui sont ornés, au-dessus d'un bandeau courant tout autour de l'édifice, d'une arcature dessinant de fausses baies décorées de bâtons brisés, dont quelques-unes sont parcimonueusement ouvertes.

     

    Des modillons sculptés de figures soutiennent la corniche. Les deux portails Nord et Sud ont été restaurés au XIX ème siècle. Ils constituaient autrefois les seules entrées, et étaient précédés de porches.

     

    Cette église a servi de forteresse au Moyen-Âge. C'est ce qui explique la rareté de ses ouvertures. Elle a subi des dommages lors de la seconde guerre mondiale.

  • Histoire de la Normandie: La bataille du château de La Londe

    Le château occupait une position stratégique commandant les accès vers Caen. Sa prise était vitale et causa de lourdes pertes au Suffolk et au South Lancashire Regiments. Il fut pris par le South Lancashire le 22 juin, mais perdu lors d'une contre attaque. Ils attaquèrent de nouveau le 27 juin, mais échouèrent contre une résistance allemande renforcée qui comprenait 30 ou 40 chars avec deux compagnies d'infanterie.  

     

    Le 1er Suffolk reçut alors l'ordre de prendre le château. L'attaque commença à 4h15 le 28 juin quand les compagnies B et C avancèrent vers le sud-ouest depuis Le Londel sans protection à travers les champs de maïs, sous de lourds tirs d'obus et de mortiers qui causèrent de fortes pertes. Il restait bien peu d'hommes lorsqu'ils atteignirent les bois du château et les murs du domaine vers 5h30.

     

    Les allemands contre-attaquèrent avec quelque succès au début, mais furent finalement pris. La compagnie D renforçait alors l'assaut et pénétrait dans les abords du château combattant dans les bois pour s'ouvrir un passage et prendre les bâtiments vers 8 heures.

     

    Les survivants du bataillon consolidèrent alors les positions de leur difficile victoire sous les obus et les attaques aériennes qui se poursuivirent jusqu'à la tombée de la nuit. Ils restèrent au château pendant les onze jours suivants sous un feu incessant d'obus, de tirs de mortiers et de mitrailleuses. L'ennemi occupait toujours la Bijude et Lébisey. Le 9 juillet, l'attaque sur Caen commençait, soulageant la pression exercée sur les positions du château, jusquà ce que, le 10 juillet, pour la première fois depuis le débarquement plus aucun obus ne tombe sur le bataillon.

     

    La prise du château de La Londe fut pour le 1er Suffolk le pire jour de toute la campagne d'Europe. Sur les 400 hommes engagés dans cette attaque, 7 officiers et 154 soldats furent tués ou disparus.

     

    Ce mémorial rappelle leur courage et leur sacrifice.

    Ils ne seront jamais oubliés.

  • Histoire de la Normandie: la Verte campagne

    le XIX ème siècle voit naître en Normandie l'image d'opulence agricole avec le couchage en herbe qui vise l'approvisionnement des Halles de Paris et des grandes villes en produits laitiers et en viande. Le cidre et le calvados complètent les revenus.

    Le couchage en herbe concrétise une manière d'utiliser les sols difficiles du massif ancien.Cette pratique fait la fortune des Pays de Bray, d'Auge et du Bessin. Presque tous les travaux se font encore à la main dans les exploitations augeronnes, où les cultures ne représentent qu'une activité d'appoint.


    La machine pénètre lentement dans les exploitations car elle coûte cher: la récolte se coupe à la faux, on bat les gerbes au fléau sous la grange.

    En 1865, apparaissent les premières charrues métalliques à deux socs que le cultivateur retourne complètement au bout du sillon.

    L'évolution semble plus rapide dans la plaine de Caen où les grandes exploitations s'équipent d'un semoir, d'une faucheuse, voire d'une moissonneuse.

     

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    Le Semeur de Millet qui date de 1850 et décrite avec fidélité par Zola dans La Terre:

    « Jean, ce matin-là, un semoir de toile noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche et de la droite, tous les trois pas, il prenait une poignée de blé que d'un geste, à la volée, il jetait ».

    Cette scène appartient au passé.


    Plus que les récoltes, le bétail reste le point capital de l'économie rurale et notamment les vaches laitières. La traite des vaches incombe aux filles de ferme; à la belle saison, elle se déroule en plein air, la servante va de vache en vache, déplace le trépied et recueille le lait dans un seau. Le lait remplit ensuite les cannes, des récipients typiques de Normandie. Ils sont ventrus dans le Cotentin et cylindriques dans le Pays d'Auge.


    La société paysanne établit une hiérarchie bien structurée: au sommet de la pyramide, on trouve le riche propriétaire qui surveille ses valets de cour ou de charrue puis en descendant, le cultivateur qui travaille avec sa famille; un échelon plus bas, le petit paysan qui loue ses services, puis après l'ouvrier agricole qui cultive quelques parcelles de terre; enfin au dernier niveau, le domestique de ferme.


    Le Normand, terrien authentique ne ménage pas son dévouement à la terre à la terre nourricière: s'il quitte la charrue, c'est pour le fusil de chasse. Ce n'est pas un être de fantaisie, il soigne ses pommiers avec délicatesse, il ne tond pas les moutons, il les déshabille.