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perche

  • Le Manoir de la Fresnaye à Saint-Germain-de-la-Coudre


     

    Isolé dans la campagne percheronne, le manoir de la Fresnaye est l'un des édifices les plus intéressants de la vallée de la Même.

     

    Il s'impose par sa tour cylindrique massive t révèle peu à peu son étonnante complexité: le Moyen-Âge, la Renaissance et le XIX ème siècle ont marqué le manoir.

     

    La Fresnaye est le plus ancien manoir du Perche. Il a été oublié par la fureur destructrice des Anglais.

     

    Le logis se compose d'une tour de fortes proportions dont les murs sont percés d'embrasures de tir. Une élégante gallerie à l'italienne est accolée. Deux tours plus sveltes, marquent les angles avant d'une cour intérieure, véritable petit jardin clos au calme monastique. L'une de ces tours est coiffée d'un toit de vieilles tuiles et n'a guère subi de transformation depuis l'origine. L'autre a été récemment restaurée.

    Au fond du jardin s'ouvre un corps de bâtiment rectangulaire qui n'est qu'une petite partie de l'édifice d'origine.

    Deux autres constructions datant du XIX ème complètent cet ensemble architectural.

     

    Au milieu du XIV ème siècle, La Fresnaye se composait d'un élément de plan carré gardé sur trois angles par ddes tours. Le quatrième angle était protégé par une échauguette. Étant au début de la Guerre de Cent Ans; la fortification du manoir s'imposait.

     

    L'insécurité grandissant, il fut décidé à la fin du XIV ème siècle de remplacer la tour nord par un véritable donjon aux murs épais percés de meurtrières. Ainsi construit-on sur quatre étages cette grosse tour couronnée de mâchicoulis et couverte d'un toît pyramidal. L'accès a cette tour fut protégé par une herse en bois honrizontale.

     

    À la fin du XVI ème siècle, le corps de logis fut doté d'un escalier en pierre à volées droites et on accola au nord-est de la tour une galerie à l'italienne, bâtie sur deux niveaux; un seul subsiste aujourd'hui. À la même période, le donjon reçoit de belles cheminées monumentales. L'emplacement de l'ancienne salle principale du manoir est occupé de nos jours par le jardin clos.

     

    Au XIV ème siècle le manoir a appartenu aux de Blandé puis aux Saint-Berthevin.

     

    Au XVI ème siècle, le fief passa par mariage à Mathurin de Fontenay qui fit transformé le manoir selon les goûts de l'époque. La Renaissance marqua ainsi La Fresnaye de la délicatesse de son répertoire architectural: la galerie, les baies, les cheminées et l'escalier à volées droites datent de cette période.

     

    Mais voilà les belles heures de La Fresnaye allaient s'achever: les chatelains ayant entrepris un procès qui durera trente-huit anss et qui les ruina.

     

    En 1745, le fief passa des Bellezais à René-Charles de La Vye qui était maître des Eaux et Forêts de Bellême. Dès cette date le manoir fut habité par des fermiers qui le négligèrent. C'est ainsi que le donjon perdit un étage et son couronnement et que la Galerie à l'italienne fut réduite à un seul niveau.

     

    La restauration de La Fresnaye commença en 1977. aujourd'hui le site témoigne d'une passionnante évolution au fil des siècles.

  • Histoire de la Normandie: Le Monument des Fusillés à Tourouvre

    Le monument se trouve sur la Place de la Poste.

     

    Le secteur de Tourouvre fut l'un des premiers à hérberger des camps de maquisards. La Résistance y était vive, les francs-tireurs bénéficiaient de l'appui de la majorité de la population.

     

    La forêt domaniale du Perche offrait des caches sûres.

     

    À partir du mois d'avril 1944, un regroupement s'effectua sous les ordres du Lieutenant Lévêque. Très bien armée et équipée, cette formation multiplia les coups de mains et les sabotages à l'encontres des forces allemandes.

     

    Après le débarquement, un commando de quinze S.A.S sous le commandement du capitaine Kieng vint renforcer le maquis Lévêque.

     

    La troupe ainsi constitué passa à l'attaque et conserva la maitrise du secteur de Tourouvre Moulicent et Sainte anne.

     

    Des éléments S.S effectuèrent un retour le 13 août et se livrèrent à des exactions notamment l'incendie d'une grande partie du village. À ce moment là, le gros des maquisards ratissait le secteur de Longny et détruisait le stock d'essence de 30000 litres d'un bataillon allemand. Les combats firent rage dans les bois pour le contrôle des routes forestières, mais l'ennemi retraita deux jours après les exactions.

     

    La force Lévêque se joignit par la suite à la 2ème D.B française. Elle participa à la marche sur Paris.

     

    Le monument porte les noms des victimes de ces combats.

  • Village de Normandie: Longny au Perche

    Eglise Saint Martin: La tour clocher est sculptée, elle comporte cinq statues construites entre 1530 et 1540, elles représentent: la Force, la Prudence, Saint Martin, la Tempérance et la Justice. Le retable du Maître-Autel date du XVII ème siècle. Les autels des chapelles latérales proviennent de la Chartreuse du Val-Dieu.

     

    Chapelle Notre-Dame de Pitié: Chapelle de pèlerinage dont le lieu aurait été désigné par un miracle du à la Vierge. La construction est probablement due à la générosité des Ducs d'Orléans-Longueville, barons de Longny au XVI ème siècle.

     

    Cette chapelle a un vaisseau est flanquée de deux pavillons symétriques qui ont l'apparence d'un transept, mais sont de toute évidences les oratoires réservés au seigneur et à son épouse. 

     

    La façade porte la date de 1549 et un blason bûché. La clef de voûte du choeur porte plusieurs blason, dont un écartelé de France que l'on a pu identifier avec celui de Marie de Bourbon, duchesse d'Estouteville, veuve de Léonor d'Orléans, comte de Dunois, mort en 1573. On en a conclu que la voûte avait été construite du temps du veuvage de la duchesse.

    La façade est flanquée d'une tour clocher portant les noms des membres de la confrérie de la Charité en 1595.

     

    La sacristie hexagonale porte la date de 1774. Un vitrail daté de 1556 et offert par deux chanoines de Chartres qui étaient curés de Longny. Il représente la Visitation et la « Sainte Chemise », l'insigne relique mariale de la cathédrale de Chartres.

  • Histoire de Normandie: Des Percherons en Nouvelle-France

    Ils se nommaient Tremblay, Gagnon, Juchereau, Drouin ou Boucher et venaient de Tourouvre, du Pin-la-Garenne ou de Mortagne-au-Perche. A leur arrivée en Nouvelle-France, au XVIIe siècle, ils découvrent un monde nouveau. Les forêts sont immenses et giboyeuses, les rivières grandioses et poissonneuses mais le climat est rude et les sauvages effrayants. Ils ont quitté leur univers familier et rassurant pour une terre inconnue où tout est à construire.

    Trois siècles plus tard, les liens entre le Perche et le Canada sont toujours solides, en témoignent les nombreux descendants de ces illustres pionniers qui reviennent chaque année sur les traces de leurs ancêtres.

    Illustré de photos et d’images d’archives, Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, aux Editions L’Etrave a été réalisé par Anne-Claire Fillâtre, responsable médiation aux Muséales, avec l’aide de l’écomusée du Perche.



    D’ouvrier agricole à ministre

    Une carte d’époque permet de découvrir et de se familiariser avec ce territoire lointain. Les premières pages expliquent le rôle des Normands et des Percherons la découverte du nouveau monde : «De la pêche au port de Dieppe, nous arrivons au Perche», lance Anne-Claire Fillâtre.

    Cinq pages aident le lecteur à s’immerger dans le Perche du XVIIe siècle. Une partie plus longue, composée en deux parties, est consacrée aux Percherons d’antan : un discours général laisse place à des éclairages sur des personnalités assez marquantes que sont Pierre Boucher, évidemment, Jean et Noël Juchereau ou bien Julien Mercier.

    Ce dernier est représenté sur les vitraux de l’église de Tourouvre. Lui, l’ouvrier agricole, a aussi la particularité d’avoir un de ses descendants qui est devenu… Premier ministre du Québec. «Un bon exemple de réussite sociale», commente la médiatrice.

    «Dans cette publication, nous évoquons également l’installation : ce que les nouveaux arrivants découvrent au niveau de la nature, par exemple. Nous avons repris des citations de Pierre Boucher qui a écrit un livre en 1630.»

    Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, ouvrage de 48 pages, est accessible à tout le monde. «Nous n’avons pas voulu en faire une thèse historique», prévient Anne-Claire Fillâtre. Pour autant, la rédaction a été rendue possible grâce à la collaboration d’historiens crédibles et sérieux, spécialistes du Canada.



    Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, aux Editions de L’Etrave ; 10 euros. En vente aux Muséales de Tourouvre, renseignements au 02 33 25 55 55.

  • Tradition de Normandie: La liturgie du café arrosé

    Si l'on vous offre un café dans une ferme de Normandie, vous être pris dans un terrible dilemme: refuser et paraître « bien fier », ou accepter et entre dans une terrible aventure.

     

    Aussitôt bu, le café, qui a parfois reçu déjà une larme, un brin, une larmichette de calva (ne serait-ce que pour lui faire passer un goût redoutable de réchauffé), se voit remplacé dans la tasse encore chaude par une solide, rincette, propre à réveiller la conversation.

     

    Puis suis le gloria, car on ne s'en va pas sur une jambe.

     

    Si on n'a pas eu le courage de fuir, suivront le coup de pied au cul, la déchirante, et parfois celle de la patronne, sortie du fond de l'armoire, réputée meilleure, et qu'il serait particulièrement impoli de refuser.

     

    Si vous quittez la table en titubant, vous aurez fait plaisir à vos hôtes. Si au contraire, vous repartez d'un bon pied en laissant tomber quelques morts sur ce calva très goûtu mais peut-être un peu jeune ( il l'est toujours), vous aurez fait leur conquête.

     

  • Histoire de Normandie: Les Percherons au Canada

    Dans les églises de Tourouvre et de Mortagne, des vitraux font revivre l'épopée peu connue des émigrants du Perche au Canada.

     

    Car la région fut une terre d'émigration. En 1634, des paysans et des artisans du Perche s'embarquèrent pour peupler ces arpents de neige, alors possession française.

     

    Dans l'église de Tourouvre, une plaque donne la liste des émigrants baptisés dans la commune qui firent souche au Canada. On estime ainsi que plus de 1 500 000 Canadiens francophones descendent des 250 premiers émigrants de Tourouvre, de Mortagne, de Bellême et de La Ferté-Vidame.

     

    Ils jouèrent parfois un rôle important: l'un d'eux, Robert Boucher, originaire de Mortagne, épousa une Huronne et organisa le poste militaire de Trois-Rivières.

     

    L'arrivée de soldats canadiens francophones lors de la Bataille de Normandie a permis de renouer avec le passé et de faire des jumelages très actifs avec des communes des provinces Canadiennes francophones comme Québec, l'Acadie et le Nouveau-Brunswick.

  • Paysage de Normandie:Le PNR du Perche, un trésor Préservé

    Au coeur de l'Orne s'étend sur cent quatre-vingt mille hectares, le PNR du Perche. Entre le bassin parisien à l'est et le Massif armoricain à l'ouest, le Perche se distingue par son relief et sa géologie. Ses Bocages et prairies verdoyantes humides sont dominés par des forêts. Haies basses tailles, haies hautes sauvages, haies en bordure de cours d'eau, le bocage y est très diversifié. Véritables conservatoire naturels, les deux forêts domaniales de Bellême et de Réno-Valdieu abritent des hêtres et des chênes centenaires ainsi qu'une riche faune mycologique. Les vergers se font eux plus discrets depuis les années soixante à cause de la mécanisation du modèle de récoltes agricoles.

     

    L'Huisne, une longue rivière de cent soixante et un kilomètres, silonne le paysage et forme une boucle avant de se jeter dans la Sarthe. Dans un environnement végétal préservé, le Perche offre un refuge privilégié à une faune aussi diverse que ses milieux géologiques: on trouve en effet plus de deux cents espèces d'oiseaux, près de quatorze espèces de batraciens, onze espèces de repitles et quarante neuf espèces de mammifères. De nombreuses rivières parcourent le territoire sont bordée de prairies humides particulièrement favorable pour les oiseaux migrateurs comme le vanneau huppé ou la bécassine des marais, mais également pour des espèces indigènes comme la chouette chevêche qui trouve refuge dans les vieux toncs des saules. Le symbole de la région demeure pourtant le Percheron qui a séduit par ses attraits le mon entier. Des éleveurs passionnés s'y sont intéressés et ont crée en 1883, la société hippique percheronne de France qui s'efforce encore aujourd'hui de parfaire sa race.

     

    Pour le plaisir des promeneurs, le parc est aménagé de longs chemins de randonnée ou d'itinéraires sous le nom « Des Routes tranquilles du Perche ». Promenades pédestres ou équestres, stages artisanaux, visites ludiques des châteaux, manoirs ou villages ruraux. Les activités autour du Parc offrent une escapade agréable et reposante. Parmi les villes médiévales à visiter ne manquez par Bellême et Mortagne-au-Perche.

  • Culture de Normandie: poème « Vision » de Joachim du Bellay

    Une Louve, je vis sous l'antre d'un rocher

    Allaitant deux bessons: je vis à sa mamelle

    Mignardement jouer cette couple jumelle

    Et d'un col allogné la louve les lécher.

     

    Je la vis hors de sa pâture chercher,

    Et courant par les champs, d'une fureur nouvelle

    Ensanglanter la dent et la patte cruelle

    Sur les menus troupeaux pour sa soif étancher.

     

    Je vis mille veneurs descendre des montagnes

    Qui bornent d'un côté les lombardes campagnes

    Et vis de cent épieux lui donner dans le flanc.

     

    Je la vis de son long sur la plaine étendue

    Poussant mille sanglots, se vautrer dans son sang.

    Et dessus un vieux tronc la dépouille pendue.

     

  • Poème « D'un vanneur de blé aux vents » de Joachim du Bellay

    A vous, troupe légère,

    Qui d'aile passagère

    Par le monde volez,

    Et d'un sifflant murmure

    L'ombrageuse verdure

    Doucement ébranlez,

     

    J'offre ces violettes

    Ces lis et ces fleurettes

    Et ses roses ici,

    Ces vermeillettes roses,

    Toutes fairement écloses,

    Et ces oeillets aussi.

     

    De votre douce haleine

    Eventez cette plaine,

    Eventez ce séjour,

     

    Cependant que j'ahanne

    A mon blé que je vanne

    A la chaleur du jour.

  • Ville de Normandie:Mortagne au Perche, capitale du Boudin

     

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    Si le sang cuit de porc est une spécialité très locale de Cherbourg, le boudin noir est très largement répandu en Normandie.

    La capitale incontestée de cette charcuterie au fumet délicieux est Mortagne au Perche. De couleur brun-rougeâtre, le boudin du cru est composé d'un tiers de sang, d'un tiers de gras et d'un tiers d'oignons hachés.

    Depuis 1963, Mortagne est dotée d'une Confrérie des Chevaliers du goûte-boudin qui organise chaque année au printemps sa foire au boudin. Le troisième dimanche de mars, cet événement accueille plusieurs milliers de visiteurs; trois à quatre tonnes de boudins noirs sont vendues à cette occasion.