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peintures de marine

  • Personnages de Normandie:Eugène Boudin

    Eugène Boudin né à Honfleur en 1824, peintre français, précurseur de l'impressionnisme, meurt à Deauville le 8 août 1898.


    Bien que fils de marin, on estime que le petit Eugène n'a point le pied marin et il est envoyé faire ses études au Havre, en pension, chez les Frères des écoles Chrétiennes. Les études ne lui conviennent guère et il accepte un emploi de vendeur dans une librairie-papeterie du Havre, puis s'installe à son propre compte.


    Remarquant que les peintres parisiens fréquentent de plus en plus les côtes normandes, il se fait encadreur et commence à peindre. Un de ses clients remarque son travail et lui donne quelques conseils. Ce n'est autre que le peintre Normand Millet qui l'incite à poursuivre. Alors Boudin vend tout et part pour Paris où il fréquente le Montmartre des peintre.


    Quand il rentre enfin chez lui à Honfleur, ce sédentaire tranquille se lie d'amitié avec un autre rêveur, le poète Charles Baudelaire. Ses oeuvres commencent à être connues et Le Havre lui alloue une bourse pour aller étudier à Paris. A son retour au Havre, en 1854, il sert de « nègre »à l'obscur Troyon.


    Corot l'aide alors à surmonter son découragement et en 1859 Boudin ose affronter le Salon. Son Paysage lui vaut les éloges de Baudelaire, qui ne cessera dès lors de le conseiller.


    Après la guerre de 1870, le peintre fréquente assidûment Monet et participe à la première exposition du groupe des impressionnistes. Les parisiens s'arrachent ses toiles, des marines aux couleurs insondables, des ciels bouchés, lavés de pluie.

    Plus à son aise financièrement, il abandonne ses ambiances normandes et voyage. Mais il revient bien vite quand deux toiles à l'Exposition Universelle de 1889 lui valent la médaille d'or.


    Que lui importe, puisque sa compagne, une Bretonne qu'il a tendrement chérie depuis tant d'années, meurt, l'abandonnant à une solitude et à une douleur qu'il ne pourra surmonter. Le 8 août 1898, dans cette villa des Ajoncs de Deauville qu'il ne voulait plus quitter, il cesse de vivre.