Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

paysan

  • Tradition de Normandie: La saignée du Cochon

     

     

    la saignée du cochon.jpg

    C'était surtout pendant les longs mois d'hiver, quand les travaux de la terre étaient au repos, qu'avait lieu la saignée du cochon.


    Le paysan Normand, si avare par nature, mettait un point d'honneur à se montrer prodigue lors du repas de la courée, qui célébrait la tuaison de l'animal. Parents, amis et voisins venaient autour du chef de famille manger l'âme du cochon qui était à l'honneur du début à la fin du repas.


    Le porc était pour la famille Normande une ressource indispensable et sa saignée représentait un événement capital de la vie domestique. Souvent acheté à l'état de cochon de lait, l'élève était engraissé et soigné avec amour. Nourri des chaudronnées des divers restes et des épluchures de la ferme, le goret prenait du poids et devenait gros et gras à souhait. Il était alors temps de le saigner.


    Lorsque le couteau du saigneur avait à coup sûr tranché la veine du cou de l'animal, une ménagère recueillait avec soin dans la poêle à bouillir le sang qui coulait à flots de l'entaille, tout en le remuant afin de l'empêcher de coaguler.

    Après la saignée, on passait à la toilette du cochon. On commençait par griller les soies de l'animal en passant sur son corps des torches de paille allumées. Une odeur de roussi envahissait alors la cour et les enfants, ravis et effrayés à la fois, riaient de plus belle.

    Puis on lavait à grande eau et grattait la peau du cochon pour la débarrasser des dernières impuretés.


    Suspendu la tête en bas, le cochon était ensuite fendu en deux, de la queue au groin. Le saigneur pouvait alors extirper fièrement de son ventre, toute chaude encore, la courée (poumons, coeur, foie et viscères). Il dépeçait ensuite méthodiquement la bête et, avec le paysan, en recouvrait les morceaux de gros sel gris avant de les tasser au saloir.

  • Culture de Normandie:Les Paysans par Paul-Napoléon Roinard

    Poème de Paul-Napoléon Roinard

    Heureux ces vaillants inconnus,

    Géants courbés, rustres superbes,

    La tête au vent et les bras nus,

    Qui Bottèlent gaiment leurs gerbes!

    Heureux ces filles, ces garçons,

    Qui sous le soleil, sains et calmes,

    Glanent l'épi d'or des moissons

    Sans jamais rêver d'autres palmes!

  • La Chanson du Paysan de Frédéric Mistral

     

    De Photos de Normandie
    sur l'air des "Vendanges Provençales"

    Pour les syndicats des Paysans de Provence


    Le paysan en tous pays -est le support de la

    nation; on aura beau chercher, beau inventer, -

    il faut que se remue la terre: et, tant que le monde

    n'aura pas pris fin, il faut qu'il y ait et

    du pain et du vin.


    Laissez-les courir vers la ville, - ceux dont les

    côtes sont en long: - à l'hospice, mon bon, tu

    verras qu'à la fin tout cela défile; mais dans

    les champs le paysan est roi et cent fois plus

    heureux qu'il ne le pense.


    Qui donc le passe plus joyeux, plus libre que

    le paysan? Quand le soleil brûle le sang, lui,

    les pieds nus, dans sur l'aire; et quand la neige,

    l'hiver, tombe à flocons, de paille souple il bourre

    ses sabots.


    Les travailleurs de la terre, lorsqu'ils sont làs,

    se couchent de bonne heure; de bon matin, le

    collier est aux bêtes, et si quelqu'une perd un

    fer, tout en passant devant le maréchal ils

    boivent la goutte et font ferrer tout chaud.


    Les paysans, il nous faut tout savoir:

    connaitre au temps et au travail, connaitre la nou-

    velle lune et quand le sol peut recevoir une

    culture qui soit bonne et propice pour les se-

    mailles et le beau blé de Dieu.


    Aussi bien les messieurs râpés et certains faiseurs

    d'embarras parfois nous ôtent le chapeau

    pour nous atteler à leur puits: mais ravisés

    contre leurs patenôtres, un jour nous saurons

    employer nos droits.


    Viens ce jour où sages tous et réunis en

    syndicats, nous serons tous d'accord pour

    maintenir notre Provence et ses usages,

    aux charlatans, aux flibustiers, nous conseillons

    de changer de métier.