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paysages normand

  • Paysages de Normandie: Le Vexin Normand

    Délimité par les vallées romantiques et tourmentes de la Seine, de l'Epte et de l'Andelle, le Vexin Normand est un secteur de plateaux ondulé et fertile. Pays de naissance de la Normandie, le Vexin est presque entièrement voué à l'agriculture, le limon particulièrement épais qui recouvre son plateau calcaire favorisant les grandes exploitations agricoles liées à la culture du blé et de la betterave.

     

    Le Vexin est le royaume de grandes propriétés qui n'ont rien à voir avec les clos masure du Pays de Bray. La maison du riche cultivateur se dresse au milieu d'une cour fermée par de hauts murs d'enceinte et nue la plupart du temps.

    Souvent, la maison d'habitation se prolonge par un jardin. L'architecture de pierre s'impose, principalement de pierre calcaire blanche ou grise. Certaines maisons mélangent bois et pierre, le colombage se retrouvant sur les pignons ou en bandeau sous la rive du toit.

     

    Quand elle existe, la maison à pans de bois est de type classiques avec, cependant, des colombages assez larges formant de grands panneaux et un soubassement particulièrement haut. Le décor est simplifié à l'extrême, à l'exception de quelques croix de Saint-André.

  • Paysages de Normandie:Le Pavillon Penthièvre à Vernon


    Le Pavillon Penthièvre

    Par Caroline


    Il est digne, élégant et racé, ce petit hôtel du XVIII ème siècle, il se dresse au bord du fleuve sur la terrasse du rempart, il a miraculeusement échappé aux bombardements de 1944, le tracé du boulevard Maréchal Leclerc l'a fort heureusement épargné, il est tout chargé d'histoire... Comme son nom l'indique, c'est le Duc de Bourbon-Penthièvre qui le fit édifier. Ainsi lorsqu'il résidait en son château de Bizy, pouvait-il venir passer quelques heures dans cette demeure des bords de seine et bon prince qu'il était, y recevoir ses administrés -car il était seigneur de la ville- et écouter leurs doléances à défaut de lire les cahiers du même nom qui viendront plus tard. Il y recevait ses administrés mais il y accueillait aussi ses amis. Alors quels sont donc les visiteurs célèbres qui franchirent le seuil de son beau pavillon? Mme la Princesse de Lamballe, sans doute, dont le nom est horriblement lié à l'histoire des massacres de septembre 1792. Cette unique belle-fille du bon Duc occupait à Versailles les fonctions de surintendante de la Maison de Marie-Antoinette. M. de Riquet, Comte de Camaran, fut également reçu au pavillon du seigneur de Vernon. Il s'était bravement battu à Fontenoy au côté de Penthièvre lui même, entre eux donc une grande amitié. Son fils François Joseph de Camaran, Prince de Chimay, devait épouser en 1805, la séduisante Thérésa Cabarrus, l'ex femme du conventionnel Tallien.


    Un autre visiteur célèbre? Amédée de Durfort, par exemple, Duc de Duras, un ancien aide de camp du Maréchal de Villars qui tenait à Versailles le poste de premier gentilhomme de la chambre du roi. Il est dit aussi que la Duchesse de Choiseul et le Duc vinrent visiter le pavillon lors de leur séjour à Bizy; le Duc de Choiseul -colonel du Royal Dragon- celui qui devait, un jour de 1791, se compromettre avec le Comte de Fersen et le Marquis de Bouillé, dans la malheureuse histoire de la fuite de la famille royale.


    Et puis, il y eut encore Florian, le fabuliste, pour arpenter les terrasses de l'hôtel Penthièvre, Jean-Baptiste Florian, page du Duc qui écrivait, un jour de 1789: « Vernon est une ville où l'on vivait à bon marché il y a dix ans... mais elle est devenue très chère. »