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pays de bray

  • Du Pays de Bray à la Forêt de Lyons

    parcours de 92 kilomètres.  

     

    Du rebord sud-ouest de la boutonnière du Pays de Bray, par la magnifique forêt de Lyons. Ce circuit mène, de village en village, à la découverte d'un îlot de verdure, encore bien protégé, à proximité du grand axe industriel et commercial de la basse vallée de la Seine. Dans ce vieux pays normand, tout de douceur et de calme, quelques églises, quelques châteaux, et surtout, de jolis sites, qui sont autant d'invites à la promenade.

     

    1. Gournay-en-Bray est un centre d'industrie laitière actif. L'ancienne collégiale dédiée à Saint Hildevert qui date du XII ème siècle a survécu aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. À l'intérieur, remarquer les chapiteaux qui sont ornés de figures animales et végétales. On peut aussi voir plusieurs statues en bois polychrome qui datent du XV ème siècle et un buffet d'orgue de style Renaissance.

    2. Saint-Germer-de-Fly, possède une vaste église qui date du XII ème et qui est un bel exemple d'architecture de style Gothique primitif. Derrière l'abside, la sainte Chapelle du XIII ème siècle a été construite sur le modèle de celle de Paris.

    3. Mainneville, dans l'église dédiée à Saint Pierre, on peut voir deux belles statues en pierre polychrome datant du début du XIV ème siècle représentant: une Vierge à l'enfant et Saint Louis.

    4. Abbaye de Mortemer: Cette ancienne abbaye de l'Ordre Cistercien vaut le déplacement à elle seule. Alentour, plusieurs promenades balisées existent. Une route remonte aux sources du Fouillebroc.

    5. Lyons-la-Forêt, au centre de la plus belle hêtraie de France (10610 ha), a conservé ses maisons à pans de bois et ses halles du XVIII ème siècle dont la charpente repose sur des piliers de Bois. L'église, qui date du XII ème siècle, abrite plusieurs statues en bois polychrome des XVI ème et XVII ème siècles. En forêt on peut voir: le Gros Chêne qui a plus de 300 ans et qui fait 4,80 de tour, le Chêne Saint Jean qui fait 5 mètres de tour et l'Hêtre à Dieu qui a plus de 300 ans et qui fait 4,50 de tour.

    6. Vascoeuil occupe un site tranquille aux abords du confluent du Crevon et de l'Andelle. Le château de la Forestière qui date des XIV ème et XVI ème siècle abrite les souvenirs de Michelet. Dans l'église du village on peut voir le tombeau de Hugues de Saint-Jovinien qui date du XI ème siècle.

    7. Ry. l'église est surtout de style Renaissance avec des parties subsistantes datant du XII ème siècle. On remarquera le porche en bois sculpté et le travail des charpentes décorés. Le Héron, au confluent du Héron et de l'Andelle est un site charment qu'agrémentent une église du XVII ème siècle et un château du XVIII ème siècle dressé au milieu d'un parc (on ne visite pas). C'est à Ry, que l'histoire littéraire situe Yonville-l'Abbaye, où résidaient les Bovary, héros de Gustave Flaubert.

    8. La route suit la vallée de l'Andelle, avant d'atteindre « La Feuillie », où l'on s'arrête pour voir son église du XVI ème siècle, de style Gothique Flamboyant, dominée par une flèche de 54 mètres et précédée d'un calvaire du XVI ème siècle.

    9. Beauvoir-en-Lyons. De l'abside de l'église, vue d'ensemble sur la Boutonnière que constitue le Pays de Bray: dans le plateau calcaire, la partie supérieure de l'anticlinal de faible courbure a été décapée par l'érosion. Celle-ci a provoqué la formation d'une dépression,bien évasée au centre et plus resserrée aux extrémités. Par beau temps, on aperçoit la Cathédrale de Beauvais en Picardie.

  • Des oratoires dans le Pays de Bray

    Quelques oratoires ponctuent la campagne du Pays de Bray. Dédiés à des saints particuliers, il leur a été attribué des vertus de guérison de différentes maladies ou affections, la prière étant accompagnée d'une offrande, de rubans de tissus ou même de vêtements, notamment d'enfant.  

     

    Coqueluche, fièvres, troubles de la vue, anémie, dérèglement menstruel, infécondité, coliques et autres tracas étaient censés se résorber par un rituel particulier à chaque oratoire.

     

    Sans doute pour mieux préserver, les oratoires sont le plus souvent discrets, entourés de buisson ou édifiés dans des chemins creux, à l'abri des regards indiscrets.

     

    Souvent des arbres ou des arbustes de type: aubépine, houx, frênes, hêtres et chênes accompagnent la construction.

     

    On vous conseille de voir celui de Mauquenchy et celui de la Rosière et celui de Nolléval.

  • Gastronomie Normande: Neufchâtel, un coeur gros comme ça!

    Probablement millénaire, le neufchâtel est considéré comme l'un des plus anciens fromages normands.  

     

    Il est cité nommément pour la première fois au milieu du XVI ème siècle dans les comptes de l'Abbaye de Saint-Amand à Rouen.

     

    Son succès ne fait que croître au fil des années pour arriver à son apogée au XIX ème siècle.

     

    En 1856, on évalue la consommation des parisiens à près de trois millions par an. À l'époque deux grands fabricants se disputent le marché: Gervais à Ferrières-en-Bray et Pommel à Gournay en Bray.

     

    Fabriqué, à partir de lait entier de vache, le neufchâtel présente une pâte lisse et onctueuse, au goût salé. Enveloppé d'une jolie croûte fleurie. Il adopte six forme différentes: bonde, double-bonde, carré, briquette, coeur et gros coeur.

     

    Depuis 1977, il bénéficie d'une AOC sur une aire de trente kilomètre autour de Neufchâtel-en-Bray. Sa production dépasse les milles tonnes par an.

  • Tradition de Normandie: jeu « la Boule Brayonne »

    C'est un jeu de quilles

    La boule brayonne est en bois de pommier et peut atteindre quarante-cinq centimètres de diamètres.  

     

    Chaque paroisse du Pays de Bray avait son bouloir qui se mettait à vivre chaque dimanche après-midi dès que les beaux jours paraissaient.

     

    Il y avait toujours un enjeu à la partie qu'on s'apprêtait à commencer. Quelques pots de cidre valaient bien les prouesses de la boule en bois de pommier.

     

    Le grand carré planté d'ormes ou de tilleul attirait la vigoureuse jeunesse. Les jours de foire, les jeunes gens de la paroisse affrontaient ceux des paroisses voisines. Les enjeux étaient plus sérieux. Les gagnants reçevaient souvent une épaule de mouton qu'ils grillaient et dégustaient sur place. Les moques de cidre circulaient à bonne allure!.

  • Tradition de Normandie: La liturgie du café arrosé

    Si l'on vous offre un café dans une ferme de Normandie, vous être pris dans un terrible dilemme: refuser et paraître « bien fier », ou accepter et entre dans une terrible aventure.

     

    Aussitôt bu, le café, qui a parfois reçu déjà une larme, un brin, une larmichette de calva (ne serait-ce que pour lui faire passer un goût redoutable de réchauffé), se voit remplacé dans la tasse encore chaude par une solide, rincette, propre à réveiller la conversation.

     

    Puis suis le gloria, car on ne s'en va pas sur une jambe.

     

    Si on n'a pas eu le courage de fuir, suivront le coup de pied au cul, la déchirante, et parfois celle de la patronne, sortie du fond de l'armoire, réputée meilleure, et qu'il serait particulièrement impoli de refuser.

     

    Si vous quittez la table en titubant, vous aurez fait plaisir à vos hôtes. Si au contraire, vous repartez d'un bon pied en laissant tomber quelques morts sur ce calva très goûtu mais peut-être un peu jeune ( il l'est toujours), vous aurez fait leur conquête.

     

  • Le Pays de Bray par A. de Lappparent

    En venant de Buchy vers Forges, on arrive à quelques pas d'une sorte de crête rectiligne qui ferme absolument l'horizon. Il semble naturel de penser que c'est là un simple plu de terrain, au-delà duquel le plateau va se reproduire avec ses caractères ordinaires et son aspect monotone.

     

    Mais à peine a-t-on franchi cette limite, qu'on se trouve inopinément au bord d'une sorte d'abîme et en présence d'un panorama d'autant plus saississant qu'il était moins attendu. Cette ligne culminante qui fermait l'horizon n'était autre chose que l'arête supérieure d'un talus escarpé se prolongeant, à droite et à gauche, aussi loin que la vue peut s'étendre.et formant une véritable falaise de plus de 60 mètres de hauteur, au pied de laquelle apparaît le pays le plus verdoyant qu'il soit possible d'imaginer. Sur le premier plan règne une sorte de terrase, où les villages se succèdent.

     

    Au-delà, après une zone boisée de peu d'étendue, se présente une succession de collines aux formes gracieuses, couvertes de la base au sommet, par des prairies où paissent des bêtes à cornes... Cet aspect se poursuit, en face de l'observateur, sur une étendue de plus de 10 kilomètres. Mais au moment où, en raison de la distance, les contours ondulés des collines commencent à se voiler d'une légère brume, on voit se dresser au-delà, comme fond de tableau, une sorte de muraille continue dont la crête horizontale forme la ligne d'horizon du paysage. Cette muraille est constitué par un talus gazonné, identique avec le premier... L'espace compris entre ces deux escarpements produit donc au premier abord, l'impression d'une large vallée, profondément encaissée entre deux lignes de talus abrupts.

     

    Cette vallée, c'est le Pays de Bray. Au sortir des plaines monotones des environs de Buchy, le regard se repose avec un rare plaisir sur cette riante et fraîche contrée, au relief si varié, où le ton dominant de la verdure est nuancé des teintes les plus harmonieusement fondues.

  • Idée de Lecture: Le Parler normand entre Caux, Bray et Vexin

     

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    Le Parler Normand entre Caux, Bray et Vexin - Francis Yard. Livre de 1998, édité par Association Le Pucheux, 435 pages. Le lecteur pourra soit retrouver, soit découvrir, ces mots familiers à nos aïeux et que nos contemporains sont loin d'avoir oubliés : Calbaude, ébreuiller, étibot, hauviau, nivelotter, penticô, pied cornier, pomerole, quiaule, rêquage, serpillon, ou varouilleux... la partir orientale de la Normandie ainsi couverte est une des régions normandes dont la richesse linguistique est la plus méconnue. Grâce à ce glossaire, c'est la variété et l'abondance de la langue traditionnelle de la Normandie orientale qui se trouve révélée.

  • Paul Nizan parlant du Pays de Bray

    source: La Conspiration de Paul Nizan 1938

     

    « Autour de Neufchâtel, le pays de Bray est un vaste pays triste et vert, balayé à la mi-saison par les vents salins de la Manche qui remontent les vallées ouvertes derrière Dieppe et Le Tréport. Les hautes falaises de craie qui dominent l'écheveau des champs et des haies vives, le tournoiement des ruisseaux à travers les vergers, les hameaux de bois et de brique blanche et rouge ont l'ampleur sollennelle et réveuse des falaises maritime et sur la route de Neufchâtel à la mer, on attend à chauqe tournant l'apparitin étincelante des vagues. Il se fait sur tout ce pays de grands édifices de nuages, au-dessus des forêts, des herbages où galopent des troupeaux à moitié sauvages de poulains, et de crêtes dénudées où une charrue, une semeuse abandonnées apparaissent parfois sur le ciel comme de grands insectes, des faucheux, des cigales de fer... »

  • Cuisine de Normandie: Les Farcis de Neufchâtel

    Faites cuire dans le four quelques grosses pommes de terre enveloppées dans du papier d'aluminium.

    Ecroûtez un bondon de Neufchâtel puis écrasez sa pâte dans un saladier avec de la crème fraîche et un oeuf entier. Découpez un chapeau dans le sens de la longueur des pommes de terre et retirez délicatement la pulpe avec une petite cuillère.

     

    Mélangez la chair des pommes de terre à la préparation crémière. Poivrez légèrement et parfumez d'un peu de ciboulette fraîchement ciselée.

     

    Farcissez les coques des pommes de terre de la préparation.

     

    Saupoudrez un peu de chapelure. Ajoutez quelques copeaux de beurre et faites gratiner à four chaud une dizaine de minutes.

    Cuisine de Normandie: Les Farcis de Neufchâtel

     

    Faites cuire dans le four quelques grosses pommes de terre enveloppées dans du papier d'aluminium.

     

    Ecroûtez un bondon de Neufchâtel puis écrasez sa pâte dans un saladier avec de la crème fraîche et un oeuf entier. Découpez un chapeau dans le sens de la longueur des pommes de terre et retirez délicatement la pulpe avec une petite cuillère.

     

    Mélangez la chair des pommes de terre à la préparation crémière. Poivrez légèrement et parfumez d'un peu de ciboulette fraîchement ciselée.

     

    Farcissez les coques des pommes de terre de la préparation.

     

    Saupoudrez un peu de chapelure. Ajoutez quelques copeaux de beurre et faites gratiner à four chaud une dizaine de minutes.

  • Culture de Normandie: Dictons normands

    Reflet d’une sagesse populaire, héritage d’une littérature orale, les dictons et proverbes de Normandie, formulés en langue normande ou en français, sont l’expression d’un mode de vie, d’un mode de pensée ; l’affirmation d’une identité normande ancrée au plus profond de son histoire et de ses traditions.

    DICTONS NORMANDS :

    Le normand, c’est le plus beau sourire de la nature tempérée.

    Bllaunche mé et neir Jérri, y a d’ l’iâo à pllens pannyis.
    Mer blanche, Jersey noire, pluie plein le panier.
    dicton de la région de Carteret, Pierreville et Surtainville 

    Breune dans la vallée, fais ta jouornée, breune sur les monts, reste à la maison.
    dicton entendu à Quettetot 

    Dimfront, ville d’mâlheu !
    Arrivé à médi, pindu à eune heu !
    S’ment pas l’timps d’dîneu !
    Dicton normand reprenant les dernières paroles prêtées à Jean Barbotte, ancien meunier à Lonlay , considéré comme renégat et condamné au gibet en 1574 qui, rattrapé dans sa fuite, sera pendu séance tenante sur l’actuel champ de foire de Domfront.

    Neige épaisse et longtemps, nourrit trèfle et fruits de l’an.
    Fieur de feuvrieu, n’va pas au pommieu.
    Neige à Sainte Isabelle fait fleurs belles.
    Gelée blanche au croissant :
    Beau temps ;
    Gelée blanche au décours :
    Pluie sous trois jours.

    Février trop doux, printemps en courroux.
    Si la Chandleu est claire, l’hiver est derrière.
    A la Saint Martine, l’hiver s’arreute ou se mutine.
    Quand il tonne en mars, la pomme vaut un hart.
    A Pâques, tout haut ou tout bas,Y’a des p’tits mêles dans les hâs.
    A la Saint-Georges,
    Sème ton orge ;
    A la Saint-Mar,
    Il est trop tard.

    Rougie du Sei
    Met la mare à sé ;
    Rougie du matin
    Met la mare au chemin.

    Qui vé une pomme à la Saint Jean en vé cent.
    Saint Jean les d’cend,
    Saint Pierre les r’monte.

    Arc en ciel du matin
    Meut l’iau en ch’min ;
    Arc en ciel du ser
    Euspoère.

    Juillet sans orage, famine au village.
    Le vent d’amont se couche avec les moutons.
    Notre-Dame de la mi-août arrange le temps ou défait tout.
    Gros vent, point d’abri ... Pauvre homme, point d’ami.
    A la Sainte-Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix.
    Décembre de froid trop chiche ne fait pas riche le paysan.
    Quand il tonne à Noué, l’hiver avorte à mitan.
    Autant d’heures de soleil à la Toussaint,
    Autant de semaines à souffler dans tes mains.

    A Noué,
    Les jours croissent du saut d’un bibet ;
    A la Saint Luce,
    Du saut d’une puce ;
    Aux Rois,
    Du saut d’une oie ;
    A la Saint Antoine,
    Du repos d’un moine ;
    A la Chandeleu,
    Du saut d’un boeu.

    Quand tu verras le blanc Moutier,
    Prends garde au rochier.
    dicton des matelots du Bessin évoquant l’église du Fresné-Saint-Côme et le Rocher du Calvados sur lequel, en 1588, se serait brisé un vaisseau espagnol dénommé Calvados (à moins que ce ne soit le Salvador).

    PROVERBES & EXPRESSIONS :

    De quelque côté que le vent vente,
    L’Abbaye de Fécamp a rente.
    Expression proverbiale du 13ème siècle mettant en avant l’importance de la pêche du Hareng à Fécamp ; proverbe en usage tant pour l’Abbaye de Fécamp que celles du Bec et de Savigny.

    En Normandie, il pleut deux fois par semaine :
    une fois trois jours et une fois ... quatre jours.

    En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

    Quand on voit les îles, c’est qu’il va pleuvoir.
    Quand on ne les voit plus, c’est qu’il pleut déjà.

    La Normandie fait le Normand.
    Grand diseu, p’ti faiseu.
    Un instant : baise ta mie.
    Une heure : dîne céans.
    Un jour : saôle-tei.
    Une semaine : marie-tei.
    Un mois : tue un cochon.
    Une année : trouve un trésor.
    Toute la vie : fais-tei cuai.

    Ce qui vient de flot s’en va de jusant.
    Quand il pleut sur le curé, ça dégoutte sur le vicaire.
    Mieux vaut belle panche que belle manche.
    C’est aussi vrai que Carême se trouve en mars.
    Faut pas mettre tout à corps et rien sur les manches.
    Qui ben gagne et ben despense n’est pas pus riche au but de l’an.
    Qui a bien soin de son corps se purge à la saint-Isidore.
    On ne fait pas de gros noeud avec de la petite ficelle.
    Y n’ia pas qu’ait l’air pus d’un honnête homme qu’un voleux.
    Changement d’herbage réjouit les petits veaux.
    Les grandes familles font les p’tits lots.
    Franc comme un âne qui recule.
    P’tit lundi, Grand’ semaine.