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patriotisme

  • La Patrie par le vicomte Walsh

    « Le sol de la patrie n'est pas tout, quoi qu'on dise. Il y a une patrie morale, une patrie qui n'est pas faite ni avec des champs, ni des hameaux, ni avec des villes, mais avec des opinions, des coutumes, des sentiments et des principes communes et dans cette grande harmonie sociale, politique et religieuse on peut vivre sans trop de désespoir. »

  • Chanson française- Fleur de Paris


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    Mon épicier l'avait gardée dans son comptoir
    Le percepteur la conservait dans un tiroir
    La fleur si belle
    De notre espoir
    Le pharmacien la dorlotait dans un bocal
    L'ex-caporal en parlait à l'ex-général
    Car c'était elle
    Notre idéal

    C'est une fleur de Paris
    Du vieux Paris qui sourit
    Car c'est la fleur du retour
    Du retour des beaux jours
    Pendant quatre ans dans nos cœurs
    Elle a gardé ses couleurs
    Bleu, blanc, rouge
    Avec l'espoir elle a fleuri
    Fleur de Paris

    Le paysan la voyait fleurir dans ses champs
    Le vieux curé l'adorait dans un ciel tout blanc
    Fleur d'espérance
    Fleur de bonheur
    Tous ceux qui se sont battus pour nos libertés
    Au petit jour, devant leurs yeux l'ont vu briller
    La fleur de France
    Aux trois couleurs

    C'est une fleur de chez nous
    Elle a fleuri de partout
    Car c'est la fleur du retour
    Du retour des beaux jours
    Pendant quatre ans dans nos cœurs
    Elle a gardé ses couleurs
    Bleu, blanc, rouge
    Elle était vraiment avant tout
    Fleur de chez nous !

  • Sambre et Meuse


    Tous ces fiers enfants de la Gaule
    Allaient sans trêve et sans repos
    Avec leurs fusils sur l'épaule,
    Courage au coeur et sac au dos !
    La gloire était leur nourriture,
    Ils étaient sans pain, sans souliers,
    La nuit ils couchaient à la dure
    Avec leurs sacs pour oreiller.

    Refrain

    Le régiment de Sambre et Meuse
    Marchait toujours au cris de Liberté
    Cherchant la route glorieuse
    Qui l'a conduit à l'immortalité.

    II

    Pour nous battre, ils étaient cent mille
    A leur tête, ils avaient des rois !
    Le général, vieillard débile
    Faiblit pour la première fois
    Voyant certains de la défaite
    Il réunit tous ces soldats
    Puis il fit battre la retraite
    Mais eux ne l'écoutèrent pas.

    III

    Le choc fut semblable à la foudre
    Ce fut un combat de géant
    Ivres de gloire, ivres de poudre
    Pour mourir, ils serraient les rangs !
    Le régiment par la mitraille
    Était assailli de partout,
    Pourtant, la vivante muraille
    Impassible, restait debout.

    IV

    Le nombre eut raison du courage
    Un soldat restait - le dernier !
    Il se défendit avec rage
    Mais bientôt fut fait prisonnier.
    En voyant ce héros farouche
    L'ennemi pleura sur son sort
    Le héros prit une cartouche
    Jura, puis se donna la mort !

    Dernier refrain

    Le régiment de Sambre et Meuse
    Reçut la mort au cri de liberté
    Mais son histoire glorieuse
    Lui donne le droit à l'immortalité !

  • Culture de Normandie:Un poème de François de Malherbe

    François de Malherbe poète Normand

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    Pour les pairs de France, assaillants au combat de barrière

    Et quoi donc ? la France féconde
    En incomparables guerriers,
    Aura jusqu'aux deux bouts du monde
    Planté des forêts de lauriers,
    Et fait gagner à ses armées
    Des batailles si renommées,
    Afin d'avoir cette douleur
    D'ouïr démentir ses victoires,
    Et nier ce que les histoires
    Ont publié de sa valeur ?

    Tant de fois le Rhin et la Meuse,
    Par nos redoutables efforts
    Auront vu leur onde écumeuse
    Regorger de sang et de morts ;
    Et tant de fois nos destinées
    Des Alpes et des Pyrénées
    Les sommets auront fait branler,
    Afin que je ne sais quels Scythes,
    Bas de fortune et de mérites,
    Présument de nous égaler ?

    Non, non, s'il est vrai que nous sommes
    Issus de ces nobles aïeux,
    Que la voix commune des hommes
    A fait asseoir entre les dieux ;
    Ces arrogants, à leur dommage,
    Apprendront un autre langage ;
    Et dans leur honte ensevelis
    Feront voir à toute la terre,
    Qu'on est brisé comme du verre
    Quand on choque les fleurs de lis.

    Henri, l'exemple des monarques,
    Les plus vaillants et les meilleurs,
    Plein de mérites et de marques,
    Qui jamais ne furent ailleurs ;
    Bel astre vraiment adorable,
    De qui l'ascendant favorable
    En tous lieux nous sert de rempart,
    Si vous aimez votre louange,
    Désirez-vous pas qu'on la venge
    D'une injure où vous avez part ?

    Ces arrogants, qui se défient
    De n'avoir pas de lustre assez,
    Impudemment se glorifient
    Aux fables des siècles passés ;
    Et d'une audace ridicule,
    Nous content qu'ils sont fils d'Hercule,
    Sans toutefois en faire foi ;
    Mais qu'importe-t-il qui puisse être
    Ni leur père ni leur ancêtre,
    Puisque vous êtes notre Roi ?

    Contre l'aventure funeste
    Que leur garde notre courroux,
    Si quelque espérance leur reste,
    C'est d'obtenir grâce de vous ;
    Et confesser que nos épées,
    Si fortes et si bien trempées
    Qu'il faut leur céder, ou mourir,
    Donneront à votre couronne
    Tout ce que le Ciel environne,
    Quand vous le voudrez acquérir.