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patrimoine

  • Les Journées du Patrimoine du Pays dans le département de l'Eure.

    Les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins ont lieu cette année les 16 et 17 juin. Cet évènement national invite à la découverte de notre patrimoine local et de nos savoir-faire traditionnels parmi 1 500 animations (gratuites, sauf exceptions) organisées partout en France à l’initiative d’associations principalement, mais aussi de collectivités, de professionnels du tourisme, d’artisans spécialisés ou encore de particuliers animés par l’amour du patrimoine.

     

    2012 0611 Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins liste eure.pdf 

  • Paysages de Normandie:La Pierre de Gargantua dans l'Orne

     

    gargantua.jpgAucune signalisation, aucun parking, des fils barbelés clôturent l'herbage où paissent quelques vaches normandes. Pourtant, ce mégalithe est classé aux monuments historiques depuis 1889. S'il se trouvait dans une autre région que la Normandie, nul doute que sa présence serait plus visible. Malheureusement, il n'est pas le seul dans ce cas !

  • Tradition de Normandie: Les Jacquemarts d'Auffay


    La légende rapporte que Paquet Sivière et Houzou Bénard, un dieppois et un altifagien, un jour de procession du Saint-sacrement auraient outragé la foi catholique.

    Ils auraient été condamnés à payer l'horloge de la collégiale et à sonner les heures et les offices. À leur mort, des automates les auraient remplacés, tapant sur une cloche tous les quarts d'heure en dodelinant de la tête.

     

    Ces automates détruits par un terrible incendie en 1867, ils renaissent de leurs cendres grâce à une souscription des habitants d'Auffay.

     

    A partir de 1998, les automates d'origine laisseront leur loge sur la façade de la collégiale à des copies.

     

    Les originaux sont exposés à l'intérieur de la collégiale afin de les protéger des attaques du temps

  • Histoire de la Normandie:le Pont de Vernon le 14 octobre 1870

    par Thibault

    Le 19 mai 1861, la petite ville de Vernon sur Seine est en fête: on inaugure le pont! Un pont, enfin, un vrai! C'en est bien fini de cette vieille passerelle branlante minée par les siècles, de ces arches de bois rongé que la moindre crue emportait! Un pont, un vrai pont de pierre (de Vernon, bien sur) et de brique! Si la pierre symbolique, la première avait été posée en août 1859 en présence du premier magistrat - le fils du Maréchal Suchet- l'entrepreneur, M. Garnuchot avait commencé les travaux dès les premiers mois de l'année et ils les avait rondement mens. La ville pouvait être fière de lui. On donnera d'ailleurs son nom à un quai de Seine.

    Bref, voici un ouvrage d'art qui est promis au plus bel avenir. Hélas non! Dix années se sont à peine écoulées que la municipalité apprend qu'il faut miner le chef d'œuvre pour pouvoir, éventuellement, le détruire. Un cas de force majeure: on est en 1870.

    Les prussiens de Bismarck ne sont pas loin. Mais c'est sans compter sur les Vernonnais! Ils ne sont pas d'accord et les voici bientôt qui se portent en foule sur le pont pour empêcher toute explosion. Quant au maire, M. Morin, il abonde dans le sens de ses administrés et proteste véhément.

    Comment, s'écrie t il? Un ouvrage qui nous a couté une fortune! Il est tout neuf, il nous est indispensable et on nous demande de le faire saute! Il n'en est pas question! Je m'en vais sur le champ écrire au ministre de la Guerre pour lui signifier notre refus!

    En retour, le courrier du ministère fut bien évasif: « Paris le 19 décembre 1870, 10h20 du matin. Le ministre de la Guerre au maire de Vernon: «  A l'égard de la destruction de votre pont, agissez suivant les circonstances et votre appréciation ou consultez le commandant militaire local.... »

    Une réponse peu satisfaisante. Aussi M. Morin questionna-t-il le général commandant la 2ème division militaire de Rouen.

    « Nous avons donné des ordres, répondit ce dernier, pour la destruction du pont de Vernon au capitaine Peltier mais c'est avec grand plaisir que nous recevrons la députation municipale chargée de présenter la protestation des habitants de la ville. » Naturellement une démarche sera faite, mais en vain.

    Et le capitaine Peltier ordonna le placement dans la première pile (côté Vernonnet) de quatre fourneaux de mines chargés de 300 kg de poudre!

    La journée du 14 octobre arriva et avec elle les prussiens qui se profilaient à l'horizon. A huit heures du soir Peltier mit le feu au poudres. Des fagots avaient été judicieusement disposer pour éviter, autant que possible la projection des matériaux. Feu! Les arches se détachent l'une après l'autre, les débris sombrent dans l'eau noire, les piliers vacillent légèrement mais reprennent bien vite leur assiette, ils sont sauvés, du travail de spécialistes.

    Au terme de l'occupation, le 24 avril 1871, le service des ponts et chaussés fit établir une passerelle provisoire, en charpente de bois, sur les piles restées valides et l'on attaqua rapidement la reconstruction. Pour l'accomplir on utilisa au maximum les matériaux engloutis lors de l'explosion de 70 après les avoir récupérés avec une puissante drague.

    Il faudra attendre la sinistre année 1940 pour assister à la nouvelle destruction.

  • La Normandie trait d'union entre art et patrimoine

  • Entretenir ou Restaurer un monument religieux.

    par Thibault et Caroline

    Comme le chantait Gilbert Bécaud sur des paroles de Louis Amade, les croix marquent notre vieux pays.

    Elles sont toujours présentes, même si la vitesse des voies rapides ne nous permets pas de les voir, rejetées plus loin sur le bas côté? Elles sont faites pour notre rythme de piétons qui avons le temps de nous arrêter pour y réciter une prière, jouir d'un peu de repos à l'ombre et parfois sur un banc de pierre, déchiffrer des inscriptions, reconnaître des symboles.

    Les croix de nos chemins sont généreuses et ont le coeur grand! Signes de reconnaissances des chrétiens, elles servent tous les hommes en leur offrants des repères: elles sont notées sur les cartes topographiques; les inscriptions gravées renseignent sur l'histoire locale. Et l'air de rien, beaucoup de gens y sont attachés.


    Entretenir ou restaurer une de ces croix et un beau service rendu aux générations futures.

    Voici quelques informations pour vous y aider:


    • Un monument religieux a toujours un propriétaire: très souvent la commune, mais aussi un particulier, voire une personne morale (bâtiments d'un couvent repris par une école ou une maison de retraite). La première chose à faire consiste à rechercher qui est le propriétaire et lui demander l'autorisation d'intervenir sur son bien.

    • Dans beaucoup d'endroits existe, une association locale de sauvegarde du patrimoine. Elle peut vous aider et réciproquement. Renseigner vous auprès de la commune.

    • Le recensement de ce patrimoine religieux est important. Collectez sur une fiche tous les renseignements que vous pourrez recueillir:

      • Type de monument: croix, calvaire, oratoire, statue

      • Localisation très exacte avec le nom de la commune et un extrait de la carte topo.

      • Nom du propriétaire et coordonnées

      • photos ou croquis

      • description de l'état actuel

      • éventuellement précisez ce qui devraient être fait

      • recherchez tous renseignements d'ordre historique, religieux légende, pèlerinage etc..

      • Datez la fiche sur laquelle on notera ultérieurement les interventions effectuées.

  • Eure: l'église Saint-Sauveur du Petit-Andely

    Saint-Sauveur d'Andely


    L'église du Petit-Andely est beaucoup plus remarquée des touristes à cause de son site et de la proximité de Château-Gaillard dont elle est presque contemporaine. Construite de 1220 à 1240 suivant un plan cruciforme elle a un choeur remarquable fermé d'un chevet à cinq pans et d'un déambulatoire. Au-dessus des chapiteaux, des figures sculptées avec finesse supportent les colonnettes de retombée des voûtes.


    L'orgue provient de l'abbaye du Trésor près d'Ecos. A remarquer, les autels latéraux et leurs retables et surtout le Christ bénissant de la fin du XIIIème siècle, au trumeau du portail.

  • Paysages de Normandie:Le Vexin Normand

    Par Thibault et Caroline


    Ancien Pays de France situé entre l'Oise et l'Andelle, le Vexin est divisé par l'Epte en deux entités propres: le Vexin Français dorénavant Parc Naturel Régional et le Vexin Normand. Cette division remonte au traité de Saint-Clair-sur-Epte de 911 qui vit Charles III le simple céder la Normandie à Rollon. Le Vexin Normand et sa capitale Gisors furent cédés aux Ducs de Normandie et n'intégrèrent le domaine royal qu'en 1204. Le Vexin Français fut pour sa part réuni à la couronne en 1080.

    Territoire de 1225 km² aux frontières tracées par la géographie, le Vexin Normand possède un patrimoine et une richesse naturelle de premier plan

    facilement accessibles et diversifiés. Vestiges de châteaux forts, abbayes et villages de charme s'y mêlent harmonieusement avec les remarquables bords de Seine, les vallées de l'Epte, de la Lévrière et de l'Andelle, la forêt de Lyons ou encore le plateau du Vexin. Des itinéraires tout en image avec des lieux à ne rater sous aucun prétexte comme Château-Gaillard, le Château de Gisors, les Abbayes de Fontaine-Guérard et de Mortemer, les châteaux de Vascoeuil et Fleury la Forêt, le village de Lyons la Forêt...

  • Ce qu'il faut voir à Vernon

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    La Collégiale Notre-Dame. - Elle remonte à l'époque romane, mais sa construction se poursuit pendant toute la période gothique pour se terminer au XVIème siècle. La très belles façade occidentale, en pierre de Vernon, est un des chef-d'oeuvre du XIVème siècle.

    Le mobilier est riche, quoique dépouillé, hélas! de ses six tapisseries flamandes. Citons le buffet d'orgues du temps d'Henri IV, le maitre-autel Louis XVI provenant de la Chartreuse de Gaillon, le Mausolée de Marie Maignart (morte en 1610), de très beaux ornements sacerdotaux d'époque Louis XIII conservés à la sacristie, une statue de Sainte-Anne du XVème siècle, une Vierge à l'enfant en bois du XIVème siècle dans la chapelle absidiale, un Saint-Roch etc...

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    Les maisons anciennes - Et d'abord la "Maison du Temps jadis", voisine de la Collégiale avec laquelle elle forme un ensemble très pittoresque. Elle date du XVème siècle et elle abrite l'Office du Tourisme. De nombreuses maisons anciennes à pan de bois se trouvent rue Carnot dont celle qui abrite le musée municipal de Vernon, rue Potard, rue Bourbon-Penthièvre et rue Sainte-Geneviève.

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    La Tour des Archives- L'ancien donjon sauvé d'une destruction prévue au XIXème siècle, est heureusement conservée et domine encore la ville. En différents endroits de la ville apparaissent encore des fragments de remparts curieusement évidés en ogives dans la face intérieure.