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pèlerinage

  • Tradition de Normandie: Avec les pèlerins d'Acquigny

     

     

    La coutume à laquelle se livraient les pèlerins d'Acquigny et d'Heudreville-sur-Eure à la Croix de Saint Mauxe et de Saint Vénérand (Fête de Saint Mauxe, le 25 mai) ne manquait pas de pittoresque: arrivés sur le lieu de leur pèlerinage, ils ramassaient un petit caillou plat et rouge comme il s'en trouve dans les alluvions de l'Eure et se le fixaient au front.

     

    Le caillou devait tenir tout seul sur le front du pèlerin pendant qu'il passait à genoux sous l'autel et faisait le tour de la croix. Si le caillou ne tombait pas, il avait toutes ses chances d'obtenir des deux saints les grâces qu'il avait implorées.

     

    Les marchands ambulants profitaient de ce pèlerinage pour vendre aux abords de la prairie des objets pieux et les fameuses Cernouettes qui sont des galettes locales.

  • Traditions de Normandie: Les Mariettes

    Au hasard des routes,chemins et sentiers du pays rural, le promeneur découvre de toutes petites chapelles, de minuscules oratoires, qu'on appelle ici des mariettes.

     

    Édifiées tantôt dans sur le domaine public, tantôt dans des propriétés privées, elles constituent le témoignage de la foi et de la gratitude des croyants venus solliciter la grâce des saints et très souvent de la Vierge, à laquelle, pour l'essentiel les statues qu'elles abritent sont consacrées.

     

    De là leur nom qui, appartenant en propre à notre Province, ne figure pas dans le dictionnaire.

     

    Longtemps ces mariettes ont été l'objet de pèlerinages individuels ou collectifs; les fidèles y venaient en procession, les jours de grandes fêtes, ou en famille, les jours de communion par exemple.

     

    Dans le Pays de Verneuil, on recense une bonne douzaine de ces mariettes, comportant une Pièta, à Courteilles par exemple; un crucifix comme à Chennebrun; une Vierge à Gournay-le-Guérin.

     

    Ainsi à Beauche est-ce Sainte Barbe qui protège de la foudre et du feu et est la sainte patronne des pompiers et des artilleurs.

     

    Ainsi à Armentières sur Avre est-ce Notre-Dame de la Délivrande à qui les femmes enceintes venaient demander un accouchement sans trop de douleurs.

     

    A Verneuil enfin, dans le quartier du Poëlay, une mariette protège Saint Job.

     

    Les plus anciens de ces petits oratoires remontent au XVIII ème siècle, leur majorité remontent au XIX ème siècle.

     

    Donner à ces chapelles le simple nom d'une petite fille, Mariette, c'était pour nos anciens villageois, bien signifier à quel point ils sentaient la Vierge Marie proche de leurs préoccupations quotidiennes, et peut-être même, essayer de l'intéresser à leurs soucis en l'intégrant dans leur communauté, comme une petite fille adoptée et aimée, résumant dans sa simplicité tous les saints du Paradis.

  • Tradition de Normandie: La Saint Blaise

    Les pèlerinages dédiés à Saint Blaise étaient fort nombreux en Normandie. On était encore en plein hiver et il fallait se protéger des maux de gorge.

     

    Saint Blaise avait la réputation de les guérir. De nos jours, il existe encore quelques pèlerins nostalgiques qui viennent demander la guérison de la coqueluche ou de divers maux de gorge pour leurs petits malades, comme au Bosc-Bordel (bordel voulant dire petite maison et bosc veut dire bois)

     

    Sur la route de Forges-les-Eaux, un oratoire constitué de deux grandes niches en pirre, la première abritant une statuette du saint et la seconde accueillant les cierhes allumés à son intention, les attend sous un buisson d'aubépine. Mais pour obtenir une vraie guérison, dit-on, il faut effectuer trois fois le tour du sanctuaire, puis déposer une bandelette de tissu prélevée sur le linge du malade ainsi qu'un cierge allumé. Mais cette dévotion est bien plus efficace si elle est pratiquée au petit matin et à jeun.

     

    Mais qui était Saint Blaise? Lorsqu'il fut élu évêque par les chrétiens de Sébaste (Arménie) à la fin du III ème siècle. Blaise exerçait la médecine. Pour échapper à la persécution, il se réfugia dans une caverne où il reçu bon nombre de chrétiens. Il sauva miraculeusement un jeune enfant d'une arête de posson coincée dans la gorge. Arrêté pour avoir refusé d'adorer les idoles, puis conduit près du gouverneur, il fut supplicié. On lui arracha la peau avec des râteaux de fer puis on lui coupa la tête en 316 après Jésus-Christ.