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ouvriers textiles

  • Histoire de Normandie: Emeute de la Harelle à Rouen

    Le 24 février 1382 et dans la nuit qui suit, sur fond de guerre de Cent Ans et de fiscalité très alourdie, plus de deux cents ouvriers du textile rouennais  se soulèvent, pillant les maisons des bourgeois, molestant les prêtres, les juifs et les prêteurs à gafes, ouvrant les portes des prisons.

     

    Le 25, les autorités municipales se ressaisisssent et arrêtent de nombreux insurgés mais en profitent pour exploiter l'émeute à leur profit en obligeant sous la menace le chapitre de Rouen à renoncer par écrit aux taxes perçues jusqu'alors sur les moulins et les halles de la Ville.

    De son côté, le peuple, qui avait élu un roi en la personne du drapier Jean le Gras continue à se soulever.

     

    L'émeute toutefois s'arrête soudain. Chacun prend peur craignant la répression royale.

     

    Le 17 mars, Charles VI se met en marche en direction de Rouen. On anticipe sur la colère royale, décapitant six prisonniers, portant solennellement au château les chaînes qui avaient barré les rues et descendant les cloches de la commune qui avaient appelé à la sédition.

     

    Le 29 mars, le roi entre dans Rouen et s'installe au château où l'attendent de nombreux présents de « joyeuse entrée ». Le souverain veut bien accorder son pardon mais auparavant il decide la supression de la commune et l'augmentation des impôts.

     

    Les taxes sont devenus si lourdes que le 1er août, le jour du marché lorsque les tables des agents comptables sont renversées. Cette fois l'émeute tourne court, les officiers du roi en profitent pour considérer que le pardon du roi ne tient plus et pour frapper Rouen d'une très lourde amende, après avoir arrêter de nombreux bourgeois.

    Beaucoup de ces derniers, pour ne pas payer cette amende, fuiront la ville et n'y reviendront jamais