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ouistreham

  • Paysages de Normandie: L'église de Ouistreham

    L'église est de style roman et date principalement du XII ème sauf le choeur qui date du XIII ème siècle.  

     

    La façade occidentale, encadrée de deux contreforts appuyés à des tourelles d'escalier rectangulaires, est élargie par les ailes des bas-côtés. Au-dessus du portail à quatre archivoltes en plein cintre, décorées de motifs géométriques, se déploient trois étages d'arcatures. Les arcs des deux premiers étages sont à bâtons brisés. Dans l'axe de la rangée médiane, s'ouvre une large fenêtre.

     

    La nef est remarquable par ses énormes piles à chapiteaux à godrons, alternativement rondes ou cantonnées de multiples colonnettes, qui soutiennent les grandes arcades et d'où partent les colonnes engagées qui montent jusqu'à la retombée des arcs de la voûte. Elle est remarquable également par la coursière normande prise dans l'épaisseur du mur et qui s'ouvre par de petites arcades flanquant les fenêtres hautes. Ces ouvertures ont été rétablies lors d'une restauration générale faite au XIX ème siècle.

    Les voûtes d'ogives sont sexparties et correspondent à l'alternance des piles. Il semble toutefois qu'elles aient été ajoutées peu après la construction et que l'on ait établi alors les arcs-boutants et les contreforts qui les contrebutent à l'extérieur. Il n'y a pas de transept.

     

    Sur l'avant-choeur s'élève une robuste tour carrée, ornée d'un étage de hautes arcades en tiers-point sans mouluration. Elle est du début du XIII ème siècle, ainsi que le choeur sans bas-côtés terminé par une abside dont le soubassement est décoré d'une arcature.

     

    Les analogies que l'on trouve en maints détails entre cette église et l'abbaye aux Dames de Caen tirent peut-être leur origine des rapports qui existaient au Moyen-Âge entre cette Abbaye et Ouistreham dont les dîmes revenaient aux religieuses en vertu d'une donation qui leur avait été faite par Guillaume II de Normandie, duc de Normandie et Roi d'Angleterre et par Mathilde de Flandres, reine d'Angleterre et Duchesse de Normandie.

  • Le musée du Mur de l'Atlantique à Ouistreham

     

    Lieu: avenue du 6 Juin

    Téléphone: 02-31-97-28-69

    Ouvert de 10h à 18h.Février, Mars, Octobre et mi-Novembre

    Ouvert de 9h à 19h d'avril à fin septembre.

     

    Sur cinq niveaux, dans une impressionnante tour-blockhaus ayant servi de poste de direction des batterie, puis l'infirmerie.

     

    Une salle est consacrée à l'expo sur le Mur de l'Atlantique. Après une visite d'inspection, le maréchal Rommel ordonna la mise en place de pièges parmi lesquels les hérissons tchèques, les dent de dinosaures, les asperges de Rommel, qui dissuadaient les planeurs de se poser sur les plages.

     

    Dans la salle radio, une expo sur l'assaut des alliés et la libération de Ouistreham.

     

    Au dernier étage, le poste d'observation avec son télémètre géant. On imagine un peu mieux, d'ici le choc qu'ont dû ressentir les soldats allemands en voyant foncer sur eux les milliers de navire alliés.

  • Histoire de la Normandie:Michel Cabieu, seul contre les Anglais

    1762... C'est alors la guerre de Sept Ans contre les anglais. L'Angleterre est maîtresse des mers et menace en permanence les côtes françaises. Il appartient aux gardes-côtes de scruter la mer, surtout la nuit.

     

    Dans la nuit du 12 au 13 juillet, un coup de main anglais est tenté sur la redoute Vauban de Colleville.

     

    L'Amiral britannique Rodney qui bloque Le Havre, veut s'emparer de l'estuaire de l'Orne. Déjà les redoutes de Ouistreham et de Sallenelles ont été prises.

     

    C'est compter sans Michel Cabieu, fils d'un maître d'école, né à Ouistreham en 1730, tailleur de pierre de son état mais sergent de gardes-côtes quand il faut servir le roi. Michel Cabieu aperçoit les chaloupes qui s'approchent. Il veut donner l'alerte, mais tout le monde s'est enfui, y comprit le tambour du village.

     

    Alors notre homme s'empare du tambour que le fuyard a abandonné et court d'un point à un autre de la grève en faisant grand tapage.

     

    Les marins britanniques, à cent lieues de se douter qu'ils n'ont affaire qu'à un seul homme croient qu''ils vont se heurter à forte partie et rebrousse chemin.

     

    Michel Cabieu attendra vainement la récompense méritée. Le vainqueur des Anglais vivra dans la misère jusqu'à sa mort en 1804.