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ordre du temple

  • La chapelle de Brettemare et l'église de Sacquenville

    La Chapelle de Brettemare 

     

    C'est non loin de Renneville, au sud-ouest de Sacquenville (eure), que se dressent les vestiges d'une ancienne chapelle de l'Ordre du Temple.

    Cette chapelle est un souvenir de la commanderie qui existait dès 1221. Cet établissement de l'Ordre du Temple avait été édifié près de l'ancienne voie romaine reliant Elbeuf à Evreux. L'Ordre du Temple devaient entretenir et protégé cette voie car elle était fréquentée par les pèlerins allant vers Saint Jacques de Compostelle

    La chapelle fut remaniée par l'Ordre de l'Hospital (Hospitaliers) après le XIV ème siècle. Donc on trouve dans cette chapelle des parties datant du XVI ème siècle. Le fronton est possède une belle fenêtre de style Gothique.

     

    La commanderie de Brettemare comprenait cent quarante six acre de terres, soit environ 76 hectares. Les moines logeaient dans une vaste ferme en pierre qui existe toujours.

     

     

    L'église Notre-Dame de Sacquenville

     

    Le commandeur de Renneville avait le patronage de l'église Notre-Dame de Sacquenville, dont il percevait la dîme.

    Fondée par l'Ordre du Temple, remaniée aux XVI ème et XVII ème siècle, cette église comporte une nef élégante en pierre de taille qui date du début du XVI ème siècle. Voûtée sur croisée d'ogives, elle est ornée de clefs de voûte armoriées. L'une des ces clefs porte le nom du maître-maçon qui fit reconstruire l'église pour le compte des Chevaliers de Malte: Courtoys.

    Le portail nord est finement décoré et surmonté d'une effigie de Saint-Martin. On peut voir à l'intérieur une jolie statue en pierre représentant une Vierge à l'Enfant datant du XIV ème siècle. Ce sanctuaire est flanqué d'une haute tour carrée qui fait exception parmi les modestes flèches d'ardoises que l'on voit sur d'autres églises du secteur.

     

  • Saint-Etienne de Renneville:une grange de l'Ordre du Temple

    C'est dans l'Eure, au bord de la route nationale 13, que se trouve, tout près d'Omonville, le village de Sainte-Colombe-la-Commanderie, qui s'appelait avant Saint-Colombe-la-Campagne.


    Située au centre d'une vaste plaine agricole, la commanderie de Renneville était au Moyen-Âge, l'une des maisons templières les plus prospères et les plus considérables de toute la Normandie.


    Peu éloigné du Neubourg, cet établissement avait été fondée près de l'ancienne voie romaine qui reliait Brionne à Louviers. En 1147, Richard, fils cadet de Robert, baron d'Harcourt, fit bâtir la chapelle Saint-Etienne-de-Reneville et la donna aux Templiers avec le fief qu'il tenait par héritage. A sa mort, il fut enseveli dans cette chapelle. Un gisant l'y représentait couché et revêtu de sa cotte de mailles, les yeux fermés, les mains jointes, portant son épée et son bouclier.

    Sur la pierre tombale était gravée cette inscription « Ci-git, frère Richard de Harcourt, chevalier del commandement de la chevalerie del temple, fondateur de la meson de Saint-Étienne»


    Après avoir été reçu chevalier dans l'Ordre du Temple, le seigneur de Renneville était en effet devenu, vers 1140, le premier commandeur de Saint-Étienne. La demeure familiale de ce chevalier, le château d'Harcourt, existe toujours sur la route du Neubourg.

    Aujourd'hui Renneville est devenu un simple hameau. Au sud la route d'Evreux à Lisieux traverse le village de «Sainte-Colombe-la-Commanderie » dont le nom seul rappelle les origines. Cette commanderie comprenait, une chapelle, un grand manoir fortifié flanqué de eux tours, un colombier et des dépendances.


    De tout ce vaste ensemble, il n'est presque rien resté. De la commanderie, il ne subsiste que la grange, édifiée au XIII ème siècle, et quelques bâtiments du XVIIème siècle édifié par l'Ordre de Hospitaliers. Cette grange immense a conservé tout son caractère médiéval. Longue de 37 mètres et large de 15, elle est divisée en trois nefs. On remarquera surtout sa charpente en forme de navire, chef d'œuvre des anciens compagnons charpentiers, pour qui le travail du bois n'avait plus aucun secret.

    Ce long bâtiment coiffé d'une vaste toiture, soutenu par des épais contreforts, a une porte en anse de panier, datant des Hospitaliers: le blason de Philippe de Mailly, dixième commandeur de Saint-Étienne est placé au-dessus de cette porte d'entrée.

    Cette grange servait à abriter les récoltes de la commanderie, si l'on en juge par les dimensions du bâtiment, celles-ci devaient être considérables.

    Le commandeur de Renneville possédait aussi une maison à Evreux et une autre au Neubourg.

  • Histoire de la Normandie:Rouen, capitale templière

    La plus importante maison du Temple, en Normandie, devait être celle de Rouen, la capitale du duché fut, jusqu'en 1173, le siège de la principale commanderie de l'Ordre; les chevaliers installèrent ensuite leur maison chêvetaine à Sainte-Vaubourg.

     

    A l'époque où les Templiers s'y installèrent, Rouen était déjà une cité considérable, qui comptait au XIIème siècle quelque dix milles habitants. C'était une ville qui s'agrandissait rapidement et, surtout, un port très actif. Les échanges entre la Normandie et l'Angleterre étaient très importants, et les marchants rouennais avaient même, à Londres, un entrepôt particulier.

     

    Les templiers de Rouen eurent, selon toute vraisemblance, des activités économiques et bancaires: la première maison des chevaliers était située au sud de la rue du Vieil-Pont, au bord même de la Seine, qui était alors une artère commerciale très fréquentée. Dès cette époque les artisans commençaient à s'installer à proximité des rivières.

     

    La métropole normande était aussi un point de passage important pour les pèlerins qui, suivant la route de Rouen à Chartres, se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

     

    Allemands et Anglais venus par la mer, débarqués à Fécamp ou à Dieppe, Flamands et Artésiens venus de Lille et de Saint-Omer. Du Nord venaient même des pèlerins de Bruges, capitale du comté de Flandres. Les chevaliers du Temple étaient les protecteurs et les instigateurs du pèlerinage à Compostelle. Ils étaient tenus d'assister tous ces pèlerins.

     

    A Caen, qui était aussi un point de passage important pour les « jacquaires » descendant vers Le Mans, les Templiers de Bretteville avaient possédé plusieurs maisons.

     

    Sans doute les Templiers de Rouen devaient-ils protéger les pèlerins de Saint-Jacques, mais les chevaliers étaient aussi les « banquiers » des pèlerins : ceux-ci déposaient entre leurs mains une somme d'argent qui, s'ils ne revenaient pas de Compostelle, serait remise plus tard à leurs héritiers. Les commanderies de Rouen et de Caen jouèrent certainement ce rôle de dépôt monétaire.

     

    Il n'est rien resté du Temple de Rouen, car les vieux quartiers de la capitale normande ont été malheureusement détruits par les bombardements et les incendies de la dernière guerre.

     

    Une quinzaine de biens et de demeures, aux environs de la cathédrale Notre-Dame, relevaient de l'Ordre du Temple; les chevaliers avaient aussi édifié des maisons et des chapelles rue des Cordeliers, rue Saint-Eloi et square Solférino.

     

    La rue des Cordeliers s'appelait autrefois la « rue du Temple »