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olivier basselin

  • Culture de Normandie: Poème de Jean Le Houx sur le mois de mai

    Jean Le Houx était avocat et éditait les Vau-de Vire d'Olivier Basselin vers 1576.  

     

    O gentil joly mois de may,

    Qui est le plus beau de l'année!

    Ta dix et neufviesme journée,

    Dy moy quand je la revoiray

    Celle qui est tant à mon gré?

     

    La feste qui fait oublier

    Les procez aux gens de pratique,

    Pour vuider un verre authentique,

    Nettoyant leur plaideur gosier

    Tout rauque à force de crier.

     

    Mieux vaut vuider et assaillir

    Un pot, qu'un procez difficile.

    Au moins, cela m'est plus utile,

    Car les procez me font vieillir:

    Le bon vin rajeunir.

     

  • Culture de Normandie: Les Vaudevires

    Chansons de circonstances, avec couplets, semées de trait de gaîté et de finesses, composées dans les Vaux-de-Vire

     

    Olivier Basselin était maître-foulon (fabricant de drap). Ami de la table et de la joie, il crée les premières chansons à boire connues, ou chansons bachiques avec refains:

     

    « Buvons fort

    Jusqu'au bord

    Buvons bien

     

    Nos voisines

    Nos Cousines

    Nos maris n'en sauront rien.»

     

    Résistant à l'occupation anglaise, pendant la Guerre de Cent Ans, Olivier Basselin dirigeait « Les Compagnons de Vau-de-Vire », il chante dans les auberges pour enflammer les populations bocaines.

     

    « Godons, panses à pois.

    Serez-vous donc toujours ici les maîtres?

    Armons nous!

     

    Entre nous, gens de village

    Qui aimez le roi françaisesPrenez chacun courage

    Pour combattre les Anglais. »

     

     

    Jean Le Houx, autre poète virois qui vécut pendant les guerres de religion.

     

    « Il vaut mieux cacher son nez dans un grand verre

    Il est mieux assuré qu'en un casque de guerre.

    Pour cornette ou guidon, suivre plutôt, on doir

    Les branches d'hère ou d'if qui montrent où l'on boit.

    Il vaut mieux, près du bon feu, boire la muscadelle

    Qu'aller sous un rempart faire la sentinelle.

    J'aime mieux n'être point en taverne en défaut

    Que suivre un capitaine, à sa brèche, à l'assaut. »

     

    Excommunié, il va à Rome chercher l'absolution. Après avoir chanté le vin et le pommé normand, il célèbre l'enfant Jésus dans « 32 Noëls»

     

    Chênedollé poète virois du XIX ème siècle et Longfellow poète américain ont célébré les Vaux-de-Vire.

  • Culture de Normandie:le Sildre de Normandie

    Le Sildre de Normandie

    (Vaudevire d'Olivier Basselin poète normand du XV ème siècle)


    De nous se rit le François:

    Mais vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sildre de Normandie

    Vault bien son vin quelquefois.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sildre beau!

    De te boive, me convie;

    Mais pour le moins, je te prie,

    Ne me trouble le cerveau.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.


    Je ne parts point la raizon

    Pourtant à force de boive

    Et ne vay point en Cholère

    Tempester à la mayson.

    Coulle à val, et loge, loge

    Il faict grant bien à la gorge.

     

  • Culture de Normandie:Complainte Normande

    Complainte Normande d'un auteur inconnu (après 1450)


    Hélas! Olivier Basselin,

    N'ouïrons-nous plus de vos nouvelles?

    Vous ont les anglais mené à votre fin!


    Vous souliez (aviez coutume) gaiement chanter

    Et mener joyeuse vie,

    Et les bons compagnons hanter

    Par le pays de Normandie.


    Jusqu'à Saint-Lô, en Cotentin,

    En une compagnie moult belle

    Oncques ne vit tel pèlerin.


    Les Anglais ont fait déraison

    Aux compagnons du Vau de Vire:

    Vous n'ouïrez plus dire chanson

    A ceux qui les soulaient bien dire.


    Nous prions Dieu de bon coeur fervent

    Et la douce Vierge Marie

    Qu'il donne aux Anglais mauvaise fin.

    Dieu le père ainsi les maudisse.

  • Culture de Normandie:Apologie du cidre par Olivier Basselin

    De nous se rit le François:

    Mais, vrayement, quoi qu'il en die,

    Le sidre de Normandie

    Vaut bien son vin quelquefois

    Coule à val, et loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Ta bonté, ô sidre beau!

    De te boire me convie:

    Mais, pour le moins je te pris,

    Ne me trouble le cerveau

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Je ne perds point la raison

    Pourtant, à force de boire,

    Et ne point en cholere

    Tempester à la maison

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    Voisin, ne songe en procez;

    Prends le bien qui se presente.

    Mais que l'homme se contente.

    Il en a toujours assez.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.


    N'est pas cestuy-là logé?

    En est-il demeuré goutte?

    De la soif, sans point doute,

    Je me suis très bien vengé.

    Coule à val, loge! loge!

    Il fait grand bien à la gorge.