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noël

  • Traditions de Normandie: Mangeailles et compagnie

    D'après un récit de 1846


    Le jour de l'Épiphanie, lorsqu'on s'apprête à manger le gâteau des Rois, un enfant se glisse sous la table. On lui crie alors phoebe Domine, pour qui la part ? Il répond d'abord : pour le bon Dieu, et ensuite pour tel ou tel. On donne la part de Dieu au premier pauvre qui se présente, et s'il y a un membre de la famille absent, on garde soigneusement sa part dans une armoire. S'il se porte bien, le gâteau demeure sain, et s'il meurt, il se gâte tout à fait. Celui qui a la fève est le roi de la fête. Aux Saturnales, les Romains tiraient aussi au sort, avec des fèves, pour se donner un roi dans la solennité du banquet.

    Un morceau de pain qui a été béni à chacune des trois fêtes de Noël préserve de l'orage et des chiens enragés ;

    Mais si l'on donne de ce pain à ceux qui ne le sont pas, ils le deviennent aussitôt. Le pain bénit de Pâques garantit des sorciers. Les sorciers sont très communs en Normandie, et l'on pense qu'ils se trouvent principalement parmi les bergers.
    Quoique le vendredi passe pour un jour funeste, il ne faut pas cependant mettre de l'eau dans le cidre un autre jour que celui-là ; car la liqueur deviendrait aigre.

    Lorsqu'on mange des harengs, on jette la laite au plancher : si elle s'y attache, c'est qu'on aura un habit neuf à Pâques ; dans le cas contraire on n'aura rien. C'est aussi un excellent moyen pour savoir si l'on réussira dans une affaire.


    Les laitières se servent d'un vase d'airain pour traire les vaches lorsqu'elles arrivent d'une foire. Ce métal les préserve des sortilèges, et a la propriété d'attirer une plus grande quantité de lait.

    Lorsqu'on doit porter le lait à la ville, ou bien lorsqu'on veut le donner à des voisins, on a soin de mettre dessus un peu de sel, pour détruire les sorts que l'on voudrait jeter sur les animaux qui l'ont fourni. Pour éviter ces sorts, on suspend aussi un petit sac rempli de sel à la corne de la vache ; et pour lever ceux qui ont été donnés, on mène la vache à une foire, ou bien on a recours à un sorcier.



    Couper la galette faite à la fouée empêche le pain de cuire ; il faut la rompre.

    Un homme damné mange après sa mort le suaire qui lui couvre le visage, et ce malheureux pousse dans la tombe des cris sourds et effrayants.

    On conserve les glanes de la moisson jusqu'à l'année suivante. On conserve également, pendant une année, les couronnes de la Saint-Jean et le morceau de gâteau des Rois.



    Dans les repas des gens de la campagne, lorsqu'il y a une oie, on lui coupe d'abord le croupion, et l'on fait à celui-ci trois pieds avec des petits morceaux de bois. Ensuite, on le bannit, c'est-à-dire que celui qui boit sans discontinuer le plus grand nombre de verres de cidre, l'obtient.



    Il est défendu de manger des oeufs le vendredi et le samedi de la semaine sainte, car presque toujours ils renferment des crapauds ces jours-là.


    Dans l'Orne, on nomme Trefouet la bûche de Noël, on répand dessus de l'eau bénite, elle doit durer les trois jours de la fête, et l'on conserve ce qui reste pour le mettre au feu lorsqu'il tonne. Ce tison préserve à la fois du tonnerre et des sorciers.

  • Culture de Normandie: Dicton sur les fêtes

    A Noué,
    Les jours croissent du saut d’un bibet ;
    A la Saint Luce,
    Du saut d’une puce ;
    Aux Rois,
    Du saut d’une oie ;
    A la Saint Antoine,
    Du repos d’un moine ;
    A la Chandeleu,
    Du saut d’un boeu.