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  • Personnage de Normandie: Augustin de Beaulieu

    Augustin de Beaulieu, né à Rouen en 1589 et mort à Toulon en 1637, est un navigateur et explorateur français. Il fait connaître très tôt sa vocation bien déterminée pour la marine vers laquelle il avait tourné toutes ses études. Dès l’âge de vingt-trois ans, il effectue avec le chevalier de Bricqueville, un gentilhomme normand, un premier voyage sur les côtes d’Afrique dans le dessein d’y établir une colonie française. S’étant attaché, en 1616, à une compagnie formée pour une exploitation commerciale dans les Indes, il obtient la conduite d’un navire sous les ordres du capitaine de Nets. Ils sont attaqués vigoureusement par les Hollandais qui réussissent à leur prendre le plus gros navire, commandé par le capitaine de Nets. Ayant échappé à la prise, la cargaison de celui que montait de Beaulieu est plus que suffisante pour couvrir les frais de l’entreprise. En 1619, il obtient le commandement d’une nouvelle expédition dans les Indes avec deux gros bâtiments et une patache. De nouveau attaqué par les Hollandais qui brûlent un de ses bâtiments alors qu’il revient avec sa cargaison, il réussit à leur échapper en sauvant entièrement l’autre. Appelé, quelques années plus tard, au service du roi, il est envoyé dans l’île de Ré, où les calvinistes venaient de faire une manifestation. Connaissant son mérite et appréciant sa bravoure, le cardinal de Richelieu lui fait donner le commandement d’un bâtiment de guerre pour aller, avec l’armée sous les ordres du comte d’Harcourt, mettre le siège devant les îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat. Après la prise de ces îles et, au retour d’une expédition de l’armée en Sardaigne, il tombe malade à Toulon où il meurt de la fièvre jaune.

  • Histoire de la Normandie: Les pilotes de Seine

    Les pilotes de Seine, appelés lamaneurs ou locman étaient commissionnés pour faire entrer ou sortir les bâtiments d'un port, les guider le long d'une côte ou dans les baies des rivières.

    Les pilotes de Quillebeuf prenaient les navires au Havre et les conduisaient jusqu'à Villequier ou La Milleraye. Là d'autres marins les prenaient en charge jusqu'à Rouen.

    Depuis la conquête romaine jusqu'au XIX ème siècle, la Seine était réputée dangereuse à cause de ses bancs de sable mouvants, ses courants violents, ses brumes et ses chenaux instables. La navigation y était plus risquée entre Le Havre et Rouen qu'en pleine mer (plus de cents navires périrent entre 1789 et 1842).

    En 1565 le vice-amiral de Mouy, gouverneur de Honfleur, régla que « tout bateau portant mât était tenu de prendre un pilote à Quillebeuf exception faite des simples chaloupes et des plates de Villerville. »

     

    Quillebeuf représentait une étape sécurisante, mais y parvenir, à l'époque de la voile où pourtant les bricks n'excédaient pas 30 m de long et 3 m de tirant d'eau, n'était pas sans périls. Ces bateaux devaient bénéficier des vents portants, d'une bonne visibilité et d'une marée compatible avec leur tirant d'eau pour franchir la passe de Quillebeuf. A la marée suivante ils franchissaient les seuils d'Aizier et de Villequier où ils attendaient la marée du lendemain pour parer les bancs durs de la chaussée des Caudebequais et des Meules.

     

    L'escale de La Milleraye marquait la fin des grands périls. De là et jusqu'à Rouen, la remontée s'effectuait par des chevaux de halage.

     

    En 1596, en récompense d'avoir bravement résisté aux assauts du catholique Mayenne, Henri IV donna à Quillebeuf, le privilège exclusif du pilotage en Seine et porta leur nombre à cent. Ceci eut pour effet d'augmenter sensiblement la population locale. En effet, nombre de mères de famille vinrent y mettre au monde leur enfant, espérant secrètement que si c'était un fils, qu'il soit un jour pilote.

     

    Groupés en corporations, les pilotes désignaient un jury de treize pilotes chargés de surveiller leurs confrères. Une ordonnance de 1681 stipulait que « le pilote ayant par ignorance fait échouer un bâtiment serait condamner au fouet et privé de pilotage à vie. » et « que celui qui aurait malicieusement jeté un navire sur un écueil serait puni du dernier supplice et son corps attaché à un mât planté près du lieu du naufrage. »

     

    Aux XIX ème siècle, l'apparition des vapeurs à fonds plats facilite la navigation, sans toutefois supprimer les risque d'ensablement, ni ceux liés au phénomène du mascaret.

    Par ailleurs, la construction en 1843, de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen faillit porter un coup fatal au trafic fluvial.

     

    En 1846, grâce à l'intervention de Victor Hugo et de Lamartine, le gouverneur débloqua des crédits pour endiguer la Seine, faisant passer les tirants d'eau à 5 m50 puis à plus de 7 mètre. Il faudra attendre l'après guerre et la modernisation du système de sondage pour permettre la navigation de nuit.

  • Les statues des Dieppois célèbres

    par Philippe

    De chaque côté de la porte de la Chambre de Commerce - angle du quai Duquesne et du boulevard Général de Gaulle-

    statue de Pierre Descelliers par E. Dubois ( le premier hydrographe français, il dessina les premiers planisphères de 1542 à 1599 sur les rapports de mer des marins de Jean Ango.

    m071203_0002683_p.jpgstatue de Jean Ango par E. Benet, l'un des plus célèbres armateurs normands. Ses navires sillonnèrent l'Atlantique, l'océan Indien. Dieppe lui doit en grande partie son renom et sa fortune.

    Parc Jean Ango: monument élevé à la mémoire du navigateur florentin Giovanni Verrazano qui sur un bateau de Jean Ango débarqua en 1524 au retour d'une expédition en Amérique du Nord, où il découvrit le site de New York.

     

     

     

     

     

    duquesne_statue2.jpgPlace Nationale: statue d'Abraham Duquesne; à Dieppe en 1610, il s'illustre dès l'âge de 17 ans dans des combats navals et cela jusqu'à l'âge de 74 ans, âge auquel il commandait le siège de Gênes.