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mortain

  • Chanson normande : Le curé de d'cheux nous est un gaillard curé.

     

    podcast

    Le curé de d'cheux nous

    est un gaillard curé

    Le curé de d'cheux nous

    est un gaillard.

    Pirouette

    est un gaillard

    Pirouette

    est un gaillard curé.

     

    Il s'en va voir les filles

    les filles après l'souper.

     

    Rencontre une demoiselle

    Qui allait traire ses vaches.

     

    Bonjour ma demoiselle

    Que me donneriez-vous

    Si j'allais traire vos vaches.

     

    Un baiser sur la joue

    Et une bague au doigt.

     

    Le curé prit les siaux

    Et s'en fut traire les vaches.

     

    La vache était jinguette

    Et o' tapa dans l'siau.

     

    Le lait fut renversé

    Et l'curé culbuté.

     

    Voilà la triste histoire

    d'un p'tit curé d'canton

    Qui allait voir les filles

    Les filles après l'souper.  

  • Cuisine de Normandie: La barre amendée de Mortain

    Spécialité du Mortanais dans le Cotentin, la barre amendée est faite de farine, levure, sucre et beurre.  

     

    La pâte une fois préparée est mise à cuire dans l'eau bouillante pui refroidie ensuite à l'eau froide. On la partage en morceaux pour en faire des petits pains que l'on passe enfin au four.

     

    La barre amendée est considérée comme une véritable friandise.

  • Ville de Normandie: Mortain

    Mortain, c'est une Normandie de rochers et de cascades, de crêtes et de chemins creux, de landes qui ne sont pas encore forêts, de bocage qui échappe à la géométrie des parcelles.

     

    Pays de transition entre les plaines aux gras herbages et les hauteurs forestières, le Mortainais fut, aux marches de la Bretagne et du Maine, une forteresse normande si importante que son comté fut dévolut au propre frère du duc Guillaume II de Normandie, roi d'Angleterre.

     

    Le dernier assaut que la ville connu ne fut pas le moins meurtrier: on sait que c'est depuis la ligne Vire-Sourdeval-Mortain, que dans la nuit du 6 au 7 août 1944, le général von Kluge lança ce qui lui restait de chars en direction d'Avranches dans le vain espoir de couper le flot déferlant de la III ème armée américaine. L'avant-garde allemande arriva jusqu'à 11 kilomètres d'Avranche, mais dès l'aube toute la contrée était écrasée sous un déluge de bombes et d'artillerie.

     

     

    Folles cascades et rigueur cistercienne.

     

    Mortain est bâtie au flanc d'une colline au pied de laquelle La Cance chante à travers les rochers>. Un peu en amont, la rivière coulant dans une faille se précipite d'une hauteur de 20 mètres: c'est le site pittoresque de la Grande Cascade, opposée à une Petite Cascade un peu en aval. Une suite de charmants sentiers permet de découvrir les caprices du ruisseau. Le site inspira Courbet et Corot.

     

    En ville, l'église Saint-Evroult, construite en granit rougeâtre, a de la carrure. C'est un édifice du XIII ème siècle, très sobre, pour ne pas dire austère.

     

    Au plus haut du bourg, la Petite Chapelle occupe un belvédère d'où la vue par temps clair porte jusqu'à la Baie du Mont-Saint-Michel et embrasse une immense étendue du bocage.

     

    Les excursions autour de Mortain révèlent de jolis coins de nature:

     

    Vers Domfront: les falaises de la Fosses Arthour, propices à l'escalade et les ruines de l'abbaye de Lonlay; Ger, ancien village de potiers est inclus dans le PNR Normandie-Maine.

     

    Vers le Mont par la vallée de la Sélune: Saint-Hilaire du Harcouët. En aval de Saint-Hilaire la Sélune retenue par une suite de barrages se prête à tous les sports nautiques: la retenue de Vézins forme un lac de 14 kilomètres.

     

    Vers Avranches par Sourdeval et la vallée de la Sée: jolies routes D 911 ou D 55 dominant les gorges de la Sée; Saint-Michel-de-Montjoie.

  • Paysages de Normandie:Le Domfrontais ou Le Passais

    Pendant longtemps, le secteur de Domfront s'appela le Pays de Passais. Avec ses haies, ses fossés plantés de fruitiers, ses petites fermes sous les vergers, ses nombreux manoirs, ses vallons pleins de verdure où coulent la Varenne et l'Egrenne, le Domfrontais prolonge naturellement les bocages virois et mortainais.

     

    Ce pays recouvert de forêts, a inspiré nombre de récits de la Table Ronde, et notamment ceux de Chrétien de Troys.

     

    Mais la terre est pauvre, les schistes et granits sont assez médiocre pour construire.

     

    Les forêts locales permettent d'employer massivement le bois.

     

    Les fermes de petite et moyenne importance sont de type « bloc à terre ». construites simplement avec ou sans étage, elles comportent dans leur prolongement immédiat la grange et l'étable.

     

    Au nord, la maison, belle bâtisse rectangulaire est en granit, marié à de petits moellons de schiste brun ou roux et associé à la brique qui encadre les ouvertures.

     

    Au sud les maisons à colombages sont très fréquentes, avec un dessin sobre à base de longues colombes verticales et serrées, coupées à l'horizontale de sablières intermédiaires. Le hourdis est le plus souvent en torchis et plus rarement en brique.

     

    La tuile plate domine sur les toitures. A partir du XIX ème siècle, l'ardoise sera utilisée.

  • Villes de Normandie: Mortain

    Il est des lieux dont la position géographique conditionne l'Histoire. Situé à la pointe sud-ouest du Bocage sur un éperon rocheux, comme Domfront, Mortain fut aux marches de la Bretagne et du Maine, une forteresse Normande si importante que son comté fut dévolu au propre frère du Duc de Normandie. La ville et son château, dont il ne reste plus rien, ont eu à subir au cours des siècles, de nombreux assauts dont le dernier pendant la Bataille de Normandie en 1944. Mortain une fois de plus, fut en partie ruiné.

     

    Aux portes de la ville, le paysage rappelle qu'on se trouve aux confins de la Suisse Normande. Il en a l'aspect sauvage. Et les célèbres cascades où la Cance coulant dans une faille se précipite d'une hauteur de 20 mètres sont très pittoresques. La Chapelle de l'Ermitage située non loin de là sur un roc, domine d'une part l'agglomération, de l'autre un immense paysage jusqu'à la Baie du Mont Saint-Michel.

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  • Histoire de la Normandie:Leclerc et la 2ème DB dans la bataille

    Rattachée à la 3ème armée américaine du Général Patton, la 2ème DB du Général Philippe Leclerc de Hautecloque a débarqué à Utah Beach, le 1er août 1944. Une semaine plus tard, les hommes de Leclerc connaissent leur premier accrochage avec l'ennemi aux abords de Mortain.


    Le 8 août au soir, la formation reçoit l'ordre de se diriger vers Alençon pour faire la jonction avec les forces britanniques et envelopper les restes de la 7 ème armée allemande. La 2ème DB avance d'est en ouest sur 4 colonnes:

    • les deux premières commandées par les officiers Noiret et Rouvillois étant placés sous l'autorité du Colonel Dio.

    • Les deux autres commandées par Minjonnet et le commandant Massu placés sous les ordres du Colonel de Langlade.

    L'avance est lente et donne lieu, à maintes reprises, à de violentes échauffourées avec un ennemi déterminé.


    Le 12 août au matin, le Général Leclerc et ses hommes prennent Alençon qui sera la première ville française de métropole libérée par des troupes françaises.


    Les allemands occupant la forêt d'Ecouves, la 2ème DB poursuit la marche vers l'est et le nord en passant par Carrouges et Sées. Le 13 août, elle libère Ecouché. Le lendemain, les chars français entrent dans Argentan dévastée. Les troupes placées sous le commandement du Colonel de Langlade participent aux combats décisifs qui se déroulent autour de Chambois.


    Le 19 août, Leclerc se dit prêt à foncer sur Paris. Le Général déploie tous ses efforts pour convaincre les Américains de lui confier cette mission. Après de multiples interventions auprès des Généraux Gerow, Bradley, et de Gaulle, qui interviendra en personne auprès d'Eisenhower, Leclerc reçoit l'ordre de marcher sur Paris...

  • Histoire de la Normandie:L'Opération Luttïch

    A Mortain se déroula une offensive allemande décisive qui aurait pu retarder considérablement la victoire. Hitler donna l'ordre au maréchal von Kluge d'attaquer vers l'ouest pour couper l'armée américaine en deux dans le goulot d'Avranches.


    Par chance, le 2 août 1944, son message fut intercepté par hasard et décodé par un simple radio de l'armée américaine. L'offensive allemande était fixée au 6 août. L'info parut suffisamment importante pour être transmise à Churchill et au QG d'Eisenhower.


    Et c'est là que se situe un gag incroyable: les doutes sur l'efficacité de l'offensive émis par von Kluge et les réponses cinglantes de Hitler furent toutes interceptées opar les alliés. Ils purent suivre en direct les contradictions de l'état-major ennemi.

     

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